jeudi 18 août 2011

Lire les Téhilim - Psaumes 1:3 (2)

Lire les Téhilim - Psaumes 1:3 (2)

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Il sera comme un arbre replanté auprès des cours d'eau, qui donne ses fruits en leur saison et dont les feuilles ne se flétrissent point et tout ce qu'il fera réussira.” (Psaumes 1:3)

(2ième partie de l'explication du 2ième verset du 1er chapitre des Téhilim. Pour lire la 1ière partie, cliquez ici.)

La personne qui étudie la Tora est comparée à un arbre “qui donne ses fruits en leur saison.” Cela signifie qu'une étude sincère ne doit pas rester dans les sphères intellectuelles. En d'autres termes, une personne qui étudie la Tora mais dont le style de vie s'y oppose n'a pas encore atteint le niveau de la véritable étude. Ceci est la différence fondamentale entre l'étude séculière et celle de la Tora : si la première sert uniquement à obtenir un savoir extérieur à la personne, la deuxième possède comme but principal d'améliorer l'essence même de celui qui l'étudie.

Les améliorations que nous constatons lorsque nous étudions la parole d'Hachem sont multiples : dans le comportement quotidien, dans la façon de parler, de penser… Tout cela sont les fruits de l'étude. Cependant, nous ne devons pas commettre l'erreur de penser que ces fruits viendront rapidement. Plutôt, tout viendra en son temps, au moment où le Créateur décidera. Nous ne devons surtout pas montrer de l'impatience et vouloir recevoir notre salaire du jour au lendemain. Faisons confiance à Hachem qui nous paiera au moment le plus approprié pour nous.

Des feuilles qui ont de l’importance

Le plus souvent, les feuilles d'un arbre ne représentent aucune valeur ; elles sont un produit secondaire auquel nous n'accordons aucune importance. Il en va autrement chez la personne qui étudie constamment la Tora. Ce qui généralement ne possède pas de grande valeur – c'est-à-dire les conversations et les gestes anodins de la vie quotidienne – sont également une source d'enrichissement.

Celui qui n'a pas vu manger un érudit en Tora ne peut pas savoir ce que manger en Sainteté signifie ; la conversation d'un grand Sage – de son domicile à l'épicerie de son quartier – est plus enrichissante que nos plus beaux discours.

À notre niveau, cela veut dire que l'étude nous apprend à mettre une certaine dose de sagesse, même dans les aspects les plus insignifiants de notre vie. Sans y penser, nous percevons ce monde d'une façon différente et notre compréhension évolue au fil de notre étude. Dit simplement : c'est notre volonté et notre faculté de nous lier aux choses spirituelles qui entrent dans notre vie de tous les jours.

Enfin, le Roi David nous annonce une grande nouvelle : la personne qui étudie régulièrement la Tora méritera une réussite importante dans tout ce qu'elle entreprendra. Cela mérite explication car le plus souvent, l'opposé semble vrai : plus nous étudions et plus nous devons faire des sacrifices au niveau financier.

La réussite dont il est question ne se mesure pas au poids de notre compte en banque. Plutôt, elle est un cadeau céleste qui permet de nous faire ressentir une grande satisfaction là où les autres ne paient aucune attention, voire se plaignent. En étudiant la Tora, nous nous rapprochons d'Hachem ; en retour, celui-ci nous offre les yeux et nous fait voir les véritables trésors de la vie terrestre. Heureuses sont les personnes qui détiennent cette richesse : ce sont elles qui sont les plus riches du monde.

En résumé : 1) En étudiant la Tora, nous acquérons la force nécessaire qui nous permet de ne pas être emportés par les défis de la vie quotidienne. 2) C'est également l'étude de la Tora qui nous permet d'avoir accès à un autre monde – le monde futur – et de donner une dimension supérieure à notre vie.

3) La Tora est un réservoir sans fin dans lequel nous pouvons puiser la joie et le bonheur, éléments essentiels de la vie. 4) L'objectif de l'étude doit d'être d'améliorer notre propre personne. 5) Grâce à l'étude, même les gestes les plus simples de la vie sont porteurs d'une grande signification. 6) L'étude nous permet d'obtenir une richesse inestimable : celle de vivre dans le bonheur et la joie.

À suivre…

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jeudi 11 août 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) - Introduction

Lire les Téhilim (Psaumes) - Introduction

Lire les Téhilim (Psaumes) fait partie intégrante de la vie juive. Qui n'a pas vu sa grand-mère avec son livre de Téhilim réciter – pendant des heures – les paroles saintes du Roi David ? Le 'Hafetz 'Haïm a dit que le jour où il hérita du Livre des Psaumes qui avait appartenu à sa mère – après son décès – il reçut une énergie spirituelle importante à la vue des centaines de pages qui portaient sur elles la marque des larmes qui avaient coulé des yeux sa mère.

Malheureusement, les siècles ont passé et trop souvent, le Livre des Téhilim est devenu synonyme avec des nouvelles terribles. Un accident, une maladie ? Nous saisissons un Livre des Psaumes et commençons à réciter les chapitres pour la conclusion heureuse, la guérison d'un être aimé, d'une autre âme juive.

Pourtant, le Roi David a écrit les Téhilim pour que ces versets deviennent un véritable guide pratique de la vie. C'est avec cette idée à l'esprit que leur lecture devient enrichissante, passionnante. Quelle personne peut avoir la prétention de penser qu'elle peut se passer des conseils du “doux chanteur d'Israël” ?

C'est avec cette pensée que j'ai décidé d'entreprendre un long exposé des versets des Téhilim. Si grâce à cette série d'articles certaines personnes retrouvent le goût de la lecture des Psaumes, je n'aurais pas perdu mon temps.

Relever les défis de la vie

Pour la majorité de mes lecteurs, il n'existe certainement pas de lien entre la vie quotidienne et les Psaumes. Comment se retrouver dans toutes les guerres qui y sont décrites ? Notre vie est faite de défis concrets : les relations au sein de notre couple, l'éducation de nos enfants, notre recherche d'un gagne-pain… Comment le Roi David pourrait-il nous aider dans cette lutte ?

C'est afin de découvrir l'aspect concret de l'aide que la lecture des Téhilim peut nous apporter que j'entreprends de rédiger ces commentaires. C'est parce qu'ils sont les véritables solutions de nos difficultés que nous devons les lire, le plus souvent possible. Chaque chapitre lu nous rapproche de la découverte de la solution à nos questions, nos interrogations.

Si nous prenons conscience de cela, le Livre des Psaumes deviendra rapidement le compagnon qu'il aurait toujours dû être. Certains ne sortent pas de chez eux sans leur téléphone portable ; le juif a toujours à portée de main un Livre des Téhilim. Dans un taxi, un ascenseur, un embouteillage… toutes les occasions sont bonnes pour le sortir et en lire quelques versets, quelques chapitres.

Plus que jamais, j'apporte une extrême importance à vos commentaires et à vos encouragements. Mes forces ne me permettront certainement pas de pouvoir penser terminer la lecture entière du Livre des Téhilim : 150 chapitres ! C'est seulement avec l'aide du Ciel que je pourrais éventuellement y arriver.

Puissions-nous rendre le plus bel hommage qu'il soit au Roi David : lire ses psaumes, le plus souvent possible, en nous y retrouvant et en découvrant la réponse à toutes nos questions. Amen !


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mardi 2 août 2011

Lire les Téhilim - Psaumes 1:3 (1)

Lire les Téhilim - Psaumes 1:3 (1)

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Il sera comme un arbre replanté auprès des cours d'eau, qui donne ses fruits en leur saison et dont les feuilles ne se flétrissent point et tout ce qu'il fera réussira.” (Psaumes 1:3)

Ce verset fait référence à la personne dont l'étude de la Tora est centrale dans sa vie. Cette personne est comparée à un arbre pour plusieurs raisons. Nous en citerons seulement deux : en étudiant la Tora, nous enracinons en nous l'émouna (la foi) qui nous permet de faire face aux nombreux défis de la vie quotidienne.

