mercredi 21 février 1990

Le livre de l'Aleph-Beth (1)

Le livre de l'Aleph-Beth

Le livre Aleph-Beth de Rabbi Na'hman de Breslev est un recueil d'aphorismes sur les divers traits de caractère, aussi bien positifs que négatifs, ainsi que d'autres aspects de la vie spirituelle juive. Ce livre est classé par sujet selon l'ordre alphabétique et divisé en deux parties.

La première partie fut transcrite par Rabbi Na'hman dans sa jeunesse. Il sélectionna à partir de nombreux ouvrages sacrés, ces morceaux qui traitent d'éthique et de vertus. Ce recueil facilite en quelque sorte l'étude et donc l'application de ces traits, car on a devant les yeux le bénéfice de chacune des vertus et le préjudice qu'un vice peut entraîner. Rabbi Na'hman était capable, par sa subtilité et sa finesse inhérente, d'expliquer les paroles des Sages sur ces vertus. En déduisant une chose d'une autre, il savait apporter l'éclaircissement nécessaire aux versets de la Bible ou aux enseignements du Talmud.

La seconde partie ressemble à la première dans sa forme et sa structure et les aphorismes traitent en principe des mêmes sujets. Cependant la deuxième partie qui fut connue sous le nom du Nouveau Aleph-Beth, fut écrite plus tard et Rabbi Na'hman révéla qu'il se basait sur une compréhension plus profonde à partir des sources. En conséquence, les raisonnements d'un bon nombre de passages, ne peuvent être vraiment compris que s'ils sont étudiés dans leur contexte d'origine comme, par exemple, le Liqouté Moharan.

Rabbi Na'hman garda secret l'existence de ce Aleph-Beth jusqu'à son arrivée à Breslev en 1802. Il commença alors à dicter la première partie de ce livre à Rabbi Nathan. Lors de la transcription du manuscrit, Rabbi Na'hman sélectionna soigneusement seulement les morceaux qu'il désirait révéler au monde. Ceci expliquerait pourquoi il ne donna jamais à copier en entier les notes originales et aussi la raison pour laquelle les références existantes dans son manuscrit ne furent jamais retranscrites.

Ce n'est seulement après la première édition de 1811, publiée sans référence, que Rabbi Nathan décida d'y apposer les siennes en 1821 et que plus tard, le Rav de Tchérin les enrichissait du fruit de ses recherches dans l'édition de 1873-4. En 1908-9, les références de Rabbi Tsadok HaCohen furent enfin ajoutées, mettant un terme au travail d'investigation entrepris.

Rabbi Nathan commença à transcrire la première partie du texte durant l'été 1803, mais ne fut capable d'achever qu'une page et seulement un peu plus, trois mois plus tard. Après quoi, le travail fut interrompu pendant deux ans. Ce n'est qu'à Hanouka (1805) que Rabbi Nathan eut la possibilité de se trouver à Breslev pour un temps prolongé.

Pendant trois semaines consécutives, Rabbi Nathan passait une grande partie de ses journées avec le Rebbe, jusqu'à ce que la première partie du Aleph-Beth fût achevée. Voici ce que raconte Rabbi Nathan à ce sujet : "C'était une tâche très difficile pour le Rebbe [qui dictait chaque morceau soigneusement, pesant et analysant chaque mot]. Mais parce qu'il savait le grand bénéfice que les gens pourraient en tirer et, à cause de son amour pour le Peuple d'Israël, il se voua entièrement à cette entreprise."

Rabbi Nathan nous dévoile aussi que le Rebbe possédait un nombre aussi important de notes qu'il gardait secret et ne révéla jamais : parmi elles, plus de 400 pages ne concernaient que la guérison et la santé.

Pour ce qui concerne la deuxième partie du livre, ce n'est qu'avant Roch Hachana, que le Rebbe distribua quelques feuilles sur ce sujet à ses disciples. Comme Rabbi Nathan n'était pas présent à ce moment, il demanda aux 'Hassidim de les ranger par ordre alphabétique. Quand Rabbi Nathan arriva, on lui donna ces feuilles auxquelles Rabénou apposa quelques nouvelles additions. Il intégra ces nouveaux éléments au texte original afin de le compléter.

Répondant à l'insistance du Rebbe, il reprit les morceaux qui pouvaient s'appliquer dans d'autres traits de caractères et les incorpora là où ils conviennent. D'où les répétitions existantes. Ce que Rabbi Na'hman voulait par cela, c'était de faciliter la lecture à celui qui voulait mettre en pratique ses conseils et d'utiliser ce livre comme un manuel pratique pour avancer dans le monde spirituel et sacré.

Et pour reprendre les paroles de Rabbi Nathan : "Puisse D-ieu nous guider dans les voies de vérité et que Celui qui nous a donné le mérite de publier cet ouvrage, nous donne l'occasion d'accomplir ce qu'il contient jusqu'au retour de tout Israël sur sa Terre... Que ceci se produise rapidement et de nos jours. Amen."


La vérité – Emeth

1. Celui qui veut s'attacher au Saint béni soit-Il, jusqu'à pouvoir aller par la pensée d'un HeKhal (Palais) à un autre, en voyant ces Palais d'un œil spirituel, doit s'abstenir de proférer des mensonges, même par inadvertance.

2. Il est permis de déformer [la vérité] pour préserver la paix.

3. Ceux qui mentent ne méritent pas de voir la Présence divine (Chekhina).

4. Un Tsadiq (Juste) peut délibérément tromper ceux qui trompent les autres.

5. Tout celui qui ajoute retranche.

6. Le mensonge amène des pensées d'idolâtrie.

7. En s'attachant à la vérité, une personne ne mourra pas avant son heure.

8. Le souffle de la bouche d'un menteur réveille le mauvais penchant. Lorsque le Messie viendra, le mensonge n'existera pas et il n'y aura donc plus de mauvaises tentations.

9. Un homme de vérité peut reconnaître si un autre ment.

10. Lorsqu'une personne rencontre une opposition d'une majorité [d'hommes sages], c'est un signe qu'elle dit des mensonges. Elle fait partie des trois [types de personnes] que D-ieu hait.

