mercredi 12 janvier 2011

Le choix des mots

פנינים לתורה

“Prononcer des paroles de Tora – même à une seule personne – est une grande dévotion. À plus forte raison si l'on s'adresse à plusieurs personnes.”

Un adultère spirituel

“Cependant, il faut faire extrêmement attention à ne pas prononcer des paroles qui ne conviennent pas à l'intelligence de la personne à qui l'on s'adresse. Autrement, cela correspond au concept de l'adultère : jeter des gouttes d'intelligence dans un endroit où l'on ne devait pas.”

“Ceci s'appelle du gaspillage car de ces paroles, rien ne naîtra de la personne qui les a reçues. Quelques fois, on appelle cela un véritable adultère. Cela se produit lorsque des paroles qu'elle a entendues, la personne fait naître quelque chose qui possède un défaut ou une imperfection. Dans ce cas, la personne fait une chose qu'elle ne devrait pas faire et qui selon son niveau correspond à une erreur ou – que D-ieu nous préserve – un péché. Ainsi, à cause des paroles de Tora qu'une certaine personne a prononcées, une autre se trouve être – que D-ieu nous préserve – la victime de désirs d'infidélité.”

“Par conséquent, il faut faire extrêmement attention lorsqu'on doit prononcer des paroles de Tora en présence d'autres personnes. Dans ce type de situations, le discours prononcé doit être divisible : chaque personne doit entendre uniquement ce dont elle a besoin et pas un mot de plus. Même si l'individu qui parle en public tient le même discours à toutes les personnes qui l'entendent, ce qui entre dans le cœur de chacune correspond à ce qui s'applique à elle et à ce dont elle a besoin.”

“Ceci correspond à ce qui est écrit dans le Zohar (Yitro 68) : “Il est écrit (Exode 18:1) : 'Yitro – prêtre de Midian et beau-père de Moché – apprit tout ce que D-ieu avait fait pour Moché et pour Israël Son peuple.' Le monde entier n'avait-il pas entendu ce que D-ieu avait fait pour Son peuple ? Plutôt, nous devons dire que l'intention du verset est de nous apprendre que Yitro fut le seul à entendre véritablement les paroles de D-ieu et à en tirer les conséquences pratiques.”

(Adapté du Liqouté Moharan I de Rabbi Na'hman de Breslev, 134)

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Minna bat Miriam.

Pour dédicacer un Dvar Tora, cliquez ici.

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lundi 10 janvier 2011

La vérité : une issue salvatrice

la verite n'a pas de masque, il parait

“La vérité doit être totale, évidente et claire ; elle ne doit être entachée d'aucune sorte. La personne érudite comprendra de cela qu'elle doit prier tous les jours de sa vie pour mériter – même qu'une seule fois dans sa vie – de prononcer de façon appropriée une seule parole de vérité devant D-ieu. Dans ce domaine, il existe de nombreux niveaux. Lorsqu'une personne mérite d'atteindre un aspect de la vérité absolue, D-ieu l'éclaire. Ensuite, cette personne resplendit d'elle-même car la lumière de D-ieu l'a investie.”

“Cependant, la personne qui n'a pas encore atteint le niveau supérieur de la vérité – mais qui se situe tout de même au niveau de la vérité – n'éclaire pas d'elle-même. Elle n'a pas atteint la juste vérité ! Malgré tout, la vérité que cette personne a atteinte permet à une tierce personne de briller en elle. En cela également il existe plusieurs niveaux et situations.”

(…)

“L'essentiel de ce qui nous intéresse est de savoir qu'une personne peut sombrer entièrement face aux attaques de l'obscurité et des forces du mal. Dans ce cas, elle peut se trouver emprisonnée et enfermée dans la plus sombre des obscurités. Celle-ci peut l'entourer et l'encercler de tous les côtés imaginables, que D-ieu nous préserve. Pour cette personne, il semble qu'il n'existe aucune ouverture, aucun remède ni solution pour la faire sortir de cette obscurité. Lorsque cela se produit, le conseil essentiel à donner à cette personne est qu'elle doit se rapprocher de la vérité. Cette personne doit chercher la vérité absolue et désirer seulement la vérité absolue.”

“Il n'existe aucune obscurité et aucune force pour entourer la personne et causer l'obscurité autour d'elle si elle est résolue d'agir de la sorte. De fait, la vérité est D-ieu Lui-même. Cette personne correspond alors à ce qui est écrit (Psaumes 27:1) : “Le Seigneur est ma lumière.” Dans la mesure où D-ieu est sa lumière, il n'existe aucune obscurité qui puisse l'obscurcir. Il est certain qu'un tel individu méritera de voir les ouvertures qui lui permettront de sortir de l'obscurité, ce qui correspond à (Psaumes 119:130) : “La révélation de Tes paroles projette de la lumière, donne de l'intelligence aux simples.” Comprenez bien cela.”

“L'essentiel consiste à savoir que durant nos prières, nos supplications et nos requêtes – même s'il nous est impossible de prononcer le moindre mot de prière et de supplications à cause de l'immensité de l'obscurité et de la confusion qui nous entourent avec une grande force et de tous les côtés – nous devons essayer de prononcer des mots de vérité, peu importe le niveau bas où nous sommes. Par exemple, nous pouvons dire : “D-ieu, viens à mon aide !” avec sincérité. Nous devons agir ainsi même s'il nous est impossible de parler avec l'enthousiasme et la vivacité qu'il faudrait. Dans tous les cas, nous devons prononcer ce que nous disons avec sincérité, chaque personne selon ses capacités.”

“Grâce à ces paroles prononcées en toute sincérité, nous mériterons de voir les ouvertures qui existent au sein même de l'obscurité. C'est cela qui nous permettra de sortir de l'obscurité et d'atteindre la lumière. En fin de compte, cela nous permettra de prier comme il se doit.”

(Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan 112:1-3)

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lundi 6 décembre 2010

La Tora est spirituelle

Alive in the Continuum

“La Tora (Bible) est spirituelle. Ainsi, la personne dont les actions sont pures, droites et dont l'intellect est dirigé vers le spirituel peut saisir toute la Tora. De plus, cette personne n'oubliera strictement rien de ce qu'elle aura appris. Cela s'explique par le fait que tout ce qui est du domaine spirituel n'occupe aucun espace. Conséquemment, la Tora peut être développée tout en restant dans l'intellect de la personne.”

“Cependant, la personne qui donne un aspect matériel aux paroles de la Tora [par exemple : elle étudie pour obtenir le titre de “rabbin”, pour obtenir un salaire plus élevé…] – et en fait une chose concrète – ne possède pas le même avantage. L'étude de cette personne possède une mesure précise et une quantité limitée : tout dépend des limites intellectuelles de cette personne. Selon la nature de son intellect, elle pourra saisir plus ou moins de matériel dans son esprit, pas au-delà.”

“Si une telle personne désire obtenir plus de connaissances, elle doit au préalable se débarrasser de ce qu'elle a déjà appris. Cela correspond à l'ordre normal des choses matérielles : si une chose est déjà pleine et qu'on désire la remplir encore, ce qui s'y trouve déjà est rejeté, expulsé. De cette situation naît l'oubli.” (Rabbi Na'hman de Breslev – Liqouté Moharan 1:110)

Cette leçon du Liqouté Moharan nous permet de comprendre la raison pour laquelle il est extrêmement difficile de se souvenir de tout ce que nous devons apprendre dans le domaine du matériel. Dans la mesure où nous apprenons toujours pour une raison concrète (obtention d'un diplôme, d'un savoir spécifique, augmentation de revenus…) tout ce qui est censé entrer dans notre cerveau revêt l'aspect quantitatif du matériel.