Là où les autres tombent, nous faisons face avec moins de difficultés ; cela ressemble à un arbre dont les racines solides lui permettent de ne pas être emporté par la tempête. Également, la personne qui s'identifie à la Tora – et qui désire suivre ses commandements – devient une “Tora vivante” et nous apprenons dans le livre des Proverbes (3:18) que la Tora est comparée à un arbre.

Le Roi David nous apprend que la personne qui étudie avec ardeur la Tora est un arbre replanté. Cela ressemble à une jeune pousse qu'on plante provisoirement à un endroit ; nous savons que nous ne la laisserons pas éternellement là. Notre vie peut être comparée à cette jeune pousse : Hachem nous a “planté” dans ce monde à titre provisoire, le temps qui sépare notre naissance de notre mort.

Une vision ultime

Ce qui nous permettra d'être “replantés” ailleurs – c'est-à-dire d'avoir accès au monde futur – est notre étude de la Tora. Les personnes qui ne vivent que pour l'aspect de ce monde y sont nées et… y mourront. Si pour elles, l'aspect le plus important de la vie est son aspect matériel, D-ieu les traite ainsi et lorsque leur corps meurt, il en est fini d'elles.

D'autre part, les personnes qui ne prennent que le strict nécessaire de ce monde – ou qui essaient – et dont la vue est sans cesse dirigée vers le monde futur, seront traitées d'une manière équivalente par le Créateur. Leur aspect matériel et physique ne représente pas un obstacle à leur admission dans les sphères célestes. Ainsi, à leur mort, ce qui faisait l'essentiel de ces personnes – leur aspect immatériel, c'est-à-dire spirituel – est ce qui leur permet de continuer à s'élever.

Que peut demander un arbre pour être pleinement satisfait ? Une source d'eau infinie. C'est que représente la Tora pour les personnes qui l'étudient sérieusement. Peu importe les évènements qui se déroulent dans leur vie : elles sont toujours heureuses et remercient le Maître du monde pour tout le bonheur qu'Il leur envoie.

Bien des fois, nous sombrons dans la tristesse, la mélancolie ou le stresse car nous ne sont pas capables de trouver un aspect positif à ce qui nous arrive. La personne qui se rapproche d'Hachem – grâce à son étude – voit d'une façon plus évidente les raisons d'être heureuse de son lot, quel qu'il soit. La Tora est un véritable réservoir de bonheur et de joie. Il tient à nous de nous y abreuver le plus souvent et le plus longtemps que nous le pouvons.

Il est dit que la Tora possède soixante-dix visages. Pour nous, cela signifie que le réservoir que représente la Tora possède une multitude d'aspect. Même si l'étude devant un livre est grande, elle n'est nullement le seul moyen de nous lier à D-ieu. Vivre une vie de Tora, cela signifie remplir notre vie d'actions généreuses envers nos compatriotes, nous adresser le plus souvent possible à Hachem et Lui parler comme nous parlerions à un-e ami-e… Chaque personne est libre de choisir la façon de se lier à D-ieu qui lui convient.


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lundi 25 juillet 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) - 1:2

Lire les Téhilim (Psaumes) - 3

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Mais son désir se trouve uniquement dans la Tora de l'Éternel et il médite sa Tora jour et nuit.” (Psaumes 1:2)

Nous avons appris du verset précédent l'importance de se séparer des personnes mauvaises et de celles qui peuvent avoir une mauvaise influence sur nous. Dès lors, on pourrait croire que nous avons rempli notre tache. Le Roi David nous informe que cela ne suffit pas et que nous devons avoir une attitude décisive dans le domaine de nos envies et de nos désirs.

De fait, chaque personne doit prier abondamment pour que “son désir se trouve dans la Tora.” Atteindre ce niveau n'est pas facile : le monde possède tellement de raisons pour nous éloigner du Divin ! Cependant, le plus important ne consiste pas à ne plus se sentir attirés pas la vie matérielle : qui peut réellement atteindre ce niveau ? Plutôt, l'essentiel est de vouloir nous en séparer – chaque jour un peu plus – et de demander à Hachem de nous aider à y parvenir.

S'éloigner du mauvais pour se rapprocher du bien

La séquence dans laquelle sont présentés les versets 1 et 2 n'est pas anodine. Le Roi David nous enseigne ici un principe fondamental dans notre Service divin : s'occuper des choses saintes (prier, étudier la Tora, faire de bonnes actions…) n'est pas suffisant. Il faut absolument que ces occupations élevées soient accompagnées par notre volonté de nous séparer en même temps des personnes, des choses et des lieux qui s'y opposent.

Ainsi, la personne qui désire véritablement se rapprocher de D-ieu et désirer la Tora doit commencer à faire attention à ses fréquentations, à surveiller ce qu'elle fait et à éviter les endroits malsains. C'est parce qu'elle aura commencé à s'éloigner du mal qu'elle pourra ressentir – un jour ou l'autre – un sentiment nouveau naître en elle : son désir pour les choses saintes, pour la prière, pour les bonnes actions…

De nombreuses traductions comprennent la deuxième partie du verset comme faisant référence à la Tora d'Hachem. Cela n'est pas exact. La première partie du verset nous apprend que chaque personne doit toujours étudier les passages de la Tora vers lesquels son cœur est attiré ('Avoda Zara 19a). L'attirance pour un sujet d'étude par rapport à un autre ne doit pas être perçu comme une imperfection de notre part. Au contraire, il s'agit d'un véritable signe du Ciel pour nous indiquer les domaines dans lesquels nous avons le plus de chance de rencontrer le succès dans nos études.

La seconde partie du verset nous enseigne que grâce à ce type d'étude, la Tora deviendra nôtre, c'est-à-dire qu'elle fera partie intégrante de notre personnalité et de notre façon de vivre. Il s'agit-là du but ultime de l'étude. C'est cette Tora que l'étudiant méditera “jour et nuit,” c'est-à-dire le plus souvent qu'il pourra. Cela se fera sans efforts particuliers, mais naturellement. Comme toutes les choses que nous désirons, nous n'avons pas besoin de nous forcer à y penser, leur existence ne quitte jamais notre esprit.

Nous apprenons également de la fin du verset que la Tora n'est pas seulement une matière que nous devons étudier et à laquelle nous pensons lorsque nous sommes face à un livre (de prières, de Guémara, de halakha, etc.). Plutôt, il s'agit de quelque chose qui ne nous quitte jamais et qui doit être l'outil que nous utilisons pour définir les nombreux choix que nous devons faire dans la vie.

En résumé : 1) Même si “désirer” la Tora et les choses saintes est un niveau extrêmement élevé de sainteté, il est possible de s'en rapprocher si l'on commence à s'éloigner des personnes et des choses qui s'y opposent. 2) Il est important d'étudier en priorité les sujets que nous aimons, sans pour autant délaisser entièrement les autres. 3) La Tora ne doit pas rester une matière extérieure à nous (un peu comme cela est le cas pour ce que nous étudions au lycée, à l'université). Plutôt, ce que nous apprenons doit devenir une partie intégrante de nous-mêmes.

À suivre…

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mardi 12 juillet 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) - 1:1 (2)

Lire les Téhilim - Psaumes (2)

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Heureux l'homme qui ne suit pas les conseils des méchants, qui ne tient pas dans la voie des pécheurs et ne prend point place dans la société des railleurs.” (Psaumes 1:1)

(2ième partie de l'explication du 1er verset du 1er chapitre des Téhilim. Pour lire la 1ière partie, cliquez ici.)