11. La raison ne tolère pas la tromperie d'une personne riche et elle deviendra elle-même méprisable à ses yeux.

12. Le fait de donner la charité constitue un remède et une réparation pour la parole.

13. La vérité protège le monde de toutes sortes de préjudices

14. La flatterie entraîne le mensonge.

15. Celui qui donne la charité atteindra la vérité.

16. Le menteur déteste l'humilité.

17. On peut reconnaître par les serviteurs d'une personne si elle a un penchant pour le mensonge car l'un dépend de l'autre. Parfois ses serviteurs commettent des fautes à cause de ses mensonges, et parfois c'est elle-même qui ment du fait qu'ils ne se conduisent pas comme il faudrait.

18. Là où il n'y a pas de vérité, la générosité n'existe pas et l'on se trouve dans l'impossibilité de prodiguer le bien autour de soi.

19. Le mensonge empêche la rédemption. Il dévoile les péchés de celui qui le dit afin qu'il ne trouve pas le salut.

20. La vérité sauve de tous les malheurs.

21. Il est préférable qu'un homme meure plutôt que de vivre et être considéré comme un menteur par les autres.

22. Là où se trouve la vérité, se trouve la paix.

23. Celui qui est loin de la vérité est loin de la charité.

24. La vérité protège le signe de l'Alliance.

25. En disant la vérité, une personne gagne une notoriété éternelle.

26. Lorsqu'un mari et sa femme s'habituent à dire des mensonges, leurs enfants deviendront rebelles et immoraux.

27. Un homme ment quand il a peur des autres.

28. Le mensonge fait que l'on oublie D-ieu.

29. Celui qui n'a pas confiance en D-ieu, débite des mensonges et en mentant, il lui est impossible de croire dans la vérité.

30. Plus une personne est éloignée de la vérité, plus elle considère celui qui s'écarte du mauvais chemin comme un fou.

31. Celui qui veut s'éloigner du mal, doit faire le fou quand il voit qu'il n'y a pas de vérité dans le monde.

32. Celui qui ne profère pas de mensonge. D-ieu le sauve au moment de détresse. Il méritera aussi d'avoir des enfants.

33. Les paroles vaines amènent les maladies qui affectent les enfants.

34. Celui qui est attaché aux choses vaines, perd la mémoire.

35. Le mensonge amène à l'immoralité et renforce les impies [dans leurs voies] afin qu'ils ne reviennent pas à D-ieu.

36. À cause de ses mensonges, une personne ne peut pas guérir, même si elle prend de nombreux médicaments.

37. Celui qui débite des mensonges, devient fou et meurt au fil de l'épée.

38. La crainte de D-ieu amène un homme à la vérité.

39. Celui qui se garde de mentir sort toujours victorieux.

40. Il est permis de déformer [la vérité] pour être sauvé.

41. Celui qui aime le mensonge, méprise le Tsadiq et il sera méprisé à son tour.

42. Celui qui débite des mensonges se perd.

43. Celui qui dit la vérité ne dira pas des paroles de médisance. Ses prières sont aussi agréées et lorsqu'il est jugé En Haut, on tient compte de ses mérites.

44. Un homme peut savoir, d'après ses rêves, si son cœur est vrai [et sincère] avec D-ieu.

45. Celui qui tient sa parole peut accomplir de grandes choses.

46. Celui qui n'est pas orgueilleux ne proférera pas des paroles mensongères.

47. Celui qui se garde de la frivolité et de la moquerie est sûrement un homme de vérité.

48. Celui qui était menteur dans sa vie antérieure, sera réincarné en gauche.

49. Celui qui fait attention à toujours dire la vérité est considéré comme s'il avait créé le ciel et la Terre, les mers et tout ce qu'ils contiennent.

50. Le mensonge ne s'applique que sur ce que l'on parle, mais pas sur ce que l'on écrit.

51. On trouve dans la Tora, les Prophètes et les Sages des exagérations (cf. 'Houlin 90b) [où certaines choses n'ont pas leur sens réels (cf. Rachi ad. Loc.).]

B

1. Les gens ne croient pas celui qui dit des mensonges et il peut devenir veuf plusieurs fois.

2. L'unité de D-ieu est révélée par la vérité.

3. Quand tu vois un menteur, sache que son guide spirituel est aussi un menteur.

4. Le mensonge conduit une personne à l'immoralité et au crime. Il fait aussi trébucher les gens droits dans de telles choses et leur montre des ''permissions'' dans la Tora.

5. Celui qui tient parole, peut abaisser les hautains et élever les humbles.

6. Un homme dont les paroles reflètent les idées de son cœur, n'a pas peur d'être noyé.

7. La vérité engendre la satiété.

8. La diarrhée et la constipation viennent du mensonge.

9. C'est la vérité qui amènera la rédemption finale.


(Vous pouvez vous procurer le livre de l'Aleph-Beth en cliquant ici.)

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mardi 20 février 1990

Le livre de l'Aleph-Beth (2)

Le livre de l'Aleph-Beth (2)

Haknassath Orkhim - L'hospitalité

A
1. Celui qui n'est pas hospitalier renforce les impies [dans leurs voies] pour qu'ils ne reviennent pas à D-ieu.

2. L'immoralité et le crime seront le lot d'une ville où l'on ne pratique pas l'hospitalité.

3. L'hospitalité fait mériter à une femme d'avoir des enfants.

4. Recevoir des invités, c'est comme recevoir le Chabath.

5. Lorsqu'une personne reçoit un érudit en Tora dans sa maison, c'est comme si elle amenait les offrandes journalières.

6. L'hospitalité est plus grande que le fait d'arriver tôt à la maison d'étude et que de recevoir la Chekhina, l'Émanation divine.

7. Des juifs qui ne sont pas entourés de rabbins sont considérés comme des Koutim, Samaritains.

B
1. L'hospitalité fait mériter à une personne d'être crainte par les autres.

2. L'hospitalité est une segoula pour ramener les menstrues à une femme [pour qu'elle soit enceinte.]

3. Le prestige des guides de la génération est beaucoup renforcé par la sanctification du nom de D-ieu. Tout le monde prise alors la mitswa de l'hospitalité et ceux qui étudient la Tora ont le mérite que la loi soit prescrite comme ils la comprennent.