D'autre part, lorsque nous apprenons sans motif ultérieur, notre capacité de mémoire est augmentée d'une façon prodigieuse. Cela se produit souvent lorsque nous apprenons un sujet spirituel. Dans ce cas, nous apprenons uniquement car cela correspond à la volonté de D-ieu et nous n'attendons pas en retour de recevoir un avantage particulier de cette étude. Cela permet de multiplier sans fin notre mémoire et tous les concepts appris résideront très longtemps dans notre esprit.

C'est pour cette raison que la véritable étude est celle du cœur. Nous savons tous-tes que ce qui nous tient à cœur ne se sépare pas facilement de nos personnes. D'autre part, ce qui nous est difficilement supportable a non seulement de la difficulté à entrer en nous, mais en sort encore plus vite !

Maître du monde, aide-moi à aimer l'étude de Ta parole pour sa beauté et pour rien d'autre. Je ne désire recevoir en échange de cette étude ni salaire, ni respect, ni autre avantage de ce monde. Étudier Ta parole et la porter à mon cœur représente mon plus grand plaisir ; aide-moi à vivre à la hauteur de Ton espérance. Amen.


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lundi 10 mai 2010

S'inspirer soi-même

S'inspirer soi-même

Nous avons tout à gagner à fréquenter des personnes qui se situent à un niveau supérieur au nôtre. Qu'il s'agisse de leur étude des Textes saints, de leur façon de prier ou de se comporter dans la vie quotidienne, ces exemples vivants peuvent nous aider à nous élever spirituellement.

Une source d'inspiration toujours disponible

Cela nous est certainement arrivé : tandis que nous prions, nos pensées s'égarent et notre esprit s'éloigne grandement de l'endroit physique où se trouve notre corps. En un clin d'œil, nous apercevons la personne qui prie à nos côtés avec une grande concentration. À sa vue, nous rassemblons nos idées et essayons de faire notre possible pour améliorer notre propre façon de prier. Souvent, cela fonctionne à merveille !

Lorsque nous cherchons l'inspiration chez les autres, il ne s'agit pas de copier leur façon de faire : chaque personne est différente et à chacune appartient un chemin spécifique et unique pour se rapprocher du Divin. Plutôt, en constatant la différence apparente entre nous et l'Autre, nous trouvons une motivation nouvelle pour redoubler nos efforts et atteindre (ou retrouver) un niveau qui était au-dessus de nous une seconde auparavant.

Même si nous n'y pensons pas souvent, il existe une autre source d'inspiration que nous pouvons utiliser à loisir. Cette source présente l'avantage d'être constamment à nos côtés et de ne jamais refuser son aide : nous-mêmes ! S'utiliser pour s'inspirer est simple ; pour y parvenir, il suffit de faire usage de ce qui nous distingue du monde animal : la parole.

De fait, les mots que nous prononçons peuvent devenir une véritable source d'inspiration. Ainsi, en nous adressant au Créateur et en Lui dressant la liste de nos requêtes et nos demandes, nous pouvons à tout instant nous écrier par la suite : « Pauvre de moi ! » En agissant de la sorte, nous prenons conscience de notre existence et nous pouvons réfléchir à notre situation.

« Où suis-je ? » ; « Quelle est la personne qui s'écrie de la sorte ? » ; « Ce 'Pauvre de moi !' n'est-il pas sorti pas de ma propre bouche ? » Ces réflexions peuvent nous amener à redoubler d'énergie et à nous exclamer avec encore plus de force : « Pauvre de moi ! Moi, réellement ! » C'est notre voix qui nous aura alors permis de nous réveiller d'une façon encore plus certaine de notre véritable sommeil spirituel.

Cela ne signifie pas que nos premiers cris manquaient de sincérité. De fait, nous pleurions honnêtement à propos de notre éloignement d'avec le Divin. Cependant, entendre notre propre voix nous a mis en face d'une personne qui pleurait son envie de rapprochement : nous-mêmes ! Devant ce spectacle émouvant, nous avons pris la mesure de l'urgence de la situation ; qui ne dépenserait pas tous ses efforts pour venir en aide à un pauvre âme juive ?

Parler à Hachem – chaque jour et en notre langue maternelle – est le meilleur service que nous pouvons nous rendre. Lors de ce Dialogue saint, rien ne sert de mentir ou de prétendre. Le Maître du monde ne connaitrait-Il pas le fond de nos pensées ? Ainsi, marqué de la plus grande franchise, ce dialogue devient une invitation à nous distancer des petitesses de ce monde et à rencontrer une dimension nouvelle de notre vie : la céleste.

Qu'elles sont belles les paroles du juif lorsqu'il pleure à propos de son éloignement ! Qu'elles sont sublimes les lettres qui composent ces chants d'un autre type ! Que ne donnerions-nous pas afin de pouvoir prolonger sans fin cet échange vrai !

« Maître du monde ! Ne m'abandonne pas ! Fais renaître en moi l'Étincelle sainte que Tu as placée en mon cœur. Aide-moi à atteindre la richesse éternelle : celle de mon rapprochement vers Toi et de la découverte du sens véritable de la vie. »

(Adapté du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev, I:270)

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jeudi 15 avril 2010

Se trouver dans un livre

Se trouver dans un livre

« Aussi je dis : 'Voici, je me présente avec le rouleau du Livre dans lequel se trouve ce qui m’est prescrit.' Accomplir ta volonté... » (Psaumes 40:8-9)

Lorsqu'une personne consulte et apprend d'un livre et qu'à chaque endroit qu'elle consulte ou qu'elle étudie elle s'y retrouve – c'est-à-dire qu'elle applique à elle-même les leçons de morale, qu'elle constate sa petitesse et sa médiocrité – peu importe le livre qu'elle étudie, ceci est un signe qu'elle désire remplir la Volonté de D-ieu.

Et ceci est l'explication de :

« Aussi je dis : 'Voici, je me présente avec le rouleau du Livre dans lequel se trouve ce qui m’est prescrit.' » Ceci est un signe qu' « accomplir ta volonté, mon Dieu, tel est mon désir. »


Se voir dans notre étude

Lorsque nous étudions un Livre saint (Tora, Guémara, halakha, Kabbale, éthique...), nous devons essayer de le faire avec l'objectif de nous transformer selon ce que nous apprenons. Bien sûr, chaque personne avance à son allure et une qui se transforme moins vite qu'une autre n'est pas à montrer du doigt. Le plus important est d'avancer dans la bonne direction : celle qui nous rapproche d'Hachem.

Après une séance d'étude – lorsque nous refermons le livre qui se trouve devant nous – nous ne devons pas accorder de l'importance seulement au nouveau matériel que nous venons d'apprendre. Certes, ce que nous ne savions pas quelques instants auparavant et qui est entré dans notre cerveau est important ! Ceci est particulièrement le cas dans le domaine de la halakha (loi juive) : c'est en accumulant le plus grand nombre de connaissance que nous pouvons faciliter notre rapprochement avec le Divin.

Cependant, si notre étude reste dans notre tête, elle risque de s'évaporer rapidement et dans tous les cas, elle ne possèdera pas la saveur que le Maître du monde aimerait qu'elle ait. Nous devons déployer des efforts importants afin de faire descendre cette étude dans notre cœur. C'est à cet endroit qu'elle pénètrera tout notre corps et qu'en peu de temps, elle fera partie intégrante de notre personnalité. La différence entre ces deux niveaux est celle qui existe entre le savoir et le vécu.

Savoir ce que désire de nous Hachem n'est pas très difficile. De fait, il suffit d'ouvrir un livre et de consacrer le temps qu'il faut pour apprendre. Ceci correspond au savoir. Il est autrement plus difficile de prendre à cœur ce que nous avons appris et de ne pas compter les efforts pour nous transformer en conséquence.

Cette idée est celle à laquelle le Roi David fait allusion dans le verset cité ci-dessus et c'est ainsi que l'apprend Rabbi Na'hman de Breslev. En d'autres termes, nous devons dire que nous étudions un livre « dans lequel se trouve ce qui m’est prescrit » plutôt que de penser que nous étudions un livre dans lequel sont prescrites des lois. Cette « personnalisation » de l'étude nous permet – en fin de compte – d'affirmer en toute vérité qu' « accomplir ta volonté, mon Dieu, tel est mon désir. » Autrement, notre étude est un exercice intellectuel qui ne correspond pas à la Volonté divine.

