mardi 21 juin 2011

Vouloir D-ieu, est-ce pour moi ?

Il existe une différence importante entre le savoir qui est acquis dans les universités et celui qu'on enseigne dans les yéchivoth. Le premier a pour objectif de nous apprendre un savoir extérieur à notre personne et qui nous permet d'acquérir un certain savoir dans un domaine particulier. Il n'existe pas de lien entre la nature de la personne qui apprend et ce qu'elle apprend. Le meilleur professeur d'université au monde peut s'avérer une personne abjecte, tandis qu'un professeur peu renommé peut se révéler un être exceptionnel.

Le savoir saint est d'un autre ordre. En ce qui le concerne, aucun diplôme, aucune chaire et le plus souvent, aucune marque de respect affiché à l'encontre des professeurs universitaires. Si nous osions, nous demanderions aux mères de famille qui nous lisent de répondre à la question suivante : “Souhaitez-vous que votre fils devienne professeur à l'université ou rabbin ?” Nous ne pensons pas nous tromper en disant qu'une éventuelle carrière à l'université puisse attirer le plus grand nombre de réponses favorables.

Pourtant, en choisissant la Sorbonne, ne faisons-nous pas fausse route ? Si nous désirons montrer au Maître du monde notre amour à Son égard, devons-nous concentrer nos efforts à l'accumulation d'un savoir superficiel, dont l'objectif n'est pas de nous faire devenir de meilleures personnes ? D'autre part, si nous passons la majorité de notre temps à vouloir réellement nous rapprocher de D-ieu, n'est-il pas plus simple d'emprunter le chemin de la prière et de l'étude de la Tora ?
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mercredi 8 décembre 2010

Soupirer à en mourir

DAVENING 1

Soupirons-nous souvent ? Soupirer profondément en regrettant ce que nous avons fait, dit ou pensé fait-il partie de notre vie ? Soupirer est précieux car au moment précis où sort de notre bouche un souffle de regret, nous tuons le mal que nous avons fait, dit ou pensé. Cela paraît simpliste ? Pourtant…

Le souffle du regret est l'équivalent de la rougeur qui transforme notre visage en tomate humaine… lorsque personne ne nous voit. Rougir lorsqu'on est pris la main dans le sac n'est pas très méritoire. Il en va autrement de la personne qui rougit – en étant seule – lorsqu'elle réalise la gravité de son action. Celle qui parvient à rougir de sa propre honte atteint un niveau spirituel extrêmement élevé.

Honteux... tout seul

Imaginons la scène : une personne – au beau milieu de la nuit – se lève et réfléchit à ce qu'elle a fait, dit ou pensé au cours du jour précédent. Soudainement, un geste, une parole ou une pensée malencontreuse refait surface à sa mémoire et elle en éprouve une gêne immense. Un soupir sort de sa bouche, une larme peut même couler au coin de son œil. En quelques secondes, cette personne a transformé sa faute en mérite. Ce soupir, cette larme éventuelle, sont tout ce qu'attend D-ieu de nous.

S'il ne faut certainement pas fauter pour soupirer ensuite, il ne faut pas pour autant croire que D-ieu se désespère de nos erreurs et autres détours plus ou moins fréquents. En fin de compte, n'est-ce pas D-ieu Lui-même qui nous a créés avec notre mauvais penchant ? Ainsi, l'essentiel de notre travail consiste à s'opposer à ce dernier et à regretter – au plus haut point – les nombreuses occasions où il a été plus fort que nous.

Voici ce que nous devons crier à D-ieu : “Maître du monde, je Te désirais tellement ! Comment ai-je fait pour chuter, pour me tromper ? Quelle force possède ce mauvais penchant pour m'avoir attrapé-e si bêtement ! Je Te promets que je ne désire plus tomber. Viens à mon aide ! Sans Toi, que puis-je faire ? Ne suis-je pas un vers de terre devant la force extrême du Satan ? Ne m'abandonne pas, je T'en supplie !”

Si cette prière fait suite – ou précède – un soupir véritable, nous pouvons avoir la satisfaction davoir remplit à la perfection le rôle que nous a confié D-ieu. Sans faute, le soupir n'existe pas. Sans soupir, il devient impossible de se rapprocher de D-ieu. Faites vous-mêmes l'équation : sans faute, il est impossible de se rapprocher de D-ieu. Ceci est une des contradictions que l'entendement humain ne peut saisir, comprendre. C'est cela aussi l'émouna (la foi) : croire avec certitude que nous pouvons transformer nos fautes en mérite.

Gardons-nous cependant de soupirer pour le décor : D-ieu connaît le fond de nos pensées. Il n'est pas honteux de se plaindre gentiment au Créateur de notre manque de sensibilité et d'exprimer notre volonté de parvenir – un jour ou l'autre – à sentir au fond de nous cette gêne. Cela aussi fait partie de notre vie. Nos imperfections nous ont été accordées par D-ieu, ne l'oublions pas !

En naissant, chaque personne obtient une garantie à vie : celle d'un service de dépannage immédiat – 24 heures sur 24 et sept jours sur sept – à la condition de saisir le téléphone spirituel que représente le soupir du regret. Le service est impeccable, éternel et gratuit. En quelques secondes, il efface les fautes et les transforme en mérite. Nous aurions tort de ne pas y faire appel !

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mercredi 20 mai 2009

Méditation à l'ancienne

Le rabbin Lazer Brody a écrit :

Il est malheureux de constater le nombre important de personnes qui vont chercher à l'autre bout du monde une certaine forme de spiritualité – un lien véritable, pur et simple avec le Tout-Puissant – sans réaliser qu'elles possèdent un héritage spirituel fabuleux.