Ahava - L'amour

A

1. Quand les gens ne s'aiment pas, les uns colportent sur les autres. Ceci les amène à se moquer d'autrui et ainsi, à dire des mensonges.

2. La confusion et [la destruction par] le feu sont engendrées par la haine.

3. L'amour que l'on éprouve pour D-ieu protège de tous les malheurs.

4. L'amour de D-ieu requiert tout d'abord le repentir des fautes.

5. Tout le monde aime celui qui se donne entièrement dans la prière pour le peuple juif.

6. L'amour renforce.

7. Si tu renforces quelqu'un dans le service de D-ieu, il t'aimera.

8. Tu peux mériter d'aimer D-ieu, en récitant le Hallel, la prière qui exalte Sa louange, à haute voix.

9. Lors d'un litige avec une brute qui refuse de se concilier, si tu te gardes de la haïr gratuitement, elle pourra s'arranger avec toi.

10. Celui qui se garde de proférer de faux serments, ne transgressera certainement pas le commandement négatif de « ne pas se venger et de ne pas garder rancune. » (Lév. 19:18)

11. L'ail est une segoula (propice) pour [intensifier le sentiment] d'amour.

12. Le mérite de celui qui sert D-ieu par amour, protège [ses descendants] jusqu'à deux mille générations.

13. D-ieu est présent là où un pacte, un accord ou une alliance sont conclus.

B

1. Quand les produits de la terre poussent pleinement, l'amour réside dans le monde.

2. L'amour qu'une femme porte à son mari, se reconnaît par les mouches et les moustiques qui sont dans leur maison. De leur amour, on peut savoir si la force du mauvais penchant a déjà été affaibli ou non.

3. Les Sages de la génération qui s'aiment et se rendent visite mutuellement, ont le pouvoir de juger le monde entier. Leurs jugements ont force de loi et personne ne peut les changer ou les annuler, car D-ieu Lui-même préside leur tribunal.

4. La haine gratuite amène une personne à consommer involontairement de la nourriture non-cachère.

5. Le gourmand est amené à favoriser l'un de ses fils plus que les autres.

Émouna – Foi

A

1. La croyance en D-ieu doit être le résultat de la foi et pas des miracles.

2. En étant humble, on devient croyant.

3. Quand tu vois quelque chose sortant de l'ordinaire, ne prétends pas que c'est une coïncidence, mais crois que c'est la Providence divine [qui en est la cause].

4. Certaines choses amènent un grand dommage dans le monde et il est difficile de comprendre pourquoi elles ont été créées. Sache [malgré tout] qu'elles ont obligatoirement quelque aspect positif.

5. Celui qui prend plaisir à entendre les paroles d'un apostat sera amené à avoir des pensées d'idolâtrie, même si ces paroles ne touchent pas à l'hérésie même.

6. D-ieu aime celui qui a la foi comme un mari chérit sa femme.

7. Celui qui ne prépare pas son cœur ne peut avoir la foi.

8. Celui qui perd quelque chose, est certainement tombé de sa foi.

9. Celui qui perd la foi doit faire un pèlerinage sur des tombes de juifs et raconter les bontés que D-ieu lui a fait.

10. La foi dépend de ce qui sort de la bouche [parler de la foi ne l'augmente pas seulement mais est soi-même la foi].

11. L'étude de la Tora brise toute hérésie.

12. La croyance en D-ieu amène la bénédiction.

13. Trop manger fait chuter quelqu'un de sa foi.

14. Lorsque tu regarderas le ciel quand il est clair et sans nuage, tu croiras dans les Sages.

15. Tu dois taire les questions que tu as sur D-ieu. Par ce silence, tes pensées elles-mêmes fourniront les réponses que tu recherches.

16. Si on t'insulte et tu te tais, tu auras le mérite d'avoir une réponse à tes questions et de recevoir un esprit de compréhension.

17. Quand les ennemis d'une personne sont sages, riches et puissants, sache qu'elle est tombée de sa foi à plusieurs reprises.

18. La foi est considérée comme de la charité.

19. La croyance en D-ieu fait devenir sage.

20. En premier, tu dois croire en D-ieu et après tu auras le mérite de Le comprendre avec ton intelligence.

21. L'unification du Saint béni soit-Il se fait avec les âmes du peuple juif.

22. Les fautes d'un homme lui font pénétrer l'hérésie dans l'esprit.

23. Lorsqu'une personne perd la foi, elle doit pleurer.

24. La foi vient en gardant le silence [face aux critiques].

25. La jalousie provoque la chute de la foi.

26. Celui qui ne croit pas en D-ieu, méprise les paroles de la Tora.

27. Celui qui nettoie ses mains à chaque instant, purifie en même temps son cœur.

28. Lorsqu'une personne tombe de sa foi, elle doit savoir qu'elle est jugée En-Haut.

29. L'émission séminale vaine, les pensées licencieuses ou d'idolâtrie arrivent chez celui qui tombe de sa foi.

30. La foi vient en donnant la charité.

31. Par la foi, on peut arriver à comprendre D-ieu intellectuellement.

32. On peut arriver à la confiance en D-ieu grâce à la foi.

33. Si tu as la foi, D-ieu te pardonnera toutes tes fautes.

34. D-ieu peut envoyer parfois une souffrance et une punition à quelqu'un sans l'affaiblir. Ce n'est que pour [améliorer] sa foi.

35. Un faux serment amène une personne à perdre la foi.

36. Celui qui ne croit pas en D-ieu, n'accepte pas de réprimande.

37. Celui qui ne croit pas les paroles du Tsadiq n'en tirera pas profit même s'il voit [leur accomplissement].

38. Celui qui n'a pas la foi, méprise certainement les statuts de D-ieu.

39. Le Messie viendra subitement et, à cause de la joie [qui en résultera], les juifs auront peur.

40. Quand le Messie viendra, les anges et les princes des nations seront affaiblis. Mais maintenant, quand l'un d'eux s'élève, ce sont les juifs qui sont affaiblis.

41. Dans le monde futur, le plus jeune en âge sera le plus élevé.

42. Jérusalem ne fut détruite que par la profanation du Chabath, parce qu'ils n'ont pas récité le Chéma' matin et soir et qu'ils n'ont pas fait attention à ce que les enfants apprennent la Tora. Ils n'avaient aucune honte l'un de l'autre, considérant de la même façon les petits et les grands. Ils ne réprimandaient plus, méprisaient les érudits en Tora et les gens de probité ne se trouvaient plus parmi eux.