Il est important de préciser deux choses : 1) Constater notre éloignement du Divin – grâce à l'étude – ne doit pas être la raison de nous faire sombrer dans l'angoisse, que D-ieu nous préserve. Plutôt, ce constat doit être la source d'une prise de conscience chargée d'énergie nouvelle qui nous pousse à aller de l'avant : vers le Créateur et Sa volonté. 2) Si notre étude est plutôt intellectuelle et qu'elle a tendance à rester dans notre tête – sans réellement atteindre notre cœur – nous ne devons pas utiliser cela comme un prétexte pour y mettre fin. À la place, nous devons en faire l'objet de prières nouvelles dans lesquelles nous demanderons à Hachem de nous aider à atteindre ce niveau qui nous semble encore trop éloigné de nous.

Heureuses les personnes qui vivent selon ces principes.

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lundi 26 octobre 2009

La citation du jour

La citation du jour

“La perfection du Savoir est atteinte lorsque le transcendantal devient immanent.” (Rabbi Na'hman de Breslev, Liqouté Moharan I, 21)

La dimension immanente (pnimi) inclut les concepts que nous avons appris, compris et qui font partie de notre vie, sans qu’on y pense nécessairement. D'autre part, la dimension transcendante (maqif ) est celle qui inclut les concepts dont nous avons entendu parler – plus ou moins nettement – mais qui ne font pas encore partie de notre vie quotidienne.

Par exemple : nous savons que manger kacher est important et nous nous forçons à ne plus acheter d'aliments qui sont interdits à la consommation. Malgré tout, les tentations sont importantes et plusieurs nous avons été sur le point de fauter, qu'à Dieu ne plaise.

Le jour où manger kacher fait partie intégrante de notre vie – et que les aliments interdits ne nous tentent même plus – nous avons atteint un niveau élevé de Savoir. Chaque fois que cela se produit pour un aspect spécifique de notre Service divin, nous faisons un pas important en direction d'Hachem.

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lundi 31 août 2009

Liqouté Moharan - Leçon 19

Liqouté Moharan - Leçon 19

“Le Midrach cite la question posée par les hérétiques à propos de la mitswa de la circoncision. “Comment se fait-il” demandent-ils, “que D-ieu ait créé quelque chose [l’homme] qui ait besoin d’une rectification ?” Cependant, ceci était précisément l’intention du Créateur.”

“De fait, la rectification principale de chaque chose est réalisée ici-bas, dans ce monde. (…) Hachem a créé l’univers entier pour l’homme. Celui-ci possède le libre-arbitre spécifiquement pour qu’il puisse rectifier toutes les choses.”

Commentaire :

Rabbi Na’hman de Breslev nous apprend un principe fondamental dans notre Service divin. Hachem a créé l’univers entier en laissant à chaque personne juive le soin d’y apporter la “touche finale.” C’est cette touche finale qui nous permet de rendre gloire à D-ieu.

Ainsi, D-ieu a créé l’homme avec un besoin inné de manger. En consommant les aliments dont nous avons besoin pour vivre, nous avons le choix de rendre gloire à D-ieu ou de L’ignorer, que D-ieu nous préserve.

Si nous faisons attention à manger kacher, à prononcer les bénédictions adéquates avant de manger… nous apportons la “rectification spirituelle” dont chaque aliment a besoin. À l’inverse, si nous mangeons comme le font les personnes non juives et les animaux, nous utilisons ce qu’Hachem a mis à notre disposition pour une raison autre que Sa volonté.

Se rapprocher de D-ieu

Il en est de même avec la multitude d’actions que nous avons l’occasion de réaliser chaque jour. Si chacune de ces actions nous permet de penser à D-ieu et de nous en rapprocher, nous donnons la “touche finale” à toutes les choses que nous utilisons, à tous les produits que nous consommons…

C’est pour cette raison que la personne juive ne divise pas ses journées en deux parties distinctes : celle pendant laquelle elle sert Hachem (en priant, en étudiant la Tora…) et celle pendant laquelle elle n’a pas de lien direct avec le Maître du monde (à son travail, en vacances…)

Selon le judaïsme, c’est chaque geste de la vie quotidienne qui nous permet de rendre gloire à D-ieu et de nous en rapprocher. Lorsque nous vivons avec cette pensée, la vie devient remplie de signes qu’Hachem nous envoie pour Le servir et chacun de ses signes est l’occasion d’afficher notre joie de servir D-ieu et de Lui montrer l’amour que nous Lui portons.

Heureuse est la personne qui vit une telle vie et qui utilise chaque seconde de son existence dans ce monde pour se rapprocher du Créateur !

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mercredi 22 juillet 2009

Liqouté Moharan - Leçon 6

Liqouté Moharan - Leçon 6

“La personne qui désire emprunter les chemins de la téchouva (du repentir) doit rassembler son courage et se renforcer dans les chemins de D-ieu. Elle doit agir de la sorte, peu importe si elle traverse une période de montée ou de descente spirituelle. Ceci correspond au verset (Psaumes 139:8) : 'Si j'escalade les Cieux, Tu es là ; si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore'.”

“En d'autres termes, même si nous traversons une période de montée spirituelle et que nous avons atteint un niveau élevé, nous ne devons cependant pas nous satisfaire de notre situation et faire du surplace. Plutôt, nous devons être experts de la notion suivante : savoir et être persuadés qu'il nous faut poursuivre notre avancée” (…)

“L'inverse est également vrai. Même dans le cas où nous sommes tombés de notre niveau spirituel – que D-ieu nous préserve – et même si nous nous retrouvons dans le plus profond des enfers, nous ne devons pas non plus désespérer, d'aucune façon. Plutôt, nous devons constamment chercher et désirer Hachem. Peu importe dans quel endroit où nous sommes, nous devons nous renforcer avec tous les moyens qui sont à notre disposition.”

“De fait, Hachem se trouve même dans l'enfer le plus profond et dans cet endroit aussi il est possible de s'attacher à D-ieu. Ceci correspond à : 'Si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore' (…)”

Rabbi Na'hman de Breslev utilisait précisément le terme “expert” lorsqu'il faisait référence à ce sujet. De fait, il s'agit d'une expertise extrêmement grande lorsqu'une personne mérite de savoir à quel point elle doit continuellement se donner du mal et travailler dur dans le service de D-ieu. Elle doit être persuadée – à chaque instant – de pouvoir atteindre un niveau spirituel plus élevé. À plus forte raison, elle ne doit laisser à aucune chose le pouvoir de la faire chuter. Même si une personne se trouve là où elle se trouve – qu'à D-ieu ne déplaise – elle ne doit pas se sentir découragée. De la sorte, elle remplira ce qui est écrit : 'Si je fais de l'enfer ma couche, Te voici encore'.”