Le deuxième conseil du Roi David consiste à ne pas fréquenter les pécheurs. Il existe une différence importante entre les personnes méchantes et les pécheurs. Les premiers cherchent à faire chuter les personnes de leur entourage, tandis que les pécheurs se contentent de chuter seuls. Si les méchants ne supportent pas l'existence des personnes qui désirent suivre la Volonté divine, les pécheurs relativisent en pensant que chaque personne possède son style de vie.

Se tenir dans l'entourage des pécheurs est dangereux car malgré leur absence de volonté de nous entraîner avec eux, nous risquons de chuter en pensant que nous sommes différents et que nous saurons résister, ne pas commettre une telle faute. Ceci est une grave erreur dont le nombre de victimes est important. Quelle personne est suffisamment forte pour être certaine qu'elle ne tombera pas ?

Pour quelle raison disons-nous souvent à nos enfants qu'ils doivent avoir des amis qui possèdent de bonnes manières ? Parce que nous savons qu'il est naturel d'être entraînés par les personnes que nous fréquentons. En ne nous tenant pas “dans la voie des pécheurs” nous mettons entre eux et nous une distance qui peut nous éviter bien des problèmes !

Enfin le Roi David nous conseille de ne point prendre “place dans la société des railleurs.” Cela signifie que nous ne devons pas nous mêler aux personnes qui se délectent dans la moquerie, les paroles méchantes, les critiques continuelles… La médisance que ces personnes prononcent à longueur de journée est une véritable arme dont les dégâts sont ravageurs.

Nous avons tous des choses plus intéressantes à faire que de parler des autres et de railler les personnes de notre entourage. La bouche des personnes juives est sainte et elle doit servir avant tout à servir et à louer D-ieu. Penser à qualifier le comportement des autres est une erreur ; en parler est – le plus souvent – une transgression.

En résumé : 1) nous devons chercher conseils uniquement auprès des personnes bonnes et kachères ; 2) même si une personne n'est pas méchante, si elle ne suit pas la Volonté divine et qu'elle ne cherche pas à améliorer son comportement, nous avons de bonnes raisons de nous en tenir éloignés ; 3) les personnes que nous fréquentons ne doivent pas être celles qui se moquent des autres, qui médisent ou qui passent leur temps à parler de tout et de n'importe quoi.

À suivre…


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lundi 4 juillet 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) - 1:1 (1)

Lire les Téhilim - Psaumes (1)

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Heureux l'homme qui ne suit pas les conseils des méchants, qui ne tient pas dans la voie des pécheurs et ne prend point place dans la société des railleurs.” (Psaumes 1:1)

Le verset d'introduction du Livre des Psaumes dresse la liste des actions que la personne louable doit entreprendre. Souvent, nous rêvons d'être une meilleure personne, de faire moins de bêtises…N'avons-nous pas souvent pensé : “Je ne me mettrais plus en colère de la sorte !” ; “À compter de demain, je serais un bon mari.” ; “Que ferais-je pour être une bonne mère, une femme aimante !”

La réalité est que souvent, notre volonté s'affaiblit dès l'instant où nous devons passer à l'acte et apporter des changements concrets à notre façon de vivre ou à notre façon de faire. Face à ces changements, nous trouvons toujours une bonne raison : “Demain, je commencerais !” ; “La semaine prochaine j'arrêterais de…” Etc.

Les conseils du Roi David

Si nous décidons de nous améliorer, le Roi David nous donne plusieurs conseils pour y parvenir. La personne qui suit ses conseils rencontra sans le moindre doute le succès dans le domaine spirituel et c'est dans cette sphère qu'elle sera “heureuse”. Ainsi, nous ne devons pas nous étonner si la démarche qui nous est proposée ici peut nous amener à nous séparer quelque peu de ce monde et de ses plaisirs.

Ici réside la différence de perspective entre l'homme et l'animal. Ce dernier ne vit que pour le présent. Ses journées sont simples : il lui suffit de manger, de boire, de dormir et de suivre ses désirs instinctifs pour avoir une vie qui lui convienne. L'être humain est d'un niveau plus élevé.

Si D-ieu a créé l'homme, c'est pour que celui-ci s'élève spirituellement du monde dans lequel il vit et qu'en fin de compte, il accorde le minimum d'attention à l'aspect matériel de sa vie. Chaque fois que nous oublions cela, nous nous séparons de notre statut humain pour nous rapprocher de celui d'animal.

Le premier conseil du Roi David est de ne pas suivre les conseils des méchants. Cela peut nous paraître évident dans le domaine spirituel : qui irait demander conseil à propos de notre Service divin à une personne qui s'oppose à la Tora ? Cependant, le Roi David nous prévient que ceci est une règle absolue : nous ne devons pas suivre les conseils des méchants, même si ces conseils ne sont pas du domaine spirituel.

Nous devons comprendre qu'il est impossible – selon le judaïsme – de séparer une personne en plusieurs compartiments. Cela ressemble à un aliment : soit il est kacher, soit il ne l'est pas. Un aliment qui est à moitié kacher est entièrement interdit. Le monde non juif voit les choses différemment. Tel acteur formidable est-il un mari abominable ? “Peu m'importe, il joue si bien !” Un peintre commet-il des actes ignobles ? “Mais ses tableaux sont superbes !” Etc.

Selon la Tora, il est impossible d'être bon à certaines heures de la journée et d'être mauvais à d'autres. Si une personne commet des actes répréhensibles – et qu'elle ne les regrette pas et qu'elle ne cherche pas à se repentir – ses conseils ne peuvent pas être écoutés.


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lundi 13 juin 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:6

(David Schauer)

“Il [le méchant] dit en son cœur : 'Je ne chancellerai point ; jusqu'à la fin des générations, je ne serai dans l'adversité'.” (Psaumes 10: 6)

La personne méchante (racha' ) est celle qui s'oppose d'une façon directe à la volonté de D-ieu, ainsi qu'aux individus qui la suivent. En d'autres termes, ne pas suivre la totalité des commandements bibliques ne rend pas une personne méchante. Plutôt, les dénoncer, les combattre et désirer nuire aux personnes qui essaient de les suivre est le signe distinctif du racha'.

Un des signes fréquents des récha'im est leur assurance effrontée. Rien ne semble leur faire peur et leur orgueil paraît sans limites. Ils sont tellement persuadés de la justesse de leur cause qu'ils se donnent le plus souvent une vie éternelle : grâce aux générations futures qui sont censées poursuivre leur tâche, qu'à D-ieu ne plaise.

Une nécessaire fragilité inhérente

Loin de ce trait de caractère abominable se trouve le Juste. Sa dépendance totale par rapport au Maître du monde, sa fragilité absolue et sa prise de conscience du caractère furtif de son passage en ce monde le placent à l'opposé du racha'. Entre les deux, nous oscillons et notre vie quotidienne est notre lutte pour nous rapprocher du premier et nous éloigner du second.

Les obstacles que nous devons affronter en ce monde sont nombreux et bien prétentieuse est la personne qui est certaine de les surmonter grâce à ses propres forces, sa propre intelligence... À l'inverse, ce sont nos appels incessants en direction du Ciel (lors de nos prières) qui doivent nous donner l'espoir de la victoire prochaine. Plus nous déclarons notre faiblesse, plus Hachem libère notre chemin des ornières qui nous empêchent de progresser vers le Divin.

Si le Juste est certain d'une chose, c'est de son incapacité totale à remporter la victoire face aux challenges de la vie. En même temps, le Juste est certain que rien n'est impossible pour le Créateur et que sa survie dépend entièrement des sphères célestes. Là ou le racha' se met en avant (orgueil), le Juste s'efface ; d'autre part, ce que nie le racha' (la foi) est le fondement de l'existence du Juste. Rien ne les oppose plus que ces deux notions.