43. Jérusalem ne méritera la rédemption que grâce à la charité.

44. La guerre marque le début de la rédemption.

45. Celui qui élève des cochons retarde la rédemption.

46. Jérusalem ne sera reconstruite que lorsqu'il y aura la paix entre les juifs.

47. Quand le peuple juif va en exil d'une nation à l'autre, c'est un signe de la venue du Messie.

48. Quand les nations redoublent d'insultes [sur les juifs], c'est un signe de l'imminence de la venue du Messie.

49. Le Temple ne sera reconstruit que lorsque l'orgueil n'existera plus.

50. Par l'esprit d'unité qui existera parmi le peuple juif, le Messie viendra.

51. Le Messie viendra pendant une année d'abondance.

52. Le Messie ne viendra que lorsque toutes les âmes auront quitté « les racines du corps » [du Adam Kadmon, le « Premier Homme. »]

53. Celui qui marie sa fille à un érudit en Tora, le fait profiter de ses biens et entretient des relations commerciales avec lui, méritera la résurrection.

54. Le souffle de la bouche d'un menteur produit le mauvais penchant. Quand le Messie viendra, le mensonge n'existera plus et c'est pour cela qu'il n'y aura plus de mauvais penchant dans le monde.

55. Celui qui est un homme de vérité peut reconnaître si un autre débite des mensonges ou non.

56. La majorité [des hommes sages] n'est pas d'accord avec quelque chose de faux.

57. D-ieu hait celui qui parle d'une certaine façon et qui pense autrement dans son cœur.

58. La raison ne peut tolérer la supercherie d'un riche. Il devient aussi méprisable à ses propres yeux.

59. Donner la charité est un Tiqoun (remède) pour [ toutes les fautes commises] avec la bouche.

60. La vérité protège le monde de toutes sortes de dommage.

61. La flatterie entraîne le mensonge.

62. Celui qui donne la charité mérite d'atteindre la vérité.

63. Le mensonge entraîne à coup sûr le mépris des gens humbles.

64. On peut reconnaître, par les serviteurs d'une personne, si elle aime le mensonge ou non.

65. Quand il n'y a pas de vérité, la générosité n'existe pas.

66. Si tu mens, lorsque D-ieu veut t'apporter secours, ce mensonge dévoile tes fautes pour que tu ne trouves pas le salut.

67. En disant la vérité. D-ieu te délivrera de tous tes malheurs.

68. Il est préférable de mourir plutôt que d'être considéré par les autres comme un menteur.

B

1. Parfois, un homme vient à un certain endroit et y endure quelques souffrances. Il doit savoir que ses ancêtres se trouvaient à cette même place et qu'ils ont eu quelques pensées d'hérésie, ou bien ses descendants viendront à passer par là et auront des pensées semblables. C'est la raison de ses souffrances.

2. La flatterie amène à l'hérésie.

3. D-ieu fait des miracles seulement à celui qui croit dans les deux mondes.

4. Les mauvais décrets que les nations proclament contre nous, sont annulés par notre foi en D-ieu.

5. Sache que chaque herbe a un pouvoir spécifique pour guérir une certaine maladie. Ceci ne s'applique que pour celui qui n'a pas la foi ou est immoral dans sa conduite et ne garde pas l'interdiction de « ne mépriser aucun homme » (Avoth 4:3). Par contre celui qui croit d'une foi parfaite, garde l'Alliance et ne méprise son prochain en aucune façon, sa guérison ne dépend pas d'un type particulier d'herbe. Il peut recouvrer la santé par toutes sortes de nourritures et de boissons. C'est une des allusions du verset : « Et il bénira ton pain... » (Exode 23:25). Il n'a donc pas à attendre qu'on lui procure les herbes spécifiques pour guérir sa maladie.

6. L'essence de la rédemption future, ne dépend que de la foi, vertu qui est en rapport avec les guides de la génération.

7. Quand une personne va d'un rabbin à un autre [pour profiter de leur enseignement], elle doit fortifier sa foi dans l'unicité de D-ieu. Le fait d'apprendre de plusieurs maîtres détourne de cette foi. Mais un rabbin qui a cette foi dans l'unicité de D-ieu est capable d'éclairer chacun de ses élèves selon ses habilités, chacun n'entendant de son maître que ce qui lui est nécessaire et pas plus.

8. La consolation vient grâce à la foi.

9. Les mouches se multiplient dans le monde à cause du manque de foi.

10. Celui qui se garde de transgresser l'interdiction de convoiter ce qui ne lui appartient pas, sera sauvé de la colère, de l'orgueil et de ce qu'ils engendrent : le manque de foi.

11. Quand les juifs ne font pas connaître D-ieu aux autres nations, elles les séduisent et les entraînent dans les sciences [et les idéologies] étrangères.

12. Les jugements rigoureux [célestes] sont provoqués par la destruction de la foi. Des pensées d'idolâtrie réveillent des Dinim (jugements stricts) très forts. C'est à dire que l'on repasse en revue les jugements qui ont été déjà exécutés pour voir s'ils ont bien été prononcés sans indulgence.

13. Celui qui fait tomber autrui de sa foi sera privé d'enfant.

14. Une femme qui fait attention à la mitswa de la 'hala (le prélèvement d'une partie de la pâte pour le pain) aura des enfants qui deviendront des « maîtres de la foi. »

15. La foi rend l'esprit serein.

16. La Tora amène à croire en D-ieu et ceci conduit à sanctifier le nom de D-ieu.

17. Celui qui ne peut pas dormir, doit penser à la foi et à la résurrection des morts.

18. Ceux qui ont peu de foi éprouvent des difficultés à innover dans la Tora.


(Vous pouvez vous procurer le livre de l'Aleph-Beth en cliquant ici.)