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mercredi 15 juillet 2009

Liqouté Moharan - Leçon 5

Liqouté Moharan - Leçon 5

“Chaque personne [devrait] réaliser les mitswoth avec une grande joie. Celle-ci devrait être d'une telle amplitude, qu'elle ne devrait vouloir aucune récompense du Monde à venir. Plutôt, comme récompense pour la mitswa qu'elle vient de faire, elle devrait vouloir qu'Hachem lui permette de réaliser une autre mitswa.” (…)

“D'une part, il y a la personne qui réalise la mitswa pour la récompense du Monde à venir. Cette personne ne dérive aucun plaisir de la mitswa elle-même. S'il n'y avait pas de récompense dans le Monde à venir, elle ne réaliserait pas la mitswa” (…)

“D'autre part, il y a la personne qui réalise la mitswa avec une grande joie. Celle-ci est d'une telle amplitude qu'elle ne désire aucune récompense du Monde à venir en échange (…) Lorsqu'une personne – qui réalise une mitswa avec joie qui provient de la mitswa elle-même – entre dans la joie de la mitswa, elle entre dans la joie d'Hachem” (…)

“Cependant, [pour atteindre ce niveau], il est nécessaire de débarrasser son esprit des sagesses superficielles et des pensées étrangères. Celles-ci sont du 'hametz (pâte fermentée) et il faut faire attention à ce qu'elles n'aigrissent pas la sagesse de la personne et qu'elles ne fassent pas naître en elle des désirs malsains” (…)

“Le plus important est qu'il faut garder son esprit pour qu'il ne s'aigrisse pas, qu'il ne devienne pas du 'hametz spirituel (...) Ainsi, il faut protéger notre sagesse afin que ne pénètre pas en elle la sagesse superficielle et que nous n'ayons pas de mauvaises pensées” (…) (Liqouté Moharan I:5)

Commentaires

Si nous n'éprouvons pas toujours une joie intense en faisant les mitswoth, c'est que notre esprit est devenu aigri, une sorte de 'hametz spirituel. L'esprit d'une personne pure se réjouit uniquement en réalisant les commandements qu'Hachem nous a donnés. C'est pour cette raison que nous existons dans ce monde : faire la Volonté divine et cela devrait être notre seule source de joie.

Un esprit empreint de “sagesse superficielle” se détache de la Tora et s'ouvre à des valeurs qui sont étrangères au judaïsme, que D-ieu nous préserve. Quelques fois, ces sagesses superficielles peuvent s'opposer d'une façon directe aux valeurs juives (ceci est le cas avec la philosophie). D'autre part, elles peuvent être neutres (la médecine, l'architecture…). Dans ce cas, elles n'aigriront notre esprit uniquement si nous prenons un véritable plaisir à les étudier.

Cela s'explique facilement : chaque personne est obligée de trouver un gagne-pain. Si une personne décide de devenir chirurgien, architecte, etc., cela ne pose aucun problème. Cependant, si les études de cette personne sont pour elle une véritable source de plaisir, elle signifie à D-ieu que pour elle, le plaisir peut se situer en dehors de la Tora. C'est de la sorte que son esprit deviendra l'équivalent d'un 'hametz spirituel, que D-ieu nous protège.

Maître du monde ! Aide-moi à trouver du plaisir en Toi et en Toi seulement. Aide-moi à considérer les futilités du monde présent pour ce qu'elles sont : des vanités temporaires. Aide-moi à ne penser qu'à Toi, à ne vouloir que Toi et à ne désirer qu'à m'inclure en Toi. Amen !

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mercredi 8 juillet 2009

Liqouté Moharan - Leçon 2

Liqouté Moharan - Leçon 4

“Lorsqu'une personne sait que tout ce qui lui arrive est pour son bien, ceci possède un goût du Monde à venir. (…) Cela ressemble à ce qu'à dit le Roi David (Psaumes 56:11) : “Lorsqu'il est Hachem [dans Son attribut de compassion], je célèbrerai Sa parole ; lorsqu'Il est Eloqim [dans Son attribut de justice stricte], je célèbrerai Sa parole.” (..) Cela signifie que nous savons que tout ce qui nous arrive est pour notre bien.”

“Savoir tout cela représente le savoir parfait. (..) En d'autres termes, nous ne faisons plus la différence entre la bienveillance et le jugement. (…) Par conséquent, qu'Il soit “Hachem” – ce qui correspond à la compassion – ou qu'Il soit “Eloqim” – ce qui correspond au jugement strict – tout est pour notre bien et la conséquence de l'amour que D-ieu ressent pour nous”, tel qu'il est écrit (Proverbes 3:12) : “Celui qu'Il aime, l'Éternel le châtie.” (Liqouté Moharan I:4)

Bien comprendre ces paroles est indispensable pour faire face aux défis de la vie quotidienne. Face à l'adversité et au comportement quelques fois hostile à notre égard de certaines personnes, il est possible de catégoriser notre réaction de la sorte :

1) Nous perdons le contrôle de nous-mêmes et laissons exprimer notre colère ;

2) Nous gardons le calme, mais en notre fort intérieur, nous ressemblons plutôt à une marmite sur le feu ;

3) Nous parvenons à être heureux-ses et joyeux-ses malgré ce que nous avons subi ;

4) Nous parvenons à être heureux-ses et joyeux-ses grâce à ce que nous avons subi.

Savoir nous situer pour pouvoir progresser

Les cas de figures sont innombrables et il nous est impossible de les inclure tous dans notre exemple. Pourtant, chaque personne selon ce qu'elle vit et ce qu'elle a subit parviendra sans mal à savoir à quelle catégorie elle appartient.

Les tests que nous vivons ont tous été voulus et envoyés par Hachem. Il n'y a pas lieu de s'énerver contre la personne dont le comportement nous touche : elle est à son insu le messager de D-ieu. Élever la voix contre elle, s'est l'élever contre Hachem, que D-ieu nous préserve.

Avant toute chose, nous devons continuellement chercher ce que chaque situation peut nous apprendre. La réaction désagréable à notre égard d'une personne est peut être l'occasion de réfléchir sur un trait de caractère ou une action que nous devrions améliorer ou rectifier. Ensuite, nous devons admettre la Perfection divine et reconnaître que c'est grâce à elle que nous pouvons nous rapproche du Créateur.

Même s'il ne nous est pas donné chaque fois de comprendre ce que nous vivons, nous devons nous en remettre à l'émouna (la foi) simple et pure. Nous savons que D-ieu nous aime et fait ce qu'il faut pour nous ouvrir le chemin de la Sainteté. Lorsque le chemin semble se remplir d'épines, il nous suffit de continuer à avancer et – idéalement – réaliser que ces épreuves provisoires sont les outils dont nous avons besoin pour continuer à progresser sur l'échelle spirituelle.

Cela vous semble difficile ? C'est sans doute pour cela que selon Rabbi Na'hman, la personne qui parvient à comprendre parfaitement cela possède un “goût du Monde à venir.” Heureuses sont les personnes qui atteignent ce niveau et qui doit être l'objet de toutes nos prières.

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mardi 7 juillet 2009

Un sceau et son empreinte


Comprendre le Tsadiq lui-même est impossible car nous ne possédons aucune perception de ce qu'il est réellement. Le fait est qu'il se situe au-dessus de notre intelligence. C'est pour cette raison que c'est seulement grâce aux personnes qui sont proches de lui qu'il nous est donné de comprendre les vertus du Tsadiq.

La raison en est que ces personnes – qui sont certainement vertueuses, atteintes de la crainte du Ciel et parfaites – possèdent une certaine compréhension et perception de la nature du Tsadiq. D'autre part, nous ne nous trouvons pas aussi éloignés des proches du Tsadiq que du Tsadiq lui-même. Ainsi, il est possible pour la personne qui désire atteindre la vérité de connaître les vertus du Tsadiq à travers les disciples qui lui sont proches.

Cela peut être comparé à un sceau sur lequel des lettres et des formes ont été gravées. Il est impossible de lire les caractères qui y sont inscrits à cause du fait que les lettres ont été marquées à l'envers. C'est seulement lorsqu'on utilise le sceau et qu'on forme une empreinte sur la cire qu'il est possible de lire les lettres et de voir les formes qui y sont gravées. Alors, nous comprenons ce qu'il est écrit sur le sceau.

(Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev, I, 140)

Cette leçon nous permet d'apprendre qu'il serait futile de notre part de vouloir comprendre la véritable nature de l'enseignement des Tsadiqim. Leur intelligence dépasse tellement la nôtre qu'il est illusoire d'imaginer que nous pouvons saisir ce qu'ils disent, écrivent et font.