Certainement, nous ne sommes pas des récha'im ! Pourtant, nous devons prendre garde à ne pas adopter leur comportement, ni leur mode de pensée. Ainsi, la certitude de détenir les forces nécessaires à la victoire face aux défis quotidiens n'est pas le signe des Justes ; faisons attention à ne pas le faire nôtre ! D'autre part, si nous ne cessons pas de demander l'aide du Ciel et faisons d'Hachem notre plus fidèle confident, nous nous rapprochons de l'attitude des Justes. Il nous suffit de choisir le signe dominant de notre caractère et à qui nous voulons ressembler.

Aborder la vie avec une modestie extrême est notre obligation. Savoir que tout est décidé par D-ieu – nos réussites, ainsi que nos échecs – doit être une évidence pour nous. Plutôt que de présumer de notre force, notre mission ici-bas consiste à faire de notre mieux pour surmonter les obstacles que nous rencontrons et demander à Hachem qu'Il nous fasse rencontrer la réussite, même si cela doit être fait dans l'adversité !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Kevin ben Katia.  

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mercredi 25 mai 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:5


“Les voies [du méchant] sont prospères en tout temps, Tes jugements passent au-dessus de sa tête ; tous ses adversaires, il les renverse d'un souffle.” (Psaumes 10: 5)

Il peut arriver que nos adversaires reçoivent une « bénédiction » du Ciel : le succès dans leurs entreprises, même si elles s'opposent à la Volonté divine. Dans ce cas, nous devons reconnaître que la justice de D-ieu dépasse l'entendement humain et que lorsque les méchants rencontrent le succès, il est préférable de nous protéger et de nous tenir éloignés d'eux.

Ne pas expliquer l'inexplicable

Le méchant (racha' ) n'est pas celui qui ignore la volonté du Ciel et vit selon le mode des non-juifs. Souvent, son mode de vie s'explique par l'absence d'une éducation adéquate pendant son enfance, qui lui aurait fait comprendre la gravité de ses fautes. Bien sûr, cette personne doit saisir toutes les opportunités que le Créateur lui offre pour se repentir et si elle ne le fait pas, elle devra en expliquer les raisons après sa mort.

Plutôt, le méchant est celui qui se dresse d'une façon directe et effrontée devant les commandements de D-ieu en les dénonçant, ainsi qu'en faisant son possible pour empêcher ceux qui désirent les suivre de poursuivre leur objectif. En s'opposant de la sorte au Maître du monde, il court à sa perte certaine. Pourtant, nous constatons régulièrement que les personnes aussi mauvaises semblent vivre dans l'opulence et rencontrent le succès dans leurs affaires... En d'autres termes, ces personnes semblent mettre à mal le concept de la perfection de la Justice divine.

Si les voies des méchants sont quelquefois prospères, c'est qu'Hachem veut qu'il en soit ainsi. S'ils dominent leurs contemporains, c'est du Ciel que leur est donné la force de vaincre. Cette situation est d'autant plus étonnante que le plus souvent, ces personnes ne se cachent pas de ne prêter aucune attention aux commandements et jugements de D-ieu ! Comment peut-on expliquer ce phénomène étonnant ?

La réalité est simple : nous ne pouvons pas connaître avec précision la nature des Jugements divins et c'est avec une émouna (foi) totale que nous devons croire en leur perfection. Certes, nous devons agir avec intelligence et admettre que la force de nos adversaires peut s'avérer plus puissante que la nôtre. C'est pour cette raison qu'il peut être prudent de refuser le combat dans certaines occasions.

Cependant, nous ne devons pas déduire du succès provisoire des méchants qu'il est envisageable d'emprunter leurs voies, qu'à D-ieu ne plaise. C'est de multiple façons que notre émouna est mise à l'épreuve en ce monde et la réussite des ennemis d'Hachem en est une grande. Pourtant, si nous restons fermes en nos convictions, notre confiance en le Maître du monde restera immuable et nous donnera la force afin de continuer à avancer dans la bonne direction : celle du rapprochement avec D-ieu.

Voici un principe fondamental du judaïsme : rien ne passe inaperçu aux yeux du Créateur et si la moindre mitswa accomplie ne sera pas oubliée, il en est de même avec les transgressions, que D-ieu nous protège. Les méchants devront rendre des comptes un jour ou l'autre – avant ou après leur mort – et lorsque cette heure arrivera, nous danserons de joie de ne pas partager leur lot !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Lionel ben Sarah.  

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jeudi 12 mai 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 5:13

Lire les Téhilim (Psaumes) 5:12

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Car Toi, ô Seigneur, Tu bénis le Juste ; Tu l'entoures de Ta bienveillance comme d'un bouclier.” (Psaumes 5:13)

Le Roi David termine le cinquième chapitre des Téhilim avec la description de l'Attention divine dont ils seront les bénéficiaires.

Le Juste, c'est le Tsadiq. Quel lien pouvons-nous établir entre lui et nous, qui sommes tellement éloignés de la notion du Divin ! Pourtant, le principe essentiel à ces commentaires des Téhilim est que chaque verset s'adresse à chaque personne qui les lit. De quelle façon pouvons-nous réconcilier ces deux vérités incontournables ?

Le Tsadiq... et nous

Il existe deux types de Tsadiqim. Les premiers sont ceux qui contrôlent continuellement leur mauvais penchant (ils ne fautent jamais), tandis que les seconds sont ceux qui sont parvenus à s'en débarrasser entièrement (l'idée même de pécher leur est étrangère). Dans les deux cas, il n'est pas difficile de comprendre la distance qui nous sépare de tels personnages hors du commun.

Pourtant, nous ne devons pas croire que la notion de « Tsadiq » nous est totalement inconnue. De fait, le prophète a dit (Isaïe 60:21) : « Ton peuple n'est composé que de Tsadiqim ! » Nous apprenons de cela que nous possédons tous un lien avec la notion de Tsadiq. Il est donc de notre responsabilité de trouver le moyen de nous lier à cette notion et d'en faire une partie intégrante de notre quotidien.

Ceci peut se produire lorsque nous déployons des efforts sincères pour améliorer en nous un attribut spécifique et que nous parvenons à notre objectif (même que pour un court instant !). Dans ce cas, nous possédons un aspect du Tsadiq. Certes, s'il nous est impossible de nous considérer comme Tsadiq à part entière, nous pouvons au moins porter notre attention sur certains aspects de notre personnalité et essayer de les hisser à un niveau remarquable... pour nous.

Ainsi, il devient possible de nous sentir concernés par les nombreuses bénédictions réservées aux Tsadiqim et dont les descriptions abondent dans les Écritures. C'est à une de ces bénédictions que David fait référence ici. Dans le verset, il est mentionné que le Tsadiq bénéficie d'une Bénédiction et d'une Protection divines. Quelles en est leur nature ?

Ceci peut être comparé à un père qui enseigne à son jeune enfant à marcher. Certes, le chemin est difficile et l'enfant ne doit ménager aucun effort pour avancer. Cependant, de son premier pas jusqu'à son dernier, le père écarte les obstacles qui pourraient le gêner, aplanit le chemin devant lui... Même si le travail du père passe inaperçu aux yeux de l'enfant, tout le monde comprend qu'en son absence, l'enfant trébucherait sans cesse.

Au Tsadiq, Hachem réserve Son attention particulière. Ce que les personnes définissent le plus souvent comme un obstacle, le Tsadiq le perçoit comme un détail sans importance. Une difficulté surgit dans la vie du commun des mortels ? Le Tsadiq l'ignore d'un revers de main. Toute la vie du Tsadiq est une suite de bénédictions, tandis qu'aux mêmes endroits, les autres personnes trébuchent, s'énervent, s'inquiètent...

