dimanche 31 juillet 2011

Le sommeil spirituel (2)

Nos ennemis quotidiens

Nous avons appris lors d'un précédent article que le sommeil spirituel est celui où une personne est éloignée d'Hachem sans qu'elle le sache. Ce concept de sommeil spirituel a été expliqué d'une façon admirable par le Roi David dans les Téhilim.

Des ennemis nouveaux

La personne qui dort spirituellement a souvent l'impression que tout va bien dans sa vie. De fait, elle possède toutes les raisons apparentes d'être heureuse : elle gagne relativement bien sa vie (ou même très bien !), sa femme est belle et passe la majeure partie de son temps dans les salons de beauté ou de thé… Cette image du bonheur parfait est celle que nous renvoient certaines séries télévisées qui désirent nous faire croire en un monde qui n'existe pas.

De ce bonheur apparent, la personne qui se réveille spirituellement se trouve plongée dans une série de luttes, d'affrontement et de difficultés qu'elle ne connaissait pas auparavant. “Seigneur, que mes ennemis sont nombreux ! Beaucoup se dressent contre moi” (Psaumes 3:2) a dit le Roi David. Ceci correspond à la personne qui se réveille et qui a décidé de reprendre le chemin du Divin. Dès lors, le nombre de ses ennemis se multiplie et ce qui semblait être le chemin tranquille de la spiritualité se révèle être celui des luttes incessantes.

Les exemples sont nombreux qui montrent un des aspects de ces ennemis. Une personne a-t-elle décidé de respecter Chabath ? La voici obligée de quitter son emploi et sans le sous ! Une autre désire manger kacher ? Les membres de sa famille le voient d'un autre œil : “Allons-nous être obligés de changer nous aussi ?” s'écrient-ils ! La liste est sans fin des difficultés qu'une personne peut rencontrer sur son chemin spirituel.

Ces difficultés s'expliquent par nos nombreuses fautes et imperfections, que D-ieu nous préserve. À chaque faute, nous avons créé un ennemi et ce sont eux qui représentent l'aspect essentiel de nos difficultés à nous rapprocher d'Hachem. De fait, lorsque nous nous réveillons spirituellement, ces ennemis se réveillent également.

Aussi longtemps qu'une personne emprunte un chemin étranger à celui de la Tora, que D-ieu nous préserve, les ennemis qu'elle crée par ses fautes et ses transgressions lui laissent la vie tranquille. Ils n'ont aucune raison d'embêter cette personne afin de la pousser loin du Maître du monde : elle fait elle-même leur travail ! Cependant, le jour où cette personne se réveille spirituellement, tous ces ennemis se regroupent et se liguent pour contrecarrer les nouveaux projets de cette personne.

Ces ennemis ne cherchent qu'une chose : à tuer spirituellement tous les individus qui ont commencé à se réveiller, qu'à D-ieu ne plaise. Chaque ennemi met sur le chemin du retour de cette personne une embûche différente. Celles-ci ont pour objectif de casser la volonté de l'individu de sortir de son sommeil spirituel et de le détruire entièrement, que D-ieu nous préserve.

Il faut beaucoup de ténacité à celui qui se réveille pour ne pas baisser les bras et persévérer dans la voie juste et bonne du retour vers D-ieu. C'est sans compte qu'il faut multiplier les prières pour ne pas trébucher devant les nombreux ennemis qui ont décidé de nous mener la vie dure.


(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Hachkama Haboqer, Halakha 1:2)


Bookmark and Share

jeudi 7 avril 2011

La Pâques juive : la fête du Savoir saint

Les personnes qui n'ont pas vu les familles juives à l'œuvre quelques jours ou semaines avant la fête de Pessa'h (la Pâques juive) ne possèdent aucune idée du concept de “véritable ménage.” L'ironie est que les juifs – pendant ces journées où l'aspirateur et le balai semblent ne pas devoir quitter leurs mains – ne cherchent pas à rendre leur maison moins poussiéreuse. De fait, les grains de poussière sont le dernier des soucis des juifs ! Ce qu'ils cherchent est bien plus grave : les miettes de pain.

La chasse est ouverte !

Cette recherche frénétique s'apparente à une véritable chasse ouverte au levain. Chaque morceau de pâte – qu'il s'agisse de pain, de gâteau ou autres friandises – qui se trouve dans le domaine d'une famille juive possède une espérance de vie extrêmement courte à l'approche des jours de Pâques. La raison est simple : une seule miette trouvée dans un plat cuisiné rend celui-ci impropre à la consommation. Une seule particule de pain dans un plat de bœuf bourguignon préparé pour un car entier de touristes rend les dizaines de kilos de viande bons pour la poubelle ! Dans ce cas, qui a dit que les miettes de pain sont inoffensives ?

Le fait est que le levain ne s'annule pas face au reste des aliments auquel il est confronté. Cela est un des cas uniques des lois de kachroute qui – le plus souvent – reconnaît le concept d'annulation (dans le ratio de 1/60 ou de la majorité, selon les cas). Ainsi, la question se pose : que possède de si extraordinaire le levain pour ne pas s'annuler ?