Si une personne s'attache à un Tsadiq spécifique plutôt qu'à un autre, cela n'est certainement pas parce qu'elle est capable d'apprécier pleinement l'enseignement de celui-ci par rapport aux enseignements des autres Tsadiqim. Pourtant, de nombreuses personnes ont choisi de s'attacher à tel Rav plutôt qu'à un autre, à tel courant de 'hassidouth plutôt qu'à un autre. Sur quoi ont-elles basé leur choix ?

Rabbi Na'hman nous apprend qu'en regardant les proches disciples d'un Tsadiq, il est possible de saisir une fraction de la nature de celui-ci. Tout en étant proches du Tsadiq, ces personnes ne sont pas à son niveau. Elles sont donc plus accessibles pour le commun des mortels.

Certes, il ne faut pas se passer de lire l'enseignement du Tsadiq, ainsi que de l'écouter de visu, s'il est encore de ce monde. Cependant, ce que nous retiendrons de son enseignement est de l'ordre des impressions. L'analogie faite par Rabbi Na'hman avec un sceau peut être comprise de la sorte :

Le Tsadiq ressemble à un sceau sur lequel il est impossible de comprendre les inscriptions. Cependant, lorsque le sceau laisse une marque – le Tsadiq avec ses proches disciples – il devient possible de lire et de comprendre le sceau – le Tsadiq – et d'avoir une idée plus précise de sa véritable nature.

Heureuses sont les personnes qui font l'effort de lire les inscriptions sur le sceau – d'apprendre l'enseignement du Tsadiq – et qui lisent les marques qu'il laisse – qui étudient les écrits des disciples du Tsadiq.

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dimanche 28 juin 2009

Liqouté Moharan - Leçon 1

Liqouté Moharan, leçon 1

La place que doivent tenir dans notre l'étude de la Tora et les prières est cruciale. C'est en étudiant la Parole divine et en faisant part à D-ieu de tous nos besoins que nous justifions notre existence. Cette notion a été expliquée maintes fois – dans le Liqouté Moharan – par Rabbi Na'hman de Breslev. Je vous propose ici un court extrait de la leçon 1 du Liqouté Moharan dans lequel il est fait référence à ces concepts.

“Sachez que grâce à la Tora, toutes les prières et toutes les requêtes que nous présentons et que nous prions sont acceptées et que la grâce et l'importance du peuple juif s'élèvent et augmentent aux yeux de tous ceux dont il a besoin, dans le domaine du spirituel comme dans celui du matériel. De nos jours – à cause de la multitude de nos péchés – la véritable grâce et importance du peuple juif sont tombées. Aujourd'hui, l'essence de l'importance et de la grâce se trouve chez les autres. Cependant grâce à la Tora, la grâce et l'importance du peuple juif s'élèvent (…) et comme conséquence, toutes les prières et toutes les requêtes sont acceptées.”

“La personne israélite doit toujours chercher l'intelligence de chaque chose et se lier à la sagesse et au sens profond qui y réside, afin que l'intelligence qui se trouve dans chaque chose l'illumine et qu'il se rapproche de D-ieu – béni soit-il – grâce à cette chose. Car l'intelligence est une grande lumière qui illumine (la personne) dans tous ses chemins.” (…)

“Cependant, la personne qui ne se lie pas à l'intelligence, à la sagesse et à la vitalité qui se trouvent dans chaque chose possède un aspect de Esaü qui a dédaigné le droit d'aînesse. (…) Ceci correspond à (Proverbes 18 :2) : “le fou ne veut pas de la raison ; il ne demande qu'à mettre à nu son cœur.”

(Liqouté Moharan I:1)

Des balises pour la vie

Cet extrait nous apprend que nos demandes à D-ieu possèdent plus de chances d'être répondues d'une façon positive si nous consacrons un certain temps à l'étude de la Tora et à la prière. Chaque personne est différente et le temps consacré à ces activités importantes n'a pas à être le même d'un individu à l'autre. Également, la quantité du matériel appris n'est pas importante. Untel apprendra une page, tandis qu'un autre en apprendra trois. En la matière, ce qui compte sont les efforts sincères que nous mettons à apprendre, à étudier et à prier.

Nous apprenons aussi que tout ce qui fait notre vie possède une signification profonde et qu'il est de notre devoir de chercher le sens véritable de chaque chose. Souvent, cela peut s'avérer délicat, mais les personnes qui ont l'habitude d'étudier et de prier d'une façon adéquate reçoivent le plus souvent un beau cadeau du Ciel : la capacité de découvrir plus facilement “l'intelligence de chaque chose.”

Enfin, nous devons réaliser qu'à la fin de notre vie, nous devrons expliquer notre attitude dans ce monde et notre empressement – ou son manque – à chercher Hachem (qui est l'intelligence à laquelle il est fait mention) dans notre vie. Nous sommes un peu comme un gardien à qui on a confié un bien précieux et qui doit en prendre soin. En naissant, D-ieu nous a confié une certaine dose d'intelligence, à nous de l'utiliser du mieux que nous pouvons.

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jeudi 28 mai 2009

Chantons, le plus souvent possible !

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.

Avec cet article, nous concluons notre présentation de la leçon “Azamra” du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman.

Chercher – et trouver – en soi des bons aspects doit être une obligation pour chacun d'entre nous. Dans tous les cas et dans toutes les situations, dès l'instant où nous sentons notre moral faiblir et des mauvaises pensées nous attaquer, il nous faut immédiatement penser à ces néqoudoth tovoth (ces bons aspects) qui se trouvent en nous. Ce sont elles qui nous sauveront d'une situation où notre vie est en danger.

Je suis triste, et alors ?

La tristesse, l'inquiétude, le stress… tous ces sentiments ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Bien souvent, nous pensons qu'il faut les éviter… sans plus. Pourtant, si nous réfléchissions réellement à leur véritable nature – et à leurs origines – il serait plus facile de comprendre pourquoi nous devons les éviter comme la peste.

Une personne atteinte au moral est une personne grandement malade et en danger de mort. Qu'on y pense : a-t-on déjà entendu parler d'une personne qui s'est ôté la vie – que D-ieu nous préserve – et qui était joyeuse ? Partant, il est facile de comprendre les raisons sous-jacentes à la volonté des forces du mal à nous faire sentir mal.

Car il s'agit bien de cela : une personne qui est triste est tombée entre les bras des forces de la mort. Le seul objectif de ces forces est de nous éloigner – pour un certain temps ou pour toujours – de D-ieu et de Son service. Ces forces savent très bien qu'une personne triste en est une qui n'a pas d'énergie pour servir son Créateur.

Il est également important de savoir que ces forces du mal sont très intelligentes. Ainsi, elles se servent de prétextes – qui possèdent tous les aspects de la logique – pour nous atteindre. Ne vous attendez pas à ce qu'elles essaient à vous rendre triste avec les milliers de morts d'un tremblement de terre à l'autre bout de la planète. Elles savent que nous sommes égoïstes et que cela ne nous atteint pas vraiment.

Plutôt, ces forces nous mettent face à des faits qui touchent de près notre cœur : “Te rends-tu compte du mal que tu fais à ta femme ?” ; “N'es-tu donc pas capable de nourrir d'une façon décente ta famille ?” ; “Crois-tu que D-ieu soit satisfait de ta façon de prier ?” Etc.

Faisons nos propres mélodies !

Lorsque nous parvenons à apercevoir le bon parmi le mauvais, nous attirons sur nous un air de vie, l'air de la joie et du bonheur. C'est avec cette inspiration nouvelle que nous pouvons composer les plus belles chansons du monde, celles qui ne gagneront jamais le concours de l'Eurovision !

“Maître du monde ! Merci de m'avoir fait juif. Te remercierai-je un jour assez de T'offrir à mes services pour venir à mon aide ? Moi qui suis tellement éloigné de Toi et si égoïste ! Quel bonheur de savoir que Tu m'aimes, malgré tout ! Etc.” Ces prières sont les nôtres et leur beauté dépasse celles qui sont écrites dans les livres des prières. Même s'il n'est pas question qu'elles les remplacent, pour quelle raison ne les ferions-nous pas entendre au Ciel à chaque opportunité ?