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lundi 19 février 1990

Le livre de l'Aleph-Beth (3)

Le livre de l'Aleph-Beth (3)

Akhila – Nourriture

1. Il doit rester quelque chose de ce que tu manges pour que D-ieu puisse bénir ta nourriture.

2. La table d'un homme le purifie de tous ses péchés.

3. La table d'un homme lui fait mériter le monde futur aussi bien que sa subsistance [dans ce monde-ci]. Il est inscrit pour le bien dans les mondes très élevés. Au moment où il en a besoin, on lui octroie une puissance et une force supplémentaires.

4. Faire souffrir quelqu'un en faisant traîner [l'exécution de la sentence prononcée par un tribunal de] justice, la corruption du jugement et la négligence de l'étude de la Tora amènent la famine. Les gens mangent mais ne sont pas rassasiés et consomment leur pain avec mesure.

5. En mangeant un peu, le cœur d'une personne est plus attiré vers la nourriture que celui qui n'a pas mangé du tout et a perdu tout espoir de se nourrir.

6. Pourquoi les juifs furent-ils passibles d'extermination ? Parce qu'ils ont profité du festin du méchant [roi Akhachvéroch Assuérus].

7. L'Autel annule les mauvais décrets, expie les fautes, apporte la nourriture et l'amour. La table est comparée à l'Autel.

8. Celui qui mange sans se laver les mains [comme la loi le prescrit], ressemble à celui qui a des relations sexuelles avec une prostituée. Celui qui méprise cette mitswa est déraciné de ce monde.

9. On ne boit pas de l'eau en public.

B

1. Celui qui est le reflet de l'image de D-ieu, s'élève en mangeant quelque chose venant du monde animal. L'inverse est aussi vrai.

2. Manger du poisson éveille le désir sexuel.

3. D-ieu se fait connaître dans le monde par les bénédictions récitées après le repas.

4. La récitation des actions de grâce soulage le gouvernement des disputes et des guerres.

5. Celui qui étudie la Tora avec un esprit pur, car il mange avec un tel degré de sainteté qu'il se nourrit de la nourriture des anges, ses ennemis sont passibles de mort par strangulation. On trouve une allusion à cela [dans les versets] "Et ce fut le troisième jour, le matin... " (Exode 19:16) ; "Et le matin, il y avait une couche de rosée" (Ibid. 16:13) ; "Et ce fut à l'aube [à la dernière veillée, celle du matin]" (ïbid. 14:24).

6. Celui qui ne ressent aucun goût dans ce qu'il mange, doit savoir que D-ieu s'est détourné de lui.

7. Quand les Tsadiqim mangent, [ceci constitue un acte de sainteté] plus grand que le fait d'apporter des offrandes et plus élevé que leurs relations maritales.

8. Les poissons engraissent par le mérite des sacrifices.

9. La Clémence divine s'est certainement détachée de celui qui a été mordu par un chien. Cette morsure indique également qu'il a fauté en mangeant des aliments interdits.

10. Celui qui se préserve de manger de la nourriture défendue est sauvé des bêtes sauvages.

11. Celui dont les ennemis s'élèvent, tombe dans le désir ardent de nourriture.

12. La gourmandise amène une personne à préférer un de ses fils aux dépens des autres.

13. Lekhou La'hmou Vela'hmi Ouchetou (Beyayin Massakhti ). "Venez, mangez de mon pain et buvez (du vin que j'ai mélangé)" (Proverbes 9:5). Les initiales des quatre premiers mots de ce verset, forment le mot LOuLaV. Le terme Beyayin avec ses quatre lettres a une valeur numérique (76) équivalente à celle des premières lettres des mots Etrog Hadass et 'Aravah (1, 5 et 70) et le mot maSsaKhTi est une allusion à SouKoTh.

En accomplissant la mitswa de la Souka, on a le mérite d'avoir des vêtements pour s'habiller. On trouve une allusion à cela dans le verset (Job 38:9) : "Quand je lui donnai la nuée pour vêtement" [la Souka rappelle la colonne de nuée qui accompagnait les Enfants d'Israël lors de la traversée du désert]. Par la mitswa des branches de saules [du bord du fleuve], on a le mérite d'avoir à boire [à satiété].

Les myrtes (Hadass) [odorantes] amènent la vitalité de l'âme. La branche de palmier (Loulav) et le cédrat (Etrog) nous font mériter la nourriture [nécessaire], car leurs arbres produisent des fruits comestibles.

14. La nourriture et la boisson viennent [en quantité suffisante] lorsqu'une personne garde les statuts et les lois de la Tora.

15. Le fait de boire amène une personne à chanter et à jouer de la musique, alors que ce n'est pas le cas quand elle mange. Car les Enfants d'Israël [étant dans le désert] ont chanté la gloire de D-ieu sur le puits, ce qu'ils n'avaient pas fait pour la manne.

Alman – Veuf

A

1. Celui qui perd sa femme doit réciter chaque jour le passage de l'offrande de l'offense Acham (Lév. 7:1-7) jusqu'à ce qu'il se remarie.

B

1. Les gens n'écoutent pas celui qui ment. Le mensonge conduit une personne à être veuf plusieurs fois.

2. Celui qui perd sa femme, c'est comme s'il perd l'un de ses os. Mais ce n'est pas le cas pour un Tsadiq dont l'épouse vient à décéder, comme il est écrit : A'hath Mèhènah Lo Nichbarah – "Pas un d'entre eux [des os] n'est brisé" (Psaumes 34:21). Les premières lettres des mots de ce verset forment le mot ALMaN – veuf.

Eretz Israël – La Terre d'Israël

B

1. En s'installant en Terre d'Israël, on peut percevoir la Providence et l'Émanation divine dans le monde.

2. Une personne perçoit une étincelle de sainteté de la Terre d'Israël, selon l'éclaircissement de nouveaux enseignements qu'elle trouve dans la Tora.

3. L'aspiration qu'un homme éprouve pour venir en Terre Sainte, lui amène une grande bénédiction dans ses moyens de subsistance.

4. Celui qui supporte matériellement nombre de gens, apporte la bénédiction de la Terre d'Israël vers la diaspora.

5. Celui qui languit après la Terre d'Israël réveille une aspiration chez son père et sa mère : leurs âmes viennent alors en Terre Sainte. D-ieu vient aussi avec eux et, ensemble ils attendent et aspirent à sa venue.