On me demande régulièrement si la méditation est un concept kacher et si, de toute façon, cela peut nous rapprocher d'Hachem. Pour toutes les personnes qui ne le savent pas, j'ai une grande nouvelle à partager avec elles : la méditation est apparue avec nos ancêtres, les hébreux anciens.

La méditation hébreu est une forme d'“hitbodédouth”, une prière personnelle et isolée. Durant cette prière, nous exprimons notre désir ardent de nous attacher au Tout-Puissant avec toutes nos facultés cognitives, notre corps et notre âme. Il n'existe rien de plus favorable pour atteindre la paix intime que de fusionner avec D-ieu, à la façon de la petite flamme d'une bougie qui fusionne et s'annule entièrement dans une grande flamme.

En méditant, nous communiquons tout ce qui est dans notre cœur à Hachem, en commençant par des expressions de louange et de gratitude. Ensuite, nous faisons notre introspection, c'est-à-dire que nous nettoyons les toiles d'araignée cachées de nos anciennes mauvaises actions. Ce sont ces toiles d'araignée qui viennent souvent nous hanter. Plus nous développons notre sensibilité et notre réceptivité – en pratiquant tous les jours hitbodédouth – plus nous pouvons entendre les éclairs doux des messages d'Hachem qui illuminent notre âme.

Pour vous – chers frères et sœurs – je vous offre le clip qui suit comme un simple cadeau entre vous et moi, peu importe qui vous êtes et où vous êtes. En moins de 4 minutes, il vous élèvera d'une façon magique des profondeurs du stress et de l'inquiétude. La véritable spiritualité ressemble à de la pizza et aux chips : nous en voulons toujours plus !

La musique de ce clip est indienne-américaine. Elle a été composée par “Grand-mère l'aigle blanc”, un personnage hautement estimé de la nation Texas Cherokee et un ami personnel. D'un monothéisme convaincu, la nation Texas Cherokee trouve ses racines dans les dix tribus perdues d'Israël.

Ainsi, il ne faut pas s'étonner que les mélodies merveilleuses indienne-américaines ressemblent de façon saisissante à celles chantées à bout de flûte par les bergers hébreux. Ces deux types de mélodies transmettent un désir fort de converser avec D-ieu.

Écoutez la méditation de ce clip enregistré au bord de la mer : inspirée par la prière “Nichmath”, elle est accompagnée d'un exercice méditatif de style hébreu-Tai-Chi. N'hésitez pas à partager cette vidéo avec vos amis-es et avec toutes les personnes que vous aimez.

Puisse D-ieu vous bénir.




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vendredi 20 juin 2008

Un refus royal


Quelquefois, nous estimons être la victime d'une opposition injuste de la part d'une tierce personne. Celle-ci peut être un employé de bureau (qui nous refuse ce que nous désirons), un ami, un de nos enfants, notre conjoint...

Le plus souvent, ce sentiment d'injustice trouve son origine dans notre certitude que notre demande – ou comportement – ne mérite pas de s'opposer à un refus. En d'autres termes, si nous ne demandons rien de particulièrement difficile à faire, nous ne comprenons pas la raison pour laquelle nous ne sommes pas écoutés.

Notre incompréhension s'explique par notre erreur de nous considérer comme le centre du monde, le roi suprême. Les personnes à qui nous parlons devraient nous écouter, peser le poids de chacun de nos mots, réfléchir à leurs sens profonds et ... acquiescer à notre demande !

Dans la réalité, il faut nous souvenir qu'il n'existe qu'un seul Roi : D-ieu qui décide ce qu'il nous faut pour nous rapprocher de Lui. Ainsi, plutôt que de s'étonner – voire de s'énerver – de l'opposition d'une tierce personne, il nous faudrait réfléchir sur le bien que nous pouvons tirer de cette situation. Cela n'est pas toujours facile, mais nous devons être convaincus que cette opposition nous est tendue pour nous aider dans notre Service divin.

L'exemple sans doute le plus fréquent est l'opposition à laquelle nous faisons face avec nos enfants. Que nous ayons demandé un service particulier ou une action habituelle, lorsque nous constatons que nos paroles ne sont pas écoutées, nous commençons à sortir les griffes. Quelle preuve d'égoïsme !

Un des objectifs principaux du Service divin est de devenir modeste à nos propres yeux. Cela est vite dit, mais difficilement acquis. Si nous étions “zéro”, nous ne ressentirions aucune blessure lors d'un refus. Être “zéro” signifie ne pas mettre notre égo entre D-ieu et nous-mêmes.

Certes, nous devons remplir les différents rôles que le Créateur nous a accordés : mari ou femme, père ou mère, patron ou employé(e)... Cependant, notre rôle doit être tenu parce que nous sommes obligés de revêtir les vêtements que D-ieu nous confie et non pas parce que nous estimons devoir être écouté(e)s.

S'annuler, c'est ne pas exister. Ne pas exister, c'est ne pas sentir d'opposition, peu importe les réponses qu'on nous accorde. S'annuler, c'est ouvrir la porte de notre cœur à D-ieu, c'est reconnaître qu'Il est le Roi, pas nous.

Ne pas exister, laisser D-ieu nous envahir. Ne conserver notre corps que pour ce qu'il est : l'enveloppe de notre âme. Si nous pensons un peu plus au Maître du monde – et beaucoup moins à nous – nous pouvons devenir réellement spirituels. Dans ce cas, toute opposition s'effacera. Qui s'opposerait à un roi suprême ?

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