Ces chansons nous permettent de remporter le premier prix de tous les concours mondiaux. Ne nous en privons pas ! Chantons, chantez à tue-tête et aussi souvent que nous vous le pouvez. Remercions et louons Hachem pour nous aimer de la sorte. Quel ne serait pas notre malheur d'être réellement seuls et abandonnés par Lui !

Cet enseignement de Rabbi Na'hman est un fondement de la pensée breslev. Il devrait devenir un aspect intégral de notre vie quotidienne. À chaque montée de stress, souvenons-nous du message de fraîcheur qui vient d'Ukraine : “Chantez ! Soyez heureux ! C'est ainsi que vous désire le Maître du monde ! Pouvons-nous Lui refuser encore longtemps cette preuve d'amour ?”


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mercredi 27 mai 2009

Azamra - Je chanterai (3)

Azamra - Je chanterai (3)

Leçon 282 du Liqouté Moharan

3ième partie

Pour lire la 2ième partie, cliquez ici.

“Nous devons ainsi continuer à chercher jusqu'au moment où nous trouvons en nous-mêmes la plus petite chose bonne. De plus, même si dans cette chose bonne se trouvent des déchets, nous devons néanmoins en dégager la moindre néqouda tova (bon aspect) que nous pouvons y trouver. Ensuite, notre tâche consiste à chercher et à rassembler une seconde néqouda tova…”

“Grâce à cela, il est possible de faire des mélodies, comme cela a été expliqué ailleurs (Liqouté Moharan I 54). Ce concept correspond à celui de jouer des instruments de musique, c'est-à-dire à rassembler le bon esprit, de l'esprit triste et déprimé.”

{Rabbi Nathan de Breslev a ajouté ce qui suit : “Le principe est le suivant : la musique de sainteté est un concept extrêmement élevé, comme nous le savons. Le plus important est de savoir que la musique est produite en sélectionnant le bon du mauvais. Grâce au fait que les néqoudoth tovoth (les bons aspects) sont sélectionnées du mauvais et rassemblées, les mélodies et les chansons sont produites. Il faut bien étudier cela dans la leçon indiquée ci-dessus.”}

Encore un peu d'effort…

“Par conséquent, parce que nous ne nous laissons pas tomber – et que nous nous revitalisons en cherchant et en trouvant en nous-mêmes les plus petites neqoudoth tovoth que nous pouvons, et que nous les rassemblons, que nous les sélectionnons du mauvais et des déchets que nous y trouvons – des mélodies sont produites. Par la suite, nous pouvons prier, chanter et remercier D-ieu.”

“Nous savons qu'une personne peut tomber et se sentir abattue à cause de son matérialisme et de ses mauvaises actions. Cette personne peut également constater la grande distance qui la sépare de la véritable sainteté. Dans ce cas, il arrive le plus souvent qu'elle ne puisse absolument pas prier à cause de tout cela. De fait, ouvrir simplement la bouche lui est impossible à cause de son sentiment de tristesse, d'apathie et de lourdeur qui l'a envahi. Tout cela s'explique parce que la personne s'aperçoit à quel point elle est éloignée d'Hachem.”

“Cependant, cette personne peut se reprendre grâce au conseil que nous avons donné. C'est-à-dire que d'un côté, elle sait au fond d'elle-même qu'elle a fait des mauvaises actions et de nombreux péchés et qu'elle est extrêmement éloignée de D-ieu. Cependant, d'un autre côté, elle cherche à trouver en elle toutes les néqoudoth tovoth qu'elle peut. Ces dernières lui permettent de se rependre et de lui faire recouvrer la joie.”

“Il est évident qu'il est approprié pour une personne d'augmenter de façon significative sa joie en se servant de chaque néqouda tova qui provient de la sainteté du peuple d'Israël et qu'elle trouve pourtant en elle-même.”

“Dans ce cas, nous nous reprenons et nous ressentons la joie en nous. C'est ce sentiment qui nous permet de prier et de chanter nos remerciements à D-ieu.”

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mardi 26 mai 2009

Vivre dans la naïveté

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.


Après avoir expliqué l'importance de juger notre entourage d'une façon positive, Rabbi Na'hman de Breslev nous apprend que cette attitude doit également s'appliquer à nous. L'objectif est clair : vivre dans la joie et nous tenir éloignés de la tristesse.

Cette volonté d'être joyeux ne correspond pas à un sentiment de besoin de notre part. Le plus souvent, les personnes sont joyeuses… si elles le désirent. Selon Rabbi Na'hman, c'est tous les jours qu'il faut l'être ! Même lorsque nous avons toutes les bonnes raisons du monde de nous sentir abattus ou accablés, il faut être joyeux.

Nous devons savoir que notre ennemi principal est la tristesse, qui nous ôte notre force et notre envie de nous rapprocher du Divin. C'est pour cela qu'être joyeux ne doit pas être un état qui dépend de ce que nous vivons ; plutôt, il doit s'agir d'une philosophie de vie : peu importe ce qui nous arrive, nous désirons vivre joyeux. Lorsque cela est facile, nous n'aurons pas beaucoup d'efforts à faire.

Cependant, dans les situations délicates, notre résolution à garder le moral et à vivre dans la joie ne doit pas nous quitter. Cela est possible si nous cherchons les aspects positifs en nous-mêmes. Ce sont eux qui nous permettent de nous éloigne d'une façon dangereuse de penser : “Je ne fais rien de bien de ma vie !” ; “Je ne fais que des erreurs !” ; “Je suis un père (ou une mère) abominable !” ; “Je détruis mes enfants !” Etc.

Peu importe ce que nous avons fait, nous devons nous sentir obligés de chercher la moindre parcelle de bien que nous avons réalisée dans notre vie. Au-delà des erreurs que nous avons faites, ce sont ces étincelles de bien qui nous permettent d'afficher le sourire et de penser : “Après tout, je ne suis pas si terrible ! N'ai-je pas fait telle ou telle chose de bien ? N'ai-je pas aidé telle ou telle personne ? N'ai-je pas prié aujourd'hui ?” Etc.

Ne pas vivre dans la naïveté

Ce conseil de Rabbi Na'hman nous apprend une chose supplémentaire : nous ne devons pas vivre dans la naïveté et croire que notre volonté de nous rapprocher de D-ieu dépend uniquement de nous. Si nous omettons d'accorder aux forces du mal l'importance qui leur revient, nous courrons le risque de tomber – que D-ieu nous préserve – sans nous apercevoir que nous ne sommes pas les principaux fautifs de cette chute.

Ignorer la seule raison d'être de ces forces du mal – c'est-à-dire nous éloigner de D-ieu – est leur rendre un grand service. Pour quelle raison serins-nous leurs aides ? N'avons-nous pas mieux à faire que de leur ouvrir les bras ? Ne pensons-nous pas que la lutte sera sévère, même si nous rassemblons toutes nos forces ? Ainsi, pourquoi leur rendre le combat plus facile ?

Vous pourrez sans doute entendre quelqu'un vous dire : “Qui a entendu parler de ces forces du mal ? Dans quel monde vis-tu pour y croire ? Ne pourrais-tu pas commencer à vivre comme un adulte ?” Sachez que cette personne joue le rôle des forces qui désirent vous éloigner de votre racine sainte. Vous éloigner d'elle est une question de survie. Nous ne gagnons rien à fréquenter les personnes qui désirent notre mort spirituelle.

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dimanche 24 mai 2009

Y'a d'la joie !

Pour lire l'extrait de la leçon “Azamra ” du Liqouté Moharan, cliquez ici.