6. La charité donnée aux pauvres de la Terre d'Israël, amène la prospérité.

7. Celui qui connaît la Terre Sainte, qui a vraiment goûté Eretz Israël, peut reconnaître chez un autre s'il était chez un Tsadïq authentique à Roch Hachana ou non. Car celui qui mérite d'être aux côtés d'un Tsadiq authentique à Roch Hachana, là où il regarde, l'air de cet endroit se transforme en un aspect d'Eretz Israël. Ainsi, celui qui connaît le goût de la Terre d'Israël – chacun selon son niveau – est obligée de sentir la Terre d'Israël quand il rencontre une telle personne (qui était chez un Tsadiq authentique à Roch Hachana) car l'air où il se trouve se transforme en un aspect de la Terre d'Israël.

Aveda – Perte d'objets

1. La même force qui permet à une personne de rendre un objet perdu à son propriétaire, lui permet de faire des prosélytes.


(Vous pouvez vous procurer le livre de l'Aleph-Beth en cliquant ici.)

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dimanche 18 février 1990

Le livre de l'Aleph-Beth (4)

Le livre de l'Aleph-Beth (3)

Banim - Enfants

1. Tout celui qui pleure et s'endeuille sur un homme honnête [qui est décédé], a le mérite d'élever ses enfants.

2. On doit faire attention à ce qu'un bébé garçon n'aille pas la tête découverte.

3. Un homme ne doit pas s'inquiéter pour les moyens de subsistance de ses enfants, car ils augmentent au fur et à mesure que les enfants grandissent.

4. Celui qui empêche autrui de se fructifier et d'avoir une nombreuse progéniture, va en Enfer sans enfants.

5. Un homme qui force sa femme à avoir des rapports sexuels, aura des enfants qui n'iront pas dans le droit chemin.

6. La difficulté d'élever les enfants sera plus grande pour une femme qui a des écoulements menstruels abondants.

7. La fille d'un Cohen qui se marie avec un Israélite et la fille d'un érudit en Tora qui se marie avec un ignorant, n'auront pas de descendance.

8. Jeûner le jeudi est bénéfique pour élever ses enfants.

9. Une femme pudique a le mérite d'avoir de bons enfants.

10. La femme de celui qui célèbre joyeusement les fêtes et met convenablement les Tefilines enfantera des garçons.

11. Parfois, quand on prie pour qu'un homme qui n'a pas encore d'enfants puisse en avoir, il peut mourir.

12. Si tu n'accomplis pas tes vœux, tes enfants peuvent en mourir.

13. Partir d'un endroit à l'autre fait engendrer une progéniture.

14. Les grands enfants ne meurent pas à cause des péchés de leurs parents. Mais quand le nom de D-ieu est bafoué, même ceux-là peuvent mourir.

15. Celui qui mange de la viande et boit du vin aura des enfants sains.

16. Celui qui regarde [ne serait-ce que] le talon d'une femme ou de sa propre femme quand elle est impure, aura des enfants qui ne se conduiront pas bien.

17. Celui qui habite en Terre Sainte durant dix ans et n'a pas d'enfants, doit divorcer sa femme. Peut-être n'a t-il pas le mérite d'édifier [une famille] avec elle ?

18. Qu'est ce qu'un homme doit faire pour enfanter des garçons ? Qu'il se marie avec une femme qui lui convienne, qu'il se sanctifie au moment des rapports et qu'il implore Celui qui détient [la bénédiction] des enfants.

19. Celui qui engendre, donne naissance à des enfants qui lui ressemblent.

20. Un homme doit se garder de couper un arbre avant son temps, car ceci porte préjudice au fait d'élever ses enfants.

21. Tout celui qui recherche à faire la charité, a le mérite d'avoir des enfants riches, sages et experts en Hagada (histoires du Talmud).

22. Qu'est-ce qu'un homme doit faire pour avoir des enfants ? Qu'il distribue largement son argent aux pauvres et qu'il réjouisse sa femme avant leurs rapports.

23. De la même façon qu'il est interdit de tuer quelqu'un, il est interdit de couper un arbre qui donne des fruits avant son temps.

24. Nous trouvons le terme « mort » appliqué à Yoav, car il n'a pas laissé une progéniture qui lui ressemblait. Alors qu'il est dit au sujet du Roi David : « il se coucha », car il laissa un fils qui était son pareil.

25. Le mauvais œil n'a pas de prise sur celui qui donne naissance en premier à une fille.

26-27. Chaque personne qui élève un orphelin dans sa maison ou qui enseigne la Tora au fils de son ami est considéré comme s'il les avait engendrés.

28. Quarante jours avant la formation de l'embryon, un homme doit prier que sa femme donne naissance à un garçon.

29. La femme de celui qui a des pensées malsaines aura elle aussi de telles pensées et alors les Qelipoth (les forces du mal) viendront chez elle en rêve et ses enfants mourront.

30. L'infidélité du mari conduit à l'infidélité de sa femme.

31. Tout celui qui brûle la récolte d'autrui ne laissera pas un fils pour hériter de lui.

32. Une femme qui perd ses enfants à la naissance, devra poser une pomme sur sa tête [quand elle accouche].

33. Chaque personne qui commence l'accomplissement d'une mitsva et qui ne la termine pas, enterre sa femme et ses enfants.

34. Celui qui se marie pour de l'argent, aura des enfants qui suivront de mauvaises voies et perdra cet argent rapidement.

35. Celui qui est affairé à étudier la Tora et à accomplir des actes de charité, aura le mérite d'engendrer de nombreux enfants.

36. Les enfants meurent par la faute de leurs pères seulement s'ils suivent la même voie qu'eux.

37. L'acte conjugal est bénéfique pour le fœtus. Il lui octroie la blancheur et le rend alerte, lui donnant force et belle apparence.

38. Celui qui n'a pas d'enfant, doit accepter sur lui [le joug] de l'exil.

39. Celui qui enlève les moyens d'existence à autrui, est considéré comme s'il violait sa femme.

40. Tomber dans les mains de ses ennemis équivaut [à la même punition que de] perdre ses enfants.

41. Celui qui a des relations sexuelles avec une non-juive, avec un autre homme ou a des pensées d'idolâtrie, son fils ne pourra pas être un érudit en Tora. Même s'il apprend à son fils la Tora, il l'oubliera.