Si nous parvenons à nous lier au concept de Tsadiq, nous parviendrons également à goûter à ce plaisir exquis. Chaque personne – selon son niveau et les efforts sincères qu'elle déploie pour progresser – peut recevoir les nombreuses bénédictions du Ciel et la Protection divine. Pour cela, il suffit de se lancer et de faire un pas vers la bonne direction : celle du rapprochement avec Hachem.

À suivre...

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mercredi 4 mai 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 2:4

Lire les Téhilim (Psaumes) 2:4

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Celui qui est assis dans les Cieux en rit, le Seigneur se raille d'eux.” (Psaumes 2:4)

Nous avons expliqué dans le deuxième verset de ce chapitre l'attitude provocatrice et antagoniste des “rois de la terre (qui) se soulèvent” contre Israël. Tandis que le monde entier se ligue contre le peuple d'Hachem, le Maître du monde est simplement “assis dans les Cieux”. Ceci ressemble à un arbitre sur un court de tennis qui regarde – du haut de sa chaise – les coups que s'échangent les joueurs.

Un arbitre au-dessus de la mêlée

Si le monde entier fourbe ses armes contre Israël, celui-ci ne doit avoir peur d'une seule chose : Hachem. Les rois de ce monde donnent des coups – que D-ieu nous préserve – uniquement si le Maître du monde l'autorise et les laisse faire. De la même façon que ce ne sont pas les joueurs qui décident qui emporte le match, ce ne sont pas les êtres humains qui déterminent le cours de l'histoire.

Ce rôle de dirigeant suprême est réservé à D-ieu et nous faisons preuve d'une grande vanité en pensant que nous sommes les acteurs principaux de notre destinée. Plutôt, c'est Hachem qui autorise, laisse faire, interdit ou sanctionne les actions des nations du monde, en fonction d'une multitude de facteurs, dont nos propres intentions et réalisations.

C'est parce qu'Il détient ce rôle, que le Tout-Puissant se moque de la prétendue force que s'accordent les nations. De fait, leur pourvoir réside entre les mains du Créateur qui laisse libre cours à leur haine contre le peuple d'Israël en fonction… du comportement de ce dernier. C'est un axiome de l'émouna de savoir qu'un coup est donné uniquement par la Volonté divine.

C'est pour cette raison que tous les dirigeants du monde sont de véritables marionnettes qui sont manipulées par Hachem, selon les critères de la Justice divine. Rien ne sert d'expliquer nos difficultés en fonction de tel ou tel peuple, ou de tel ou tel dirigeant ; plutôt, la clé de la délivrance se trouve en nous, c'est-à-dire en notre comportement et en notre volonté de nous rapprocher de D-ieu.

On peut comparer cela à un conducteur de voiture qui doit passer devant un tribunal à cause de sa mauvaise conduite. En fonction des fautes qu'il a commises, ce conducteur sait que – selon la loi – il doit être condamné à une certaine période de prison. Lorsque le juge lui annonce qu'il est bel et bien condamné à la prison, le conducteur sait pertinemment que ses difficultés ne proviennent pas du juge lui-même.

Plutôt, il sait que son comportement a été fautif et que la loi prévoit une punition spécifique pour une telle attitude. Ainsi, le conducteur réalise que l'explication de sa punition trouve sa source en lui, ni en le juge et ni en la loi elle-même.

Il en va de même avec le peuple d'Israël et chacun d'entre nous. Lorsqu'une personne est condamnée par le Ciel – que D-ieu nous protège – à recevoir une Sanction divine, peu importe la forme que prend celui qui exécute le jugement, la raison de la sanction trouve la source en la personne elle-même et en personne d'autre.

À suivre…

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mercredi 27 avril 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 6:11

Lire les Téhilim (Psaumes) 6:11

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Qu'ils aient honte et qu'ils soient absolument terrifiés tous mes ennemis ! Ils se repentiront et ils auront instantanément honte.” (Psaumes 6:11)

Nos ennemis sont tous ceux qui désirent nous empêcher de servir D-ieu selon Sa volonté et dans la joie. Lorsque nous parvenons à déjouer leurs plans et à réaliser une mitswa, nous les remplissons de honte. Le plus grand de nos ennemis est celui qui réside en nous : le mauvais penchant qui essaie continuellement de nous convaincre à tout faire... sauf la volonté du Ciel.

Un combat pour la vie

Certains des combats que nous menons dans la vie sont provisoires. Un patron irascible, un voisin méchant, une rencontre fortuite... Même si chacune de ces personnes peut s'opposer à nous – et rendre notre vie difficile – la place qu'elles tiennent dans notre environnement est temporaire. De fait, un emploi et vite perdu... avant d'en retrouver un autre ; changer de quartier ou de ville au cours d'une vie est une chose commune et la mauvaise rencontre que nous avons faite ne dure généralement pas longtemps.

Cependant, il existe un ennemi qui nous suit chaque jour de notre vie : le Yetser Hara' (le mauvais penchant). Cet ennemi ne possède qu'un seul objectif : celui de nous éloigner du Créateur, qu'à D-ieu ne plaise. Lorsqu'il n'y parvient pas, il essaie au moins de ralentir notre rapprochement avec le Divin. Le Yetser Hara' n'est pas seul : il a à sa disposition une horde de soldats qui revêtent une multitude de costumes : celles d'autres êtres humains, d'animaux, de plantes, d'objets...

Deux règles fondamentales sont à connaître dans ce combat de notre vie : 1) nous devons constamment affaiblir notre ennemi de toujours afin de mettre toutes les chances de notre côté ; 2) nous devons prier sans cesse pour qu'Hachem intervienne en notre faveur dans cette lutte. Sans cette intervention, nous n'avons aucune chance de l'emporter.

Affaiblir un ennemi est important, principalement lorsque celui-ci est extrêmement fort. Le Yetser Hara' est d'une puissance et d'une intelligence redoutables et ses astuces pour nous tromper sont innombrables. Ainsi, l'affaiblir est une obligation si l'on désire réellement faire pencher la balance en notre faveur.

De quelle façon affaiblit-on le mauvais penchant ? En priant, en étudiant la Tora et en faisant des mitswoth ! Chaque de ces actions représente un surplus de vitalité que nous ôtons au Yetser Hara' et que nous donnons à notre Yetser Hatov (bon penchant). De plus, si une mitswa est faite dans la joie de servir Hachem, cette vitalité est augmentée d'une façon significative.

Cependant, tous nos efforts seront vains si nous ne demandons pas à D-ieu de nous aider à gagner le combat. C'est une grande vanité que de se croire de taille à vaincre seul. C'est précisément afin d'observer notre attitude dans les moments difficiles de la vie – qui sont nombreux – que le Maître du monde nous a mis au monde. Si nous dirigeons nos appels sincères vers le Ciel et que nous faisons notre possible pour lutter et suivre la Volonté divine, nous remplissons notre rôle à la perfection, au-delà des fautes que nous avons commises.

D'autre part, si nous pensons pouvoir vaincre seul, nous commettons une faute grave dont les conséquences ne tarderont pas à s'abattre sur nous, que D-ieu nous préserve. L'aide du Ciel est vitale, chaque instant de notre vie, du jour de notre naissance jusqu'à notre disparition de ce monde.

À suivre...

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dimanche 17 avril 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 5:6

Lire les Téhilim (Psaumes) 5:5

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Les fanfarons ne peuvent se maintenir sous Ton regard ; Tu détestes tous les artisans d'iniquité.” (Psaumes 5:6)

Les « fanfarons » sont les personnes qui pensent pouvoir emprunter un chemin parallèle à celui de D-ieu, tandis que les « artisans d'iniquité » sont ceux qui s'opposent d'une façon directe au Créateur. Dans les deux cas, la réussite n'est pas leur lot.