Considérer la vie sous son aspect positif est un des fondements de la pensée breslev. La joie, le sourire, l'espoir, le verre demi plein – et non pas demi vide – sont les éléments essentiels de la vie d'un 'hassid breslev. Cependant, afin de comprendre les raisons pour lesquelles cette attitude n'est pas une vision superficielle de la vie, il est important de lire la traduction des extraits de la leçon 282 du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev que nous vous proposons. C'est effectivement dans cette leçon que le père de la pensée breslev expose les détails de l'attitude de l'éternel optimisme.

Nous sommes tous des juges

Nous disons souvent que nous ne devons pas juger les autres. Cette remarque révèle d'une façon implicite la nature des jugements que nous formulons le plus souvent à l'encontre de nos contemporains et des autres : une appréciation négative. De fait, si nous avions l'habitude de juger notre entourage d'une façon positive, quel problème y aurait-il à juger les autres ? Plutôt, parce que nous savons pertinemment que lorsque nous jugeons les autres, la conclusion est négative dans la majorité du temps, nous sommes arrivés à la conclusion que nous ne devons pas juger les autres.

Rabbi Na'hman ne partage pas cette opinion. Selon le Rabbi, non seulement nous devons juger – les autres et également nous-mêmes – mais nous devons nous forcer de formuler un jugement positif. Ceci doit être le cas même pour les personnes qui sont forcément mauvaises et méchantes ; même pour elles, nous devons nous efforcer de trouver au moins un aspect positif – la néqouda tova – dans leur personnalité.

Ce conseil possède deux aspects : tout d'abord, il est réaliste. Si nous ne pouvions plus juger notre entourage, nous aurions vite faits d'être des menteurs. Juger semble être une activité dont personne ne peut se passer ! Le second aspect est de nous demander quelque chose qui ne fait pas partie de nos habitudes : voir une personne que nous savons être mauvaise sous un nouveau jour, celui du plus petit aspect positif que nous pouvons trouver en elle.

Le résultat de nos efforts est de transformer la personne méchante. Celle-ci ne devient pas nécessairement la plus gentille du monde, mais dans la mesure où nous trouvons en elle un aspect positif, elle n'est plus aussi méchante à nos yeux qu'elle le semblait auparavant.

Y'a d'la joie !

C'est l'explication donnée par Rabbi Na'hman du verset des Psaumes (37:10) : “Encore un peu, et le méchant ne sera plus ; tu observeras sa place, il en aura disparu.” “Encore un peu”, c'est-à-dire en trouvant “un peu” de bien en chaque personne, même la plus mauvaise ne l'est plus ; celle-ci acquiert un nouveau statut et de méchante, elle “aura disparue.”

Notre façon de voir doit être réelle et profonde. Il n'est pas question ici de prétendre que les autres sont bons, tandis que nous pensons au fond de nous qu'ils ne valent rien. Cela serait se mentir et n'aboutirait à rien. Si nous devons voir le monde sous son aspect positif, c'est que dans tous les cas, il existe bel et bien. À l'image de Charles Trenet et de sa chanson “Y'a d'la joie”, ce sentiment positif existe réellement. La différence entre Charles Trenet et Rabbi Na'hman est que l'un a rêvé, tandis que l'autre propose de vivre vraiment cette vision.

Dans cette première partie de la leçon, on applique ce raisonnement aux autres personnes. Notre entourage devient plus agréable, plus convivial. Plus tard dans la leçon, il s'agira d'appliquer le même raisonnement à nous-mêmes. Nous verrons pourquoi cela n'est pas toujours facile.


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vendredi 24 avril 2009

Apprendre Pirqé Avoth pendant le 'Omer

Extrait du livre “Breslov Pirkei Avos” (à paraître prochainement)

Apprendre Pirqé Avoth pendant les semaines de la Sefirath Ha'Omer – Par Rabbi David Sears

Rabbi Nathan de Breslev a écrit :

Nous avons l'habitude d'apprendre Pirqé Avoth pendant les jours du décompte de la Sefira ; cela représente une préparation pour la fête de Chavou'oth. Il est écrit dans la première Michna que “Moïse reçut la Tora du Sinaï et l'a transmise à Josué” et ainsi de suite de génération en génération.

Ceci nous apprend que le tiqoun de chaque personne – son “Don de la Tora” personnel – dépend des Tsadiqim de chaque génération, qui ont tous reçu la Tora de Moché.

Moché représente le point supérieur de la lettre [hébreu] alef, qui est le paradigme des perceptions les plus élevées de la Sainteté. C'est à ce propos qu'I est écrit dans le Zohar : “Il existe une extension de Moché d'une génération à l'autre…”

Nous pouvons comprendre cela du verset : “Ta justice est comme les montagnes puissantes, Tes arrêts sont comme l’immense abîme : aux hommes et aux bêtes, Tu es secourable, Éternel !” (Psaumes 36:7)

“Ta justice est comme les montagnes puissantes” – Ceci fait allusion au point supérieur du alef, qui est extrêmement exalté.

“Tes arrêts sont comme l’immense abîme” – Ceci fait allusion au point inférieur du alef. De fait, le Tsadiq qui a atteint les hauteurs spirituelles les plus élevées – dont l'intégrité a atteint le niveau appelé “montagnes de D-ieu” – atteint la plénitude et la perfection seulement lorsqu'il peut illuminer les personnes qui se situent à des niveaux inférieurs, symbolisés par le point inférieur du alef.

Cette idée correspond à “Tes arrêts sont comme l’immense abîme.” La compassion du Tsadiq s'étend même à la personne coupable d'un dommage spirituel tellement grave qu'elle mérite d'être projetée dans les abîmes, que D-ieu nous préserve, même si elle se trouve au niveau d'un animal. Ainsi, le Tsadiq peut l'illuminer et la lier au point supérieur, démontrant par là que D-ieu est également présent à cet endroit.

Cette unification crée la lettre alef et complète le paradigme de l'homme. Par conséquent, le verset continue : “aux hommes et aux bêtes, Tu es secourable, Éternel !” (Liqouté Halakhoth, Betziyas HaPas, 5:14)

Rabbi Nathan fait allusion au paradigme de “L'homme assis sur le Trône” dans la vision du Merkava du prophète Ezékiel. L'enseignement de cet extrait du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan est inspiré de la leçon 6 du Liqouté Moharan vol.I) de Rabbi Na'hman de Breslev.

Selon Rabbi Nathan, cette transformation spirituelle est le thème principal de la période de la Séfira (du décompte) du 'Omer. C'est particulièrement durant ces sept semaines – entre Pessa'h (la Pâques juive) et Chavou'oth (la fête du don de la Tora) – que nous devons nous efforcer de raffiner l'aspect animal de notre nature. Ceci correspond à l'offrande du 'Omer [l''omer (l'orge en hébreu) est un aliment donné de préférence aux animaux] : d'animal, nous désirons devenir un véritable être humain. L'étude de Pirqé Avoth nous aide à nous diriger vers cet objectif.
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lundi 4 août 2008

Une petite pièce pour une grande claque


La lumière du soleil brille d'une façon continue, matin ou soir, jour… ou nuit. Lorsque l'obscurité nous entoure, c'est uniquement la terre qui obstrue la lumière du soleil. C'est la terre qui empêche la lumière de se répandre à pleine force le matin, le soir et qui la bloque entièrement la nuit.

Cela est également vrai pour le Tsadiq. De lui-même, il brille toujours. L'obstacle qui empêche de recevoir sa lumière s'explique toujours par la nature du receveur. Dans ce cas aussi, sa lumière est bloquée à cause de la terre, à cause du fait que nous pensons qu'à la terre : ses plaisirs, son matérialisme…

La lumière de la Tora – représentée par le Tsadiq – est donc bloquée par ce monde. C'est lui qui nous empêche de recevoir la Lumière divine à sa juste mesure. Même si le monde ne représente rien par rapport à la Tora, il nous empêche de recevoir la Tora qui est des milliers de fois plus grande, importante.

Cependant, ceci semble difficile à expliquer : de quelle façon une petite chose tel que le monde peut-elle bloquer une chose immense, plusieurs milliers de fois sa taille ?