42. De bons enfants amènent une grande guérison à leurs parents.

43. À cause du mensonge, les enfants meurent.

44. Chaque homme qui ne se sépare pas de sa femme quand approche le moment de ses menstrues, ses enfants, même s'ils ressemblent à ceux d'Aaron, mourront. Par contre, celui qui n'a pas de relations avec sa femme à ce moment, aura des enfants mâles qui seront capables d'être des instructeurs de la Loi juive.

45. Tout celui qui fait la Havdala (la bénédiction qui « sépare » le Chabath de la semaine) aura des enfants mâles qui pourront être des instructeurs de la Loi juive.

46. Celui qui se sanctifie au moment des rapports conjugaux, en se conduisant pudiquement, engendrera des enfants mâles.

47. On doit faire attention à ne pas donner à un bébé à téter d'une mauvaise femme, car le lait tété peut rendre pur ou impur.

48. L'eau chaude et l'huile sont un bienfait pour la santé du bébé.

49. Celui qui ne se retient pas d'uriner, la prière qu'il formule pour ses enfants est exaucée.

50. Les enfants ont la même apparence que leur père et leur mère.

51. Une mauvaise éducation dans la maison d'un homme est pire que la guerre de Gog et Magog.

52. Celui qui vient tôt et reste tard à la synagogue, prolonge les jours de ses enfants.

53. Un homme ne doit pas favoriser un fils par rapport aux autres.

54. En allumant les lumières de 'Hanouka et de Chabath, on a le mérite d'avoir des enfants érudits en Tora.

55. Celui qui aime les Sages, ses enfants deviendront des Sages. Celui qui honore les Sages, ses gendres deviendront des Sages.

56. Les enfants meurent jeunes quand les parents n'accomplissent pas leurs vœux, quand ils négligent l'étude de la Tora, ne font pas les mitswoth de la mézouza et des tsitsith, ou lorsqu'ils éprouvent de la haine gratuite envers autrui.

57. Celui qui prélève la dîme de son argent à la charité, ses enfants seront sauvés de la diphtérie.

58. Les petits enfants qui apprennent la Tora , meurent à cause des fautes de la génération.

59. Les myrtes que l'on se procure pour Chabath donnent le mérite d'avoir des enfants érudits en Tora.

60. Une Ségoula pour une femme qui fait des fausses couches est de baigner une jeune mariée avant son mariage.

61. La nature des enfants d'une personne dépend des aliments qu'elle consomme [avant leur conception].

62. Celui qui perd ses enfants, ne devrait pas avoir des relations conjugales pendant la semaine, mais seulement la nuit de Chabath.

63. Tirer à l'arc à Lag Ba'Orner est une Ségoula pour avoir des enfants. Être ministre officiant en chantant les prières l'est également.

64. Il faut apprendre à un enfant à bien se conduire dès son jeune.

65. Les chants et les louanges de D-ieu que l'on récite avant l'aube sont une Ségoula pour avoir des enfants, pour que celle qui allaite puisse avoir du lait si elle en manque et également pour que celle qui est mauvaise et coléreuse [change sa nature].

66. Celui qui se fait petit devant son maître et le questionne sur tous ses doutes – même si l'enseignant lui fait honte – aura le mérite d'engendrer un fils qui sera plus grand en Tora que son maître.

67. Celui qui accepte les souffrances avec amour, est récompensé en ayant une progéniture qui vivra longtemps.

68. D-ieu accomplit des actions en rapport avec le nom de la personne. Car c'est le nom d'un homme qui influence [tout aspect de sa vie].

69. Celui qui lève la voix pour se vanter, ses enfants seront pris en captivité.

70. Celui qui n'a pas d'enfant doit utiliser régulièrement de l'huile.

71. Parfois, lorsqu'une personne change de logement, elle épargne la vie de ses enfants.

72. En cherchant la paix, un homme sauve ses enfants de la mort et de l'exil.

73. Lorsqu'une personne fait quelque chose qui se révèle après coup être un obstacle pour autrui, tout bien est interrompu de sa descendance.

74. Parfois, un grand amour qui existe dans un couple l'empêche d'avoir des enfants.

75. La plupart des femmes stériles qui réussissent à être enceintes, donnent naissance à un garçon.

76. Les enfants d'une personne meurent parce qu'elle blesse quelqu'un par des paroles.

77. Le Tsadiq a le pouvoir de maudire un homme pour qu'il n'ait pas d'enfants allant dans la bonne voie.

78. Celui qui invite un Tsadiq à séjourner chez lui est béni en ayant une descendance.

79. Celui qui aspire à accomplir une mitswa, mais en est empêché est récompensé en ayant des enfants. Ils hériteront de sa grandeur et mériteront d'accomplir cette mitswa.

80. Celui qui prive autrui de sa subsistance, ses enfants mourront finalement.

81. Un aimant est une Ségoula pour avoir des enfants.

82. Les enfants d'une personne meurent quand elle fait usage de noms impurs, de la sorcellerie ou quand elle y croit.

83. Quand un homme et sa femme se lavent les mains et donnent la charité avant leurs rapports conjugaux, ils enlèvent l'esprit impur des enfants qu'ils vont engendrer.

84. Il y a des femmes qui n'élèvent que des filles et pas des garçons.

85. En récitant le passage des Tsitsith (Nombres 15:37-41) avec une grande dévotion, une grande crainte et en habillant ceux qui sont privés de vêtements, on a le mérite d'avoir des enfants mâles.

86. Une année prospère est un signe de la fructification et de la multiplication du peuple juif.

87. Les enfants d'une femme qui pratique la sorcellerie, mourront et elle deviendra veuve.

88. Une Ségoula pour une mère qui allaite son bébé et n'a pas suffisamment de lait : son mari devra s'endeuiller sur la destruction de Jérusalem.

89. Lorsque les gens sont faux, leurs enfants sont frappés de plaies. L'endroit où ils vivent peut aussi avoir un effet [négatif] sur eux.

90-91. Celui qui rend joyeux les nouveaux mariés ou qui fait attention à la mitswa d'allumer des bougies, sa femme enfantera des garçons.