Être plus fort que le mal

Un jeune enfant se saisit d'une pièce d'un puzzle et essaie de l'introduire dans un emplacement qui n'est pas le sien. Malgré les nombreuses tentatives, les chances de voir l'enfant réussir son entreprise sont nulles. En aucun cas nous ne pourrions penser qu'il parviendra à introduire la pièce : celle-ci n'est pas prévue pour entrer à cet endroit !

Lorsque nous pensons pouvoir mener une vie paisible et bercée par la réussite sans nous soucier de la Volonté divine, nous commettons une erreur grave. Le Maître du monde sait parfaitement les raisons de notre éloignement d'avec le Divin : éducation déficiente reçue pendant nos premières années, erreurs involontaires de notre part... Tous ces facteurs sont pris en considération par Hachem qui ne désire que notre bien.

Chaque individu est différent et le réveil spirituel qui doit être le nôtre n'est certainement pas le même que celui de notre voisin. Cependant, nous partageons tous un point commun : celui de multiplier nos efforts afin de saisir la main qu'Hachem nous tend pour nous permettre de nous rapprocher de Lui. À chacun son heure et sa forme, mais cette main est tendue à tous, sans exception.

La personne qui conduit sa voiture le Chabath – que D-ieu nous préserve – sans savoir pleinement la peine qu'elle inflige au Créateur n'est redevable qu'en partie de sa faute. Si l'éducation de cette personne n'a été faite que de Victor Hugo, des Simpson et de l'équipe de France de football, il tiendrait du miracle qu'elle se sente proche du spirituel. C'est pour cette raison que la compassion céleste possède de nombreuses raisons de s'appliquer sur nos pauvres personnes.

Pourtant, à plusieurs reprises au cours de notre vie, Hachem nous offre des opportunités uniques pour nous rapprocher de Lui. Ces opportunités peuvent prendre diverses formes : un livre que nous voyons « par hasard », une personne que nous rencontrons « sans le vouloir réellement »... Ces moments sont ceux qui ont été choisis par le Ciel pour nous faire réfléchir sur notre mode de vie et pour nous permettre de considérer notre vie sous un nouvel aspect.

Ceci est une règle absolue : nous pouvons mener notre vie avec D-ieu, sans Lui ou contre Lui. Dans le premier cas, l'intensité de notre rapprochement dépendre de notre volonté réelle d'y parvenir. Dans le second cas, Hachem continuera à nous envoyer des signes pour nous inciter à nous faire abandonner un chemin qui ne peur mener qu'à l'échec. Dans le dernier cas, les foudres du Ciel s'abattront un jour ou l'autre sur la personne – que D-ieu nous préserve – sans que celle-ci puisse trouver un prétexte à ses égarements spirituels.

Nous devons multiplier sans fin nos prières afin de ne laisser passer aucun signe envoyé par le Ciel. Peu importe le niveau auquel nous nous trouvons aujourd'hui : si nous affichons notre désir de vouloir écouter une autre voie, Hachem nous prendra Lui-même par la main afin de nous guider dans la bonne direction. Tout ce que cela demande est notre accord de principe. Puissions-nous le donner aussi souvent que possible et avec autant d'intensité que notre cœur nous le permet !

À suivre...

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lundi 11 avril 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 2:9

Lire les Téhilim (Psaumes) 2:9

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Tu les briseras avec un sceptre de fer ; Tu les broieras comme un vase de potier.” (Téhilim 2:9)

Nous avons appris au verset précédent que si nous suivons la Volonté divine, Hachem élimine nos ennemis. Dans ce verset, le Roi David précise que les nations qui désirent se lever contre le peuple d'Israël seront brisées sans pitié et sans ménagement. Ainsi, non seulement les nations du monde ne pourront pas l'emporter contre nous, mais c'est leur existence même qui sera remise en question si elles s'attaquent au peuple d'Hachem.

Il n'y a pas si longtemps, deux peuples se sont levés contre les juifs : les allemands et les communistes des pays de l'ouest. Dans les deux cas, les juifs ont vécu l'enfer et l'heure de la fin du peuple élu semblait avoir sonnée, qu'à D-ieu ne plaise. Pourtant, quelques décennies plus tard, l'Empire allemand qui devait durer “mille ans” n'existe plus et l'idéologie communiste a été rangée au placard des erreurs de l'humanité.

Il en va de même avec notre ennemi quotidien : notre mauvais penchant. Lorsque nous sommes face à une des ses attaques, nous semblons si petits pour l'emporter ! Ceci est encore plus vrai si nous échouons, car nous échouons souvent contre un tel adversaire. Pourtant, nous devons être convaincus que D-ieu attend un seul signal de notre part pour tailler en pièces ce démon : notre volonté de vouloir l'emporter.

Car là réside l'aspect essentiel de notre Service divin : vouloir vaincre notre yetser hara', même s'il nous joue régulièrement des tours et que nous perdons face à lui plus souvent que nous le voudrions. Aussi longtemps que nos défaites nous gênent et que nous voulons l'emporter, la victoire est à notre portée de main.

La riposte céleste est terrible pour nos adversaires et le sceptre est de fer pour ne leur laisser aucun espoir de survie. Également, leur défaite sera si rude qu'ils seront en pièces, à l'image d'un pot en terre cuite qui est tombé au sol et qui a éclaté en morceaux. Nos adversaires ne peuvent pas espérer se relever de leur défaite et c'est leur manque d'intelligence qui les fait cependant se jeter contre nous.

Des adversaires d'un jour

Ce verset du Roi David doit nous rassurer sur nos adversaires du jour. Qu'ils soient déclarés – comme les arabes – ou au visage souriant – comme les américains et les européens – ils ne pourront pas nous vaincre. Plutôt, c'est le bâton de fer qui les attend. Qui aurait pensé, le jour de la prise de pouvoir des nazis, que leur régime disparaîtrait aussi vite ? Qui aurait pensé que les Brejnev, Gromyko et autres gros bonnets communistes s'évaporeraient aussi vite qu'ils étaient venus ?

Aujourd'hui, les États-Unis sont la première puissance du monde et leur chef d'État se permet de dicter au peuple d'Israël le nombre de logements qu'il peut construire. Aujourd'hui, les arabes nous menacent de la création d'un État palestinien. Dans les deux cas, nous ne devons pas trembler : Hachem tient les ficelles du monde et New York disparaîtra comme Moscou a disparu ; les palestiniens auront le même sort que les communistes : la poussière est leur avenir.

À suivre…

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jeudi 31 mars 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 1:6

Lire les Téhilim (Psaumes) 1:6

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Car l’Éternel connaît la voie des Justes, tandis que la voie des méchants conduit à la ruine.” (Psaumes 1 :6)

Les Tsadiqim (les Justes) ne vivent que pour servir D-ieu ; le Créateur est l’objet constant de leurs pensées et ils cherchent constamment à “s’inclure” en D-ieu. C’est de cette façon que les Tsadiqim connaissent le Maître du monde.

Parce qu’ils déploient tous ces efforts pour se rapprocher d’Hachem, en retour, le Créateur supervise constamment le chemin des Justes pour leur garantir la plus grande des récompenses. Ceci ressemble à un fils qui ne ménage aucun effort pour satisfaire son père ; en échange, le père consacre tous les siens à satisfaire son fils.

Ceci n’est pas le cas des méchants. En s’opposant à la Volonté divine, ils empruntent un chemin que D-ieu méprise. En l’absence de la Protection divine, leur fin ne peut mener qu’à leur ruine.

Entre succès et échec

Ce verset s’applique à toutes nos entreprises de la vie quotidienne. Nous aussi pouvons emprunter la voie des Justes : lorsque nous remplissons la Volonté divine. À l’inverse, lorsque nous faisons quelque chose qui s’y oppose – que D-ieu nous protège – nous ne pouvons pas rencontrer le succès.