La réponse est donnée à la lecture de la kabbale : le levain représente l'imperfection du véritable Savoir, celui qui concerne le Divin. S'il n'y a rien de mal à apprendre un savoir spécifique dans le cadre d'une formation professionnelle, le principal savoir qui s'oppose au Divin – la philosophie – est celui dont il faut s'éloigner le plus. Contrairement aux idées fausses répandues par les auteurs et partisans de ce mouvement intellectuel, les philosophes ne cherchent pas la vérité, mais à détruire le Divin.

Leurs idées s'instillent en nous – à l'image du levain – en faisant pénétrer dans nos têtes des idées qui semblent anodines et des questions qui possèdent l'apparence du savoir. Au fil du temps, ces questions commencent à nous déranger, à prendre de plus en plus de place en nous et, finalement, à être des obstacles à notre rapprochement avec D-ieu. C'est pour cela que le savoir imparfait est comparé au levain.

Un tel savoir ne peut aller de pair avec le Savoir divin. De la même façon qu'il est impossible de faire tenir ensemble un peu d'eau avec un peu de feu, il est illusoire de croire qu'un peu d'hérésie peut aller avec une notion spirituelle de la vie. La moindre trace de philosophie antireligieuse commencera un jour ou l'autre à s'attaquer à nos envies de spirituel.

De fait, l'aspect principal de notre relation avec D-ieu est celui qui se tient en notre cœur. En cette place, la présence de mauvaises pensées, de désirs malsains… sont autant d'obstacles à franchir. Or, tous viennent d'une imperfection du Savoir. Cette imperfection atteint notre cœur et l'empêche de se réchauffer à l'idée de D-ieu.

Cette imperfection est tellement pernicieuse qu'il faut la combattre avec toute notre énergie… jusqu'à s'en débarrasser complètement. Cela s'apparent à un véritable rejet de ces idées et de tout ce qui y ressemble. Lorsqu'on désire se débarrasser de quelque chose, on le brûle. C'est pour cela que nous brûlons le levain – le faux savoir, l'imperfection – la veille de la Pâques.

(Adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Halakha Pessa'h, Halakha 1)

Bookmark and Share

lundi 24 janvier 2011

Soigner son apparence

Neturei Karta

Question : Quelle est la signification de laisser pousser la barbe et les peyoth (papillotes) ? Rabbi Na'hman de Breslev accordait-il une importance particulière à cela ?

Réponse du rabbin Erez Moché Doron :

La barbe et les peyoth sont les signes saints d'un homme juif. Ce n'est pas par hasard que les juifs du Yémen utilisent le mot “simanim” (“signes”) lorsqu'ils font référence aux peyoth.

Le rasage de la barbe fut originellement institué par les prêtres idolâtres qui connaissaient l'essence spirituelle profonde de chaque partie du corps. Ces prêtres savaient pertinemment que se raser la barbe permet à l'homme d'accorder plus d'importance à son ego. Il est évident qu'un visage rasé de près accentue l'allure angulaire et masculine de la personne, de la même façon que certains types de coiffures mettent en avant l'insolence et l'ego.

La kabbale attribue une importance suprême aux poils de la barbe et aux peyoth ; l'explication est qu'ils servent de voies spirituelles qui permettent de recevoir la générosité de D-ieu.

Dans la mesure où se raser la barbe et rapetisser les peyoth est devenu malheureusement une chose dominante – même parmi les juifs orthodoxes – certaines personnes pourraient penser que ce que nous disons est plutôt bizarre. Cependant, ceux qui désirent réaliser avec le maximum de sincérité la volonté de D-ieu méritent certainement de ne pas être montrés du doigt et embarrassés par la présence de ces signes de l'homme juif.

Voici ce que Rabbi Nathan de Breslev a dit à ce sujet :

“Avec l'aide de la barbe et des peyoth, un homme se distingue des autres comme étant juif, un membre de la nation bénie par D-ieu. D'autre part, celui qui se sent d'une façon différente et qui désire – que D-ieu nous préserve –nier le D-ieu d'Israël, commence par se défaire de sa barbe et de ses peyoth. De fait, notre religion sainte juive dépend de la barbe et des peyoth. La raison en est que chaque chose qui est écrite dans la Tora et toutes les mitswoth sont des 'constrictions' à travers lesquelles il est possible d'atteindre le Savoir saint.”

“Chaque lettre et chaque mot de la Tora écrite et de la Tora orale, chaque mitswa (commandement) et chaque coutume juive sont autant de mesures et de 'constrictions' à travers lesquelles il est possible d'atteindre une connaissance de D-ieu. Chaque personne peut atteindre cela, selon son niveau et selon ce qu'elle mérite de recevoir grâce à ses dévotions et ses efforts dans la Tora, les mitswoth et ses bonnes actions. Chaque personne est également jugée selon l'importance qu'elle accorde à se débarrasser de ses mauvaises actions.”

“Toutes ces constrictions et ces mesures sont un aspect des lettres de la