92. L'abondance de pluie est un signe que beaucoup de garçons naîtront durant cette année.

93. Un mari et son épouse qui s'insultent mutuellement ne pourront élever leurs enfants.

94. Sème une sorte de céréale. Après l'avoir moissonnée, donne-la aux pauvres et n'en tire aucun profit personnel. Ceci est une Ségoula pour élever tes enfants.

95. [Le dirigeant] qui fait peur d'une façon excessive aux gens de sa génération n'aura pas d'enfants intelligents.

96. Celui qui n'a pas pitié de ses enfants, n'a certainement pas part dans « la Compréhension sacrée. »

97. Celui qui ne révise pas [et oublie] ce qu'il a appris, cause la mort de ses enfants.

98. On ne peut élever ses enfants quand on est immoral.

99. Le nom de D-ieu « Eloka » protège les enfants.

100. Les enfants d'une personne ne s'écarteront pas du mauvais chemin si elle s'efforce d'assurer les moyens de subsistance à ceux qui cherchent D-ieu.

101. En ayant foi dans les Tsadiqim, les enfants vivent et subsistent.

102. Lorsqu'un garçon vient au monde, la Générosité vient au monde.

103. Celui qui fait de la peine à ses parents ne méritera pas d'élever ses garçons.

104. Celui qui recherche la paix, aura le mérite de voir les enfants de ses enfants.

105. Une porte ou une fenêtre endommagée est un signe de maladie des enfants.

106. La dispute est un mauvais signe pour les enfants. La paix est un bon signe pour eux.

107. L'homme qui est coléreux aura des enfants idiots.

108. Une personne qui honore son père a le mérite d'engendrer des garçons.

B

1. Celui qui élève ses enfants dans la souffrance, devrait [pour en être soulagé], réciter le passage de la Tora traitant de la Création (Genèse I) chaque jour. Cette lecture le protégera aussi d'être inculpé faussement de vol.

2. Une Ségoula pour avoir des enfants : sois humble.

3. Planter un vignoble nuit au fait d'élever ses enfants.

4. Le fait de s'efforcer à racheter les captifs constitue une Ségoula pour enfanter.

5. Réciter les Ma'amadoth (passages de la Tora récités à l'origine lors des sacrifices) est bénéfique pour [engendrer] des enfants.

6. La femme dont les enfants meurent de diphtérie doit baigner ses [autres] enfants dans l'huile et allumer une lampe avec cette huile lorsqu'elle ira au bain rituel.

7. Celui qui défend sa foi avec succès malgré un grand nombre de gens qui s'élèvent et argumentent contre lui aura, par ce mérite, une grande progéniture qui remplira le monde.

8. La lettre hébreu « héh » (ה) façonnée en argent est une Ségoula pour croître et se multiplier.

9. Parfois, la structure d'une maison empêche une femme d'enfanter. Quand les poutres qui la forment ne sont pas placées dans la position qui leur a été assignée depuis les six jours de la Création, la maison est considérée comme détruite même si elle tient toujours. Cette « ruine » porte préjudice à cette femme qui ne peut enfanter.

10. Il faut rechercher un mohel (la personne qui réalise la circoncision) qui soit Tsadiq et craignant D-ieu. Car s'il ne répond pas à ces exigences, il se peut – à D-ieu ne plaise – que le nouveau né ne puisse engendrer des enfants ou qu'il devienne épileptique.

11. Celui qui a un fils qui s'affaire à l'étude de la Tora n'est pas considéré comme mort [même quand il quittera ce monde].

12. Le lait d'une femme Tsadéqeth (Juste) donne à l'enfant la crainte de D-ieu et le pouvoir dans ce monde.

13. Une personne qui entraîne autrui à tomber de sa foi, perdra ses enfants.

14. Lorsqu'il y a la paix dans le pays, les enfants juifs qui naissent, deviennent des instructeurs de la Loi juive.

15. Celui qui, ayant des rapports avec sa femme, fait attention à ne pas être ni lui, ni le temps et le moment, trop chaud ou trop froid, les enfants qui naîtront de cette union seront de très grands Sages.

16. Celui qui maîtrise ses instincts, ses enfants ne suivront pas un mauvais chemin. Il sera prospère matériellement et ne subira pas d'épreuve.

17. Une femme qui ne vient pas d'une grande famille, met au monde des enfants qui ne se comportent pas bien, même si elle est Tsadéqeth (Juste).

18. Quand la récolte est abondante dans le monde, c'est un signe que garçons naîtront. Lorsque le vin est abondant, c'est un signe que des filles naîtront.

19. Une personne qui n'a pas de fils doit s'habituer à apporter des cadeaux aux érudits en Tora et dire le passage (Deut. 26:1-11) se rapportant aux Bikourim (l'offrande des prémices). Il devra aussi étudier beaucoup le Talmud et étudier moins la Hagada, qui constitue elle, une Ségoula pour avoir des filles.

20. Celui qui maîtrise l'étude des Posqim (les Codificateurs de la Loi juive) à un tel point qu'il est capable d'instruire d'autres dans ce domaine, plusieurs femmes stériles pourront, par son mérite, concevoir un enfant.

21. Parfois, quand un homme est pris en captivité, on lui épargne la mort de ses enfants.

22. En donnant la charité, on a le mérite d'avoir des enfants.

23. Une femme qui a des difficultés à accoucher doit porter la clé [du portail] d'un cimetière. Ceci constitue également une Ségoula pour une femme stérile.

24. Les enfants meurent – à D-ieu ne plaise – parce que le père a une émission séminale vaine.

25. Il existe certaines sortes de bois qui, lorsqu'ils sont utilisés pour faire un lit, peuvent empêcher la conception ou le fait d'élever les enfants. Par contre, d'autres sortes de bois ont l'effet contraire.

26. Quand les enfants d'une femme meurent dans leur jeune âge, elle devra confectionner un habit [au prochain ou à celui qui reste] qu'il portera jusqu'à ce qu'il grandisse.

27. Lorsque les juifs croissent et se multiplient, les nations du monde font sortir de nouveaux décrets contre eux.

28. Les souffrances qu'une personne endure sont bénéfiques pour concevoir des enfants.

29. Les ronces sont une Ségoula pour concevoir des enfants.

30. Celui qui naît circoncis possède un pouvoir d'imagination bon et sain.

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