jeudi 28 mai 2009

Chantons, le plus souvent possible !

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.

Avec cet article, nous concluons notre présentation de la leçon “Azamra” du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman.

Chercher – et trouver – en soi des bons aspects doit être une obligation pour chacun d'entre nous. Dans tous les cas et dans toutes les situations, dès l'instant où nous sentons notre moral faiblir et des mauvaises pensées nous attaquer, il nous faut immédiatement penser à ces néqoudoth tovoth (ces bons aspects) qui se trouvent en nous. Ce sont elles qui nous sauveront d'une situation où notre vie est en danger.

Je suis triste, et alors ?

La tristesse, l'inquiétude, le stress… tous ces sentiments ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Bien souvent, nous pensons qu'il faut les éviter… sans plus. Pourtant, si nous réfléchissions réellement à leur véritable nature – et à leurs origines – il serait plus facile de comprendre pourquoi nous devons les éviter comme la peste.

Une personne atteinte au moral est une personne grandement malade et en danger de mort. Qu'on y pense : a-t-on déjà entendu parler d'une personne qui s'est ôté la vie – que D-ieu nous préserve – et qui était joyeuse ? Partant, il est facile de comprendre les raisons sous-jacentes à la volonté des forces du mal à nous faire sentir mal.

Car il s'agit bien de cela : une personne qui est triste est tombée entre les bras des forces de la mort. Le seul objectif de ces forces est de nous éloigner – pour un certain temps ou pour toujours – de D-ieu et de Son service. Ces forces savent très bien qu'une personne triste en est une qui n'a pas d'énergie pour servir son Créateur.

Il est également important de savoir que ces forces du mal sont très intelligentes. Ainsi, elles se servent de prétextes – qui possèdent tous les aspects de la logique – pour nous atteindre. Ne vous attendez pas à ce qu'elles essaient à vous rendre triste avec les milliers de morts d'un tremblement de terre à l'autre bout de la planète. Elles savent que nous sommes égoïstes et que cela ne nous atteint pas vraiment.

Plutôt, ces forces nous mettent face à des faits qui touchent de près notre cœur : “Te rends-tu compte du mal que tu fais à ta femme ?” ; “N'es-tu donc pas capable de nourrir d'une façon décente ta famille ?” ; “Crois-tu que D-ieu soit satisfait de ta façon de prier ?” Etc.

Faisons nos propres mélodies !

Lorsque nous parvenons à apercevoir le bon parmi le mauvais, nous attirons sur nous un air de vie, l'air de la joie et du bonheur. C'est avec cette inspiration nouvelle que nous pouvons composer les plus belles chansons du monde, celles qui ne gagneront jamais le concours de l'Eurovision !

“Maître du monde ! Merci de m'avoir fait juif. Te remercierai-je un jour assez de T'offrir à mes services pour venir à mon aide ? Moi qui suis tellement éloigné de Toi et si égoïste ! Quel bonheur de savoir que Tu m'aimes, malgré tout ! Etc.” Ces prières sont les nôtres et leur beauté dépasse celles qui sont écrites dans les livres des prières. Même s'il n'est pas question qu'elles les remplacent, pour quelle raison ne les ferions-nous pas entendre au Ciel à chaque opportunité ?

Ces chansons nous permettent de remporter le premier prix de tous les concours mondiaux. Ne nous en privons pas ! Chantons, chantez à tue-tête et aussi souvent que nous vous le pouvez. Remercions et louons Hachem pour nous aimer de la sorte. Quel ne serait pas notre malheur d'être réellement seuls et abandonnés par Lui !

Cet enseignement de Rabbi Na'hman est un fondement de la pensée breslev. Il devrait devenir un aspect intégral de notre vie quotidienne. À chaque montée de stress, souvenons-nous du message de fraîcheur qui vient d'Ukraine : “Chantez ! Soyez heureux ! C'est ainsi que vous désire le Maître du monde ! Pouvons-nous Lui refuser encore longtemps cette preuve d'amour ?”


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mercredi 27 mai 2009

Azamra - Je chanterai (3)

Azamra - Je chanterai (3)

Leçon 282 du Liqouté Moharan

3ième partie

Pour lire la 2ième partie, cliquez ici.