Trop souvent, nous pensons qu’un succès certain, facile et à portée de main ne peut pas être refusé, même si cela doit nous fait faire une entorse à notre volonté de suivre le désir d’Hachem. L’envie d’un gain rapide nous fait ainsi oublier un principe fondamental dans notre relation avec D-ieu : sans la protection du Ciel, nos tentatives sont vouées à l’échec ; si cet échec n’est pas immédiat, il viendra un jour ou l’autre avec son lot de difficultés, de douleurs et… de regrets.

Ainsi, lorsqu’il s’agit de prendre une décision dans les nombreux aspects de notre vie, nous devons toujours nous poser la question suivante : “Suis-je en train de suivre la volonté du Ciel ?” Dans l’affirmative, nous devons pouvoir nous élever au-dessus des difficultés que nous pouvons rencontrer pour atteindre notre objectif. Nous savons qu’en fin de compte, le succès sera au rendez-vous, avec l’aide de D-ieu.

D’autre part, si nous savons que nous ne suivons pas la Volonté divine – que D-ieu nous protège – nous devons pouvoir abandonner immédiatement et sans regrets ce qui faisait l’objet de nos convoitises.

À suivre…

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dimanche 13 mars 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:4


“Avec son caractère hautain, le méchant dit : 'Il ne se vengera pas !' Il pense : 'Il n'est point de D-ieu !'” (Psaumes 10: 4)

Le Roi David résume en un verset le mode de pensée des personnes qui n'ont pas d'émouna (de foi) : la Justice divine est un leurre et il n'y a point de Créateur en ce monde. Ce sont sur ces deux principes que les société modernes se fondent et il nous revient de nous protéger de ces idées fausses, dangereuses et cruelles.

Un conflit d'intérêt

Un voleur le devient seulement parce qu'il s'est convaincu de son impunité. Il sait très bien que ce qu'il fait est répréhensible, mais il pense pouvoir se jouer de la justice humaine. Non seulement son orgueil le trompe, mais il nie une réalité évidente. Dans les deux cas, l'appât du gain a prit le contrôle du voleur et il le fait agir d'une façon ridicule.

Lorsque nous raisonnons, nous nous sentons différents du voleur. Certes, nous aimerions peut-être posséder ce qu'il désire voler, mais nous savons que cela appartient à une tierce personne, qu'il n'est pas bien de voler et que la prison attend ceux qui le font. En d'autres termes, notre force intellectuelle représente le rempart qui nous protège de la faute et de basculer parmi les personnes mauvaises.

Dans notre cas, nous sommes plus forts que l'appât du gain, même si nous pourrions nous laisser tenter si nous le souhaitions, qu'à D-ieu ne plaise. Entre les envies et la raison, le désir et l'intelligence nous avons choisi en utilisant une des caractéristiques fondamentales de l'homme : son esprit et sa faculté de réflexion. Cette logique s'applique également dans le domaine de l'émouna.

Chaque personne ressent des désirs spécifiques et des envies qui l'attirent vers une multitude de choses différentes. Certaines sont bonnes, tandis que d'autres ne le sont pas. Vouloir une glace au chocolat plutôt qu'une à la fraise ne pose pas de problème ; d'autre part, vouloir ce qui ne nous appartient pas se situe au-delà de ce qui est autorisé. Il en va de même avec un aliment non kacher : dans ce cas aussi, le Créateur a indiqué d'une façon claire que cela est interdit. La différence est ainsi faite entre ce que la Volonté divine autorise et ce qu'elle interdit.

Souvent, cette situation nous place dans une situation délicate : entre les désirs de notre cœur – qui nous pousse à faire tout ce que nous désirons – et notre intelligence – qui nous rappelle nos obligations de juifs – la lutte n'est pas toujours facile. Cependant, si nous faisons les efforts intellectuels nécessaires afin de contrôler nos envies instinctives, nous avons plus de chance de placer la Volonté divine en tête de notre liste de priorités.

Même si nous suivons les commandements de D-ieu seulement par peur de la punition, nous franchissons un grand pas qui nous sépare du méchant qui laisse son cœur le diriger. Laissons-le crier à tue-tête que la Justice divine n'existe pas : il aura le temps de regretter ses paroles dénuées de sens lorsqu'il sera puni en temps voulu. Laissons-lui prétendre que D-ieu n'existe pas : les plaisirs du Monde à venir ne sont pas pour lui !

Entre les envies de notre corps et les conseils de notre raison, faisons le choix de vivre comme un être humain. Ne laissons pas les désirs nous contrôler et nous faire perdre le monde éternel. Si ce passage en ce monde possède ses aspects agréables, ne les laissons pas nous faire perdre ce qui possède réellement de la valeur : l'accès au Monde futur et à ses plaisirs éternels. Puissions-nous tous vivre selon ce principe essentiel pour notre survie !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de David-Yits'haq ben Avraham.

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lundi 7 mars 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:3


“Car il se glorifie, le méchant des passions de son âme ; le spoliateur blasphème, outrage l'Éternel.” (Psaumes 10: 3)

Les passions de notre âme : voilà l'outil qu'utilise le mauvais penchant afin de nous éloigner de notre mission en ce monde : révéler la gloire d'Hachem. Faut-il se lever pour aller prier à la synagogue ? Devons-nous vérifier le statut kacher d'un aliment qui nous fait envie ? Faut-il éviter de poser nos yeux sur quelque chose qui autrement serait agréable à regarder ? Etc. À chaque fois se pose la question : « Faisons-nous passer la Volonté divine avant la nôtre ou l'inverse ? »

Une lutte à mener

Certaines personnes ont décidé de rendre les armes il y a déjà bien longtemps. Pour elles, la vie est simple : leur corps dirige leur vie et elles ne font que le suivre... toute leur vie. Une envie particulière survient-elle ? Elles n'ont de cesse de la remplir ; aussi longtemps qu'elles n'y parviennent pas, elles vivent sous tension et l'inquiétude de ne pouvoir assouvir leurs désirs.

Ne pas désirer relever le défi rend la personne esclave de son corps et de ses désirs. Certes, ceux-ci ne sont pas toujours interdits par la Volonté divine, mais si nous ne montrons pas la volonté de nous contrôler, le mauvais penchant ne nous tentera pas longtemps avec seulement les plaisirs permis. Très vite, viendront les idées de transgresser purement les commandements de D-ieu... pour répondre présents aux appels incessants de notre corps.

L'individu qui mène la vie de son corps a des menottes à ses mains. Elle ne décide plus ce qu'elle veut ou peut faire ; plutôt, c'est son corps qui lui dicte le chemin à suivre, même si ce faisant, elle court à sa perte. Combien d'individus détruisent-ils ce qu'ils ont mis des années à rassembler à cause de leur faiblesse à répondre d'une façon négative aux demandes de leur corps ?

Quelle erreur ferions-nous de penser que ces idées sont abstraites ! Il nous suffit de regarder autour de nous pour constater les dégâts : couples brisés, éducation oubliée, emploi perdu par négligence... La liste est longue des malheurs que l'homme amène sur lui s'il ne prend pas garde à sa façon d'agir. Si nous ne relevons pas le défi que nous lancent les forces du mal – en utilisant notre corps – l'enfer viendra reposer en ce monde, que D-ieu nous préserve.

Ceci est le signe marquant du méchant : celui qui suit les désirs de son corps, s'en glorifie et mène la lutte a ceux qui essaient de mener le combat inverse. Sa vie est un outrage à l'Éternel est seule la Justice divine peut expliquer qu'il puisse continuer à vivre ici-bas. Pour notre part, nous devons rester éloignés de sa compagnie et prier abondamment pour ne pas faiblir dans notre lutte quotidienne.