La réponse est facile à comprendre si nous utilisons un exemple : une petite pièce d'argent – tenue devant nos yeux – nous empêche de voir une montagne. Même si la montagne est des milliers de fois plus grande que la pièce d'argent, parce que celle-ci se tient devant nos yeux, elle bloque notre vue au point où il nous devient impossible de voir quelque chose des milliers de fois plus grand.

La même chose se produit lorsqu'une personne est submergée dans les futilités de ce monde : il lui semble qu'il n'existe rien d'autre et rien de meilleur que ce monde. Pourtant, ce monde est petit et insignifiant. Mais lorsqu'on le met devant nos yeux, il nous empêche de voir la grande et merveilleuse lumière de la Tora. (Inspiré du Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev, I, 133)

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mardi 29 juillet 2008

La fleur au fusil


Il est écrit dans le Liqouté Moharan I 14:2 : “La gloire de D-ieu est révélée lorsque les personnes qui se situent à l'extérieur de la Sainteté s'en rapproche. Ceci s'applique d'une façon identique aux convertis et aux personnes qui se sont repenties. De fait, ces personnes se situaient également à l'extérieur. Lorsqu'elles se rapprochent et se retrouvent à l'intérieur de la Sainteté, ceci est la Gloire de D-ieu.”

Rabbi Na'hman nous apprend ainsi l'importance de penser à l'Autre dans notre Service divin. Certes, il ne faut ménager aucun effort pour nous rapprocher nous-mêmes de D-ieu ; de fait, cela soit représenter notre priorité. En la matière, nous avons l'obligation de vérifier les fondations du bâtiment avant de vouloir construire un étage supplémentaire.

Cependant, si notre propre rapprochement est notre unique objectif, nous ne révèlerons qu'une fraction de la Gloire du Maître du monde. Celle-ci sera révélée d'une façon beaucoup plus grande si nous entraînons avec nous d'autres personnes.

Une question se pose immédiatement : Qui devons-nous entraîner avec nous et de quelle façon pouvons-nous les entraîner ? Afin de répondre à cette question, il nous faut connaître deux règles importantes dans le Service divin.

La première : nous ne pouvons et devons forcer personne à se rapprocher de D-ieu. Ainsi, ce sont uniquement les personnes qui ont tendance à nous prêter une oreille attentive à qui nous pouvons essayer d'indiquer le chemin de la Sainteté. Idéalement, cela commence par notre conjointe, puis nos enfants. Le cas échéant, cela peut s'étendre à d'autres personnes de notre famille, de notre entourage...

La deuxième : la méthode employée pour les rapprocher de D-ieu relève de la gentille persuasion et des conseils amicaux, plutôt que du coup de bâton ou des leçons de morale. A vouloir forcer le passage, on risque de casser celui qui désire s'y engager et de commettre – que D-ieu nous préserve – des dégâts irréparables.

Ceci étant dit, il ne faut pas oublier l'oeuvre du mauvais penchant. Nous avons déjà indiqué que ses habits préférés sont ceux d'une mitswa ; en l'occurrence, en nous faisant oeuvrer pour rapprocher une âme de son Créateur, le mauvais penchant pourrait bien essayer – que D-ieu nous préserve – de nous faire chuter.

C'est pour cela que toute action de bonne volonté ne doit pas être faite d'une façon naïve : on ne part pas en guerre avec la fleur au fusil. La guerre dont il est question est celle que nous devons mener contre le mauvais penchant pour rapprocher une âme égarée. Croire que celui-ci nous laissera la tâche facile serait se tromper grandement.

Les paramètres suivants doivent être établis avant de “partir en guerre et à la pêche” : dois-je aller dans un endroit où je risque de voir ou d'entendre ce qui est interdit de voir ou d'entendre ? Les personnes que je m'apprête à rencontrer cherchent-elles la vérité ? Si elles cherchent plutôt à se convaincre dans leurs erreurs, je perds mon temps et je leur fais perdre le leur.

On ferait bien de demander conseil à une autorité compétente, chaque cas étant différent des autres. Lorsque la décision aura été prise d'aller sur le front, nous devons impérativement demander l'aide du Ciel pour ne pas chuter, ne pas commettre d'erreurs. A cette fin, une séance de prière personnelle avec D-ieu est le meilleur conseil.

Puisse D-ieu nous faire rapprocher une multitude d'âmes, sans nous faire tomber dans les pièges du Satan. Amen.

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jeudi 17 juillet 2008

Une arrogance mortelle


Après un exil aussi long, certains se demandent réellement pour quelle raison le peuple juif n'est pas encore retourné sur sa terre. Dans ce cadre, le retour en Terre sainte signifie le retour de l'ensemble du peuple juif, avec la paix et la reconnaissance des autres peuples du monde du droit d'Israël à la Terre que le Créateur lui a donnée.

Le peuple juif est le seul peuple de l'histoire humaine à avoir autant de difficultés à revenir dans son royaume d'antan et à pouvoir y rester. Les autres peuple ont été soit effacés de la carte ou vivent plus ou moins tranquillement sur leur terre. Cette particularité juive, pour une terre seulement deux fois plus grande que le département français de la Gironde, nous amène à nous poser la question : quel est l'obstacle à ce retour tant attendu et dont des millions de juifs ont payés de leur vie ?

Dans le Liqouté Moharan I 11:8, Rabbi Na'hman de Breslev a dit : “C'est à cause du péché de l'arrogance que nous ne sommes pas encore retournés sur notre terre. Tout est à cause de ce péché : l'arrogance ; c'est pour cela que nous sommes exilés de notre terre.”

Peut-on être plus clair ? Si nous sommes encore entrain de vivre parmi les nations du monde, ou sur la Terre sainte mais avec les innombrables difficultés que l'on sait, nous ne devons nous en prendre qu'à nous-mêmes. Rien ne sert de chercher un bouc-émissaire, il faut se tourner vers le principal fautif : nous-mêmes.

Rabbi Na'hman rajoute : “Nous ne devons pas dire que nous ne pouvons pas approcher la Terre d'Israël à cause des autres nations qui sont nombreuses (...) La raison principale de ce long exil est que nous courons après la gloire et notre arrogance.”

Ainsi, il ne faut pas nous tromper d'adversaire. S'il faut le savoir, il faut aussi l'admettre. Rien ne sert d'accuser tel ou tel peuple à longueur d'année et, à l'occasion, de pointer du doigt vers le peuple d'Israël. En l'occurrence, le temps qu'on accorde à nos remontrances montre où nous situons la faute principale.

Certains commencent à sourire. “Qu'il est bon de taper sur un juif : tout est de sa faute ! Si je le frappe, c'est qu'il a quelque faute à se reprocher.” Dans ce domaine, la Justice divine ne connaît pas l'oubli. Celui qui frappe sera punit lorsque le Créateur le décidera. D'autre part, celui qui est frappé ne peut pas crier à l'injustice.

L'arrogance, c'est penser à soi avant de penser à D-ieu. Vers où se dirigent la plupart de mes pensées ? Quelles sont mes motivations dans ma vie ? Suis-je plus excité devant une bière que devant un livre de prières ? L'achat du dernier disque à la mode me met-il plus facilement en transes que mettre mes téfilines ? Là réside le problème et la rectification à apporter.

Pourtant, ne culpabilisons pas. Surtout pas ! Si notre cœur à tendance à suivre les chemins de traverse, c'est que personne nous a montré ceux qui mènent réellement à la vie ; tout au plus, nous les a-t-on montrés avec un gourdin et en essayant de nous frapper sur la tête pour nous les faire emprunter.

Alors essayons encore une fois. Prenons notre courage et notre enthousiasme à deux mains et lançons-nous pour de vrai sur une nouvelle voie, vers un nouvel appel : celui de la vérité, de nos racines. Notre âme nous fera alors connaître des délices de paix spirituelles que nous regretteront ne pas avoir connues auparavant.

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