“Nous devons ainsi continuer à chercher jusqu'au moment où nous trouvons en nous-mêmes la plus petite chose bonne. De plus, même si dans cette chose bonne se trouvent des déchets, nous devons néanmoins en dégager la moindre néqouda tova (bon aspect) que nous pouvons y trouver. Ensuite, notre tâche consiste à chercher et à rassembler une seconde néqouda tova…”

“Grâce à cela, il est possible de faire des mélodies, comme cela a été expliqué ailleurs (Liqouté Moharan I 54). Ce concept correspond à celui de jouer des instruments de musique, c'est-à-dire à rassembler le bon esprit, de l'esprit triste et déprimé.”

{Rabbi Nathan de Breslev a ajouté ce qui suit : “Le principe est le suivant : la musique de sainteté est un concept extrêmement élevé, comme nous le savons. Le plus important est de savoir que la musique est produite en sélectionnant le bon du mauvais. Grâce au fait que les néqoudoth tovoth (les bons aspects) sont sélectionnées du mauvais et rassemblées, les mélodies et les chansons sont produites. Il faut bien étudier cela dans la leçon indiquée ci-dessus.”}

Encore un peu d'effort…

“Par conséquent, parce que nous ne nous laissons pas tomber – et que nous nous revitalisons en cherchant et en trouvant en nous-mêmes les plus petites neqoudoth tovoth que nous pouvons, et que nous les rassemblons, que nous les sélectionnons du mauvais et des déchets que nous y trouvons – des mélodies sont produites. Par la suite, nous pouvons prier, chanter et remercier D-ieu.”

“Nous savons qu'une personne peut tomber et se sentir abattue à cause de son matérialisme et de ses mauvaises actions. Cette personne peut également constater la grande distance qui la sépare de la véritable sainteté. Dans ce cas, il arrive le plus souvent qu'elle ne puisse absolument pas prier à cause de tout cela. De fait, ouvrir simplement la bouche lui est impossible à cause de son sentiment de tristesse, d'apathie et de lourdeur qui l'a envahi. Tout cela s'explique parce que la personne s'aperçoit à quel point elle est éloignée d'Hachem.”

“Cependant, cette personne peut se reprendre grâce au conseil que nous avons donné. C'est-à-dire que d'un côté, elle sait au fond d'elle-même qu'elle a fait des mauvaises actions et de nombreux péchés et qu'elle est extrêmement éloignée de D-ieu. Cependant, d'un autre côté, elle cherche à trouver en elle toutes les néqoudoth tovoth qu'elle peut. Ces dernières lui permettent de se rependre et de lui faire recouvrer la joie.”

“Il est évident qu'il est approprié pour une personne d'augmenter de façon significative sa joie en se servant de chaque néqouda tova qui provient de la sainteté du peuple d'Israël et qu'elle trouve pourtant en elle-même.”

“Dans ce cas, nous nous reprenons et nous ressentons la joie en nous. C'est ce sentiment qui nous permet de prier et de chanter nos remerciements à D-ieu.”

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mardi 26 mai 2009

Vivre dans la naïveté

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.


Après avoir expliqué l'importance de juger notre entourage d'une façon positive, Rabbi Na'hman de Breslev nous apprend que cette attitude doit également s'appliquer à nous. L'objectif est clair : vivre dans la joie et nous tenir éloignés de la tristesse.

Cette volonté d'être joyeux ne correspond pas à un sentiment de besoin de notre part. Le plus souvent, les personnes sont joyeuses… si elles le désirent. Selon Rabbi Na'hman, c'est tous les jours qu'il faut l'être ! Même lorsque nous avons toutes les bonnes raisons du monde de nous sentir abattus ou accablés, il faut être joyeux.

Nous devons savoir que notre ennemi principal est la tristesse, qui nous ôte notre force et notre envie de nous rapprocher du Divin. C'est pour cela qu'être joyeux ne doit pas être un état qui dépend de ce que nous vivons ; plutôt, il doit s'agir d'une philosophie de vie : peu importe ce qui nous arrive, nous désirons vivre joyeux. Lorsque cela est facile, nous n'aurons pas beaucoup d'efforts à faire.