Même s'il peut sembler difficile à poursuivre une vie entière, le combat qui est le nôtre s'allège considérablement lorsque nous demandons l'aide du Ciel. Celle-ci peut se concrétiser lorsque nous faisons ce que nous devons faire : monter en première ligne avec la volonté de vaincre. Par la suite, peut importe si nous l'emportons : nous serons les meilleurs témoins de notre désir de nous rapprocher du Divin.

Nous ne devons pas nous sentir coupables de perdre à l'occasion : le mauvais penchant est fort et c'est Hachem Lui-même qui lui a donné ce pouvoir. S'Il a agit ainsi, ce n'est pas nous accuser de ne pas avoir gagné chaque fois. Plutôt, c'est pour jauger notre volonté de vaincre. Plus cette volonté est sincère, plus nous nous rapprochons de D-ieu, même si nous chutons !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Ariel ben Yaël.

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mardi 1 mars 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:2


“Dans son arrogance, le méchant persécute le pauvre ; qu'il tombe victime des mauvais desseins qu'il médite !” (Psaumes 10: 2)

Les astuces du mauvais penchants sont nombreuses. Cependant, toutes possèdent le même objectif : nous faire chuter et nous éloigner d'Hachem, que D-ieu nous protège. Souvent, les astuces les plus difficiles à combattre et à déceler en tant que telles sont celles qui revêtent l'habit d'une qualité supposée, d'un trait de caractère soi-disant positif...

Le problème, c'est nous

Nous aimons les individus qui marchent la tête haute ; à l'opposé, ceux qui ne se mettent pas de l'avant sont qualifiés de poltrons, de poules mouillées et d'autres qualificatifs peu glorieux. En agissant de la sorte, nous ne remarquons pas que nous jouons le jeu du Yetser Hara' (le mauvais penchant) et que nous tournons le dos à la direction que nous devrions pourtant suivre.

Cela peut surprendre, mais l'amour propre est souvent le début de l'orgueil, de la vantardise ou de l'arrogance. Nous sommes tellement éloignés de la vérité que nous subissons sans le savoir l'influence des forces du mal et avons transformé un trait de caractère négatif en une qualité. De fait, nous trouvons normal de reprocher à une personne son manque d'amour propre ! Pourtant, c'est à son absence que nous devrions viser et essayer de nous rapprocher.

Dès l'instant où le Yetser Hara' entend ce discours, il répond sans faillir : « Faut-il se sentir un moins que rien dans la vie pour réussir ? » Sans y faire attention, nous risquons de reprendre à notre compte son argument et de renforcer encore plus l'amour propre chez les personnes que nous aimons. Il suffirait de réfléchir à notre perte d'indépendance de réflexion pour nous apercevoir que nous n'agissons pas d'une façon dotée d'un sens profond.

S'il est un trait détestable d'avoir de l'amour propre, il est tout aussi mauvais pour une personne de se sentir inférieure à celles qui composent son entourage. En la matière, il faut faire preuve d'une certaine mesure ; « ni au-dessus, ni au-dessous » devrait être notre devise favorite. En d'autres termes, ne pas se sentir supérieurs ne doit pas nous mener à nous sentir inférieurs.

La question que nous devons nous poser est notre besoin de nous comparer aux autres. C'est de ce sentiment dangereux que naissent les comportements qui nous éloignent du Divin. D'autre part, si nous ne pensons pas à nous situer par rapport aux autres, nous ne serons jamais arrogants, méchants, ni ne désirerons le mal.

Le Roi David fut une victime de la méchanceté d'être perfides. Il savait que son salut venait du Ciel et c'est donc vers le Créateur qu'il se tournait pour être sauvé de la fin que lui préparait ses ennemis. Si au moins personne n'avait voulu être aussi grand et puissant que lui, aussi fort et majestueux que lui... ! Nous aussi, prenons garde à ne pas devenir méchants et perfides : essayons de servir D-ieu, sans regarder de côté ce que font les autres.

S'oublier pour servir Hachem ; s'oublier pour faire le bien et venir en aide aux personnes de notre entourage... ainsi qu'aux autres ; s'oublier pour mieux s'inclure en D-ieu. Voici la vie dont nous devons rêver et celle qui devrait être l'objet de tous nos efforts. Puisse le Maître du monde nous aider à nous en rapprocher et à en avoir envie.

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Israël ben Sara.

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dimanche 27 février 2011

Lire les Téhilim (Psaumes) 10:1


“Pourquoi, ô Éternel, Te tiens-Tu éloigné ? Te dérobes-Tu au temps de la détresse ?” (Psaumes 10:1)

L'histoire est celle d'un père qui assiste aux premiers pas de son fils. Afin de l'inciter à se lancer, le père s'est caché pour que celui-ci le cherche. Pourtant, derrière la palissade, le père guette avec une grande attention le moindre geste de son fils. De fait, au premier danger ou à la première chute, il est prêt à bondir afin de venir à son aide. Pendant ce temps, le fils avance doucement en croyant qu'il est seul au monde.

Une présence invisible

Qu'il serait bon de sentir constamment la présence de D-ieu à nos côtés ! Quel sentiment de piété nous remplirait alors. Qui ne désirerait pas être le Tsadiq de la génération ? Qui s'intéresserait encore à l'aspect matériel de ce monde ? Si près d'Hachem, nous devrions nous pincer afin de ne pas oublier notre aspect physique ! Qu'il serait beau le monde dans lequel nous penserions tous et toujours à D-ieu.

Pourtant, la réalité nous oblige à admettre notre éloignement du Divin et l'impression désagréable qui nous envahit souvent d'être les orphelins du Maître du monde. C'est peu dire que nous nous sentons seuls : devant les menaces de ce monde où tout est à l'envers, les soucis quotidiens liés à notre vie de couple, à l'éducation de nos enfants, à la recherche d'un emploi...

Ainsi, nous nous demandons : pour quelle raison Hachem se trouve si loin de nous ? Pourquoi nous laisse-t-Il seuls dans nos moments de difficultés, d'angoisse, de détresse ?

Il existe une solution à notre sentiment d'éloignement. Si nous essayons de modifier notre centre d'intérêt et de le déplacer de notre propre personne – ce que nous aimons, désirons, rejetons, détestons – pour le rapprocher du désir du Créateur, nous acquérons une nouvelle vision de la vie. Grâce à cette élévation de notre âme, il nous sera possible de voir se rapprocher de nous la Présence divine.

En peu de temps, il nous sera donné de ne plus sentir cet éloignement détestable avec le Divin ; en fin de compte, nous prendrons conscience que la présence d'Hachem à nos côtés est continue, forte et un cadeau d'une valeur inestimable.

Certes, nous serions naïfs de croire qu'un tel changement peut se produire en peu de temps. Également, il serait enfantin de penser que nous n'avons pas à faire notre part du travail. Cependant, avec de la persévérance, des prières abondantes, des mitswoth nombreuses et une étude régulière de la Tora, notre amour pour D-ieu grandira à une allure qui nous surprendra nous-mêmes.

Nous pouvons tous décider de vivre une vie dans laquelle la joie, le bonheur et la vitalité véritables sont des ingrédients essentiels. C'est en dirigeant nos yeux, notre cœur et notre esprit vers le Ciel que nous nous rapprochons de la vérité absolue : celle du rapprochement avec nos Racines saintes. Nos antidépresseurs ne doivent pas toujours prendre la forme de pilules.

Plutôt, c'est en nous adressant au Créateur et en Lui disant notre volonté de nous élever de la petitesse de ce monde que nous prenons réellement plaisir à vivre. Si la joie nous semble si difficile à atteindre, c'est que nous la séparons trop souvent du Créateur. Essayons de modifier notre façon de penser : qu'avons-nous à perdre ? Ce monde a-t-il vraiment des raisons de retenir notre attention ?

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Israël ben Sara.  

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