Cependant, dans les situations délicates, notre résolution à garder le moral et à vivre dans la joie ne doit pas nous quitter. Cela est possible si nous cherchons les aspects positifs en nous-mêmes. Ce sont eux qui nous permettent de nous éloigne d'une façon dangereuse de penser : “Je ne fais rien de bien de ma vie !” ; “Je ne fais que des erreurs !” ; “Je suis un père (ou une mère) abominable !” ; “Je détruis mes enfants !” Etc.

Peu importe ce que nous avons fait, nous devons nous sentir obligés de chercher la moindre parcelle de bien que nous avons réalisée dans notre vie. Au-delà des erreurs que nous avons faites, ce sont ces étincelles de bien qui nous permettent d'afficher le sourire et de penser : “Après tout, je ne suis pas si terrible ! N'ai-je pas fait telle ou telle chose de bien ? N'ai-je pas aidé telle ou telle personne ? N'ai-je pas prié aujourd'hui ?” Etc.

Ne pas vivre dans la naïveté

Ce conseil de Rabbi Na'hman nous apprend une chose supplémentaire : nous ne devons pas vivre dans la naïveté et croire que notre volonté de nous rapprocher de D-ieu dépend uniquement de nous. Si nous omettons d'accorder aux forces du mal l'importance qui leur revient, nous courrons le risque de tomber – que D-ieu nous préserve – sans nous apercevoir que nous ne sommes pas les principaux fautifs de cette chute.

Ignorer la seule raison d'être de ces forces du mal – c'est-à-dire nous éloigner de D-ieu – est leur rendre un grand service. Pour quelle raison serins-nous leurs aides ? N'avons-nous pas mieux à faire que de leur ouvrir les bras ? Ne pensons-nous pas que la lutte sera sévère, même si nous rassemblons toutes nos forces ? Ainsi, pourquoi leur rendre le combat plus facile ?

Vous pourrez sans doute entendre quelqu'un vous dire : “Qui a entendu parler de ces forces du mal ? Dans quel monde vis-tu pour y croire ? Ne pourrais-tu pas commencer à vivre comme un adulte ?” Sachez que cette personne joue le rôle des forces qui désirent vous éloigner de votre racine sainte. Vous éloigner d'elle est une question de survie. Nous ne gagnons rien à fréquenter les personnes qui désirent notre mort spirituelle.

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lundi 25 mai 2009

Azamra - Je chanterai (2)

Leçon 282 du Liqouté Moharan

2ième partie

Pour lire la 1ière partie, cliquez ici

“De même, nous devons aussi trouver en nous-mêmes [un aspect positif]. De fait, nous savons que nous devons nous faire extrêmement attention à être toujours joyeux et à nous tenir éloignés très loin de la tristesse.”

“Lorsque nous commençons à nous examiner et que nous constatons qu'aucun bon ne se trouve en nous et que nous sommes remplis de péchés, il se peut que le mauvais penchant désire nous faire sombrer dans la dépression et dans la mélancolie, que D-ieu nous protège.”

“Même dans ce cas, il est interdit de tomber à cause de cela. Plutôt, nous devons chercher – et trouver – en nous-mêmes un minimum de bien. En fait, comment se pourrait-il que de toute notre vie, nous n'ayons pas fait au moins une mitswa ou quelque chose de bien ?”

“Il se peut que lorsque nous commençons à examiner cette chose qui est bien, nous constatons qu'elle aussi est pleine de défauts et qu'elle ne contient aucune pureté. C'est-à-dire que nous réalisons que cette mitswa ou cette chose sainte que nous avons mérité de faire est également pleine de motifs peu honorables, de pensées profanes et de nombreuses imperfections.”

“Malgré tout, comment ce pourrait-il qu'il ne se trouve pas en cette mitswa ou cette chose sainte un minimum de bien ? Une fois tout considéré, il doit avoir certainement un aspect positif en cette mitswa ou en cette chose bonne que nous avons faites.”

Surtout, ne pas tomber !

“De fait, nous devons chercher et faire notre possible pour trouver en nous-mêmes un minimum de bon. C'est celui-ci qui nous ranimera et nous amènera à la joie. Grâce à cette recherche d'un minimum de bon en nous-mêmes – et au fait que nous le trouvons – nous quittons véritablement notre position désavantageuse et nous nous accordons le bénéfice du doute. C'est cette attitude qui peut nous permettre de nous repentir. Ceci correspond au verset “encore un peu, et le méchant ne sera plus; tu observeras sa place, il en aura disparu.”

“Cela signifie que de la même façon que nous devons juger les autres en leur accordant le bénéfice du doute – même en ce qui concerne les personnes méchantes et trouver en elles un quelconque aspect positif, ce qui leur permet de quitter véritablement leur position désavantageuse et leur accorder le bénéfice du doute, ce qui correspond au verset “encore un peu… et tu observeras” – nous devons agir de la même façon avec nous-mêmes.”

“Nous devons nous juger avec le bénéfice du doute et trouver en nous-mêmes le plus petit aspect positif. C'est cette attitude qui nous permet de nous renforcer et de ne pas tomber complètement, que D-ieu nous préserve. Au contraire, nous devons nous ranimer et réjouir notre âme avec ce minimum de bon que nous trouvons en nous-mêmes : que nous avons mérité dans notre vie de faire une certaine mitswa ou une chose bonne.”

À suivre…

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dimanche 24 mai 2009

Y'a d'la joie !

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.


Considérer la vie sous son aspect positif est un des fondements de la pensée breslev. La joie, le sourire, l'espoir, le verre demi plein – et non pas demi vide – sont les éléments essentiels de la vie d'un 'hassid breslev. Cependant, afin de comprendre les raisons pour lesquelles cette attitude n'est pas une vision superficielle de la vie, il est important de lire la traduction des extraits de la leçon 282 du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev que nous vous proposons. C'est effectivement dans cette leçon que le père de la pensée breslev expose les détails de l'attitude de l'éternel optimisme.

Nous sommes tous des juges

Nous disons souvent que nous ne devons pas juger les autres. Cette remarque révèle d'une façon implicite la nature des jugements que nous formulons le plus souvent à l'encontre de nos contemporains et des autres : une appréciation négative. De fait, si nous avions l'habitude de juger notre entourage d'une façon positive, quel problème y aurait-il à juger les autres ? Plutôt, parce que nous savons pertinemment que lorsque nous jugeons les autres, la conclusion est négative dans la majorité du temps, nous sommes arrivés à la conclusion que nous ne devons pas juger les autres.

Rabbi Na'hman ne partage pas cette opinion. Selon le Rabbi, non seulement nous devons juger – les autres et également nous-mêmes – mais nous devons nous forcer de formuler un jugement positif. Ceci doit être le cas même pour les personnes qui sont forcément mauvaises et méchantes ; même pour elles, nous devons nous efforcer de trouver au moins un aspect positif – la néqouda tova – dans leur personnalité.

Ce conseil possède deux aspects : tout d'abord, il est réaliste. Si nous ne pouvions plus juger notre entourage, nous aurions vite faits d'être des menteurs. Juger semble être une activité dont personne ne peut se passer ! Le second aspect est de nous demander quelque chose qui ne fait pas partie de nos habitudes : voir une personne que nous savons être mauvaise sous un nouveau jour, celui du plus petit aspect positif que nous pouvons trouver en elle.

Le résultat de nos efforts est de transformer la personne méchante. Celle-ci ne devient pas nécessairement la plus gentille du monde, mais dans la mesure où nous trouvons en elle un aspect positif, elle n'est plus aussi méchante à nos yeux qu'elle le semblait auparavant.

Y'a d'la joie !

C'est l'explication donnée par Rabbi Na'hman du verset des Psaumes (37:10) : “Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu.” “Encore un peu”, c'est-à-dire en trouvant “un peu” de bien en chaque personne, même la plus mauvaise ne l'est plus ; celle-ci acquiert un nouveau statut et de méchante, elle “aura disparue.”

Notre façon de voir doit être réelle et profonde. Il n'est pas question ici de prétendre que les autres sont bons, tandis que nous pensons au fond de nous qu'ils ne valent rien. Cela serait se mentir et n'aboutirait à rien. Si nous devons voir le monde sous son aspect positif, c'est que dans tous les cas, il existe bel et bien. À l'image de Charles Trenet et de sa chanson “Y'a d'la joie”, ce sentiment positif existe réellement. La différence entre Charles Trenet et Rabbi Na'hman est que l'un a rêvé, tandis que l'autre propose de vivre vraiment cette vision.

Dans cette première partie de la leçon, on applique ce raisonnement aux autres personnes. Notre entourage devient plus agréable, plus convivial. Plus tard dans la leçon, il s'agira d'appliquer le même raisonnement à nous-mêmes. Nous verrons pourquoi cela n'est pas toujours facile.


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vendredi 22 mai 2009

Azamra - Je chanterai (1)

Voici la traduction exclusive en français d'une des leçons les plus connues de Rabbi Na'hman de Breslev. Il s'agit de la leçon 282 du Liqouté Moharan (vol. I). Selon la tradition breslev, cet enseignement est appelé “Azamra” (“Je chanterai”). Les thèmes principaux représentent les fondements de la pensée breslev : juger les autres – et soi-même – avec le bénéfice du doute et trouver des aspects positifs chez les personnes qui nous entourent et en nous-mêmes.

En présentant la première partie de cette traduction à l'approche de la fête de Chavou'oth (le don de la Tora), nous voulons indiquer de la sorte l'importance de la joie dans notre relation avec D-ieu. Cette joie – quotidienne et qui dépasse la nature des évènements qui nous touchent – est possible uniquement si nous trouvons des aspects positifs en nous-mêmes et en les autres.

Je demande avec insistance à toutes les personnes atteintes par la tristesse, la dépression, la faible estime d'elles-mêmes – que D-ieu nous préserve – de lire avec une extrême attention cette série d'articles. Je recommande également à tout le monde de rédiger les questions qui ne manqueront pas de venir à l'esprit à leur lecture. Ces questions peuvent m'être adressées et seront répondues avec la première priorité.

Si vous n'êtes pas prêts-es à faire cela pour vous, faites-le pour votre conjoint, vos enfants…


Leçon 282 du Liqouté Moharan

“Sachez que nous devons juger chaque personne avec le bénéfice du doute. Même en ce qui concerne une personne qui est entièrement méchante, nous devons chercher en elle un minimum de bien. Dans ce peu de bien, cette personne n'est pas mauvaise. Grâce à cela – qu'il existe en elle un peu de bien et que nous la jugeons avec le bénéfice du doute – nous l'élevons véritablement au bénéfice du doute et nous lui permettons de se repentir.”

“Cela correspond à ce qui est écrit dans le verset (Psaumes 37:10) : “Encore un peu, et le méchant ne sera plus; tu observeras sa place, il en aura disparu.” Ce verset nous prévient qu'il faut juger tout le monde avec le bénéfice du doute. Même si nous constatons qu'une personne est entièrement mauvaise, nous devons néanmoins chercher et tenter de trouver en elle un minimum de bien. C'est grâce à ce dernier que cette personne n'est pas méchante. Le verset cité précédemment se lit ainsi :

“Encore un peu, et le méchant ne sera plus” : Nous devons tenter de trouver “un peu” de bien qui se trouve tout de même en cette personne. C'est grâce à lui que cette personne n'est pas méchante. Ainsi, malgré le fait qu'elle soit méchante, comment se pourrait-il qu'elle n'ait pas néanmoins en elle un minimum de bien ? De fait, comment se pourrait-il qu'elle n'ait pas fait de toute sa vie au moins une mitswa ou quelque chose de bien ?”

“Grâce à cela – que nous trouvons cependant en elle un minimum de bien grâce auquel elle n'est pas méchante et que nous lui accordons le bénéfice du doute – nous l'élevons véritablement de sa position désavantageuse pour lui accorder le bénéfice du doute. C'est cette attitude de notre part qui peut lui permettre de se repentir.”

“Ainsi, “encore un peu et le méchant ne sera plus.” Parce que nous trouvons “un peu” de bien, grâce auquel il n'est pas méchant :

“tu observeras sa place, il en aura disparu” : cela signifie qu'en observant et en réfléchissant à sa place et à son niveau, “il aura disparu” de la place où il se trouvait. Grâce au fait que nous trouvons néanmoins en lui un minimum de bien – un aspect positif et que nous le jugeons selon le bénéfice du doute – nous le faisons sortir de sa position désavantageuse pour lui accorder le bénéfice du doute. Ceci est la signification de “tu observeras sa place, il en aura disparu”

Comprenez cela.

À suivre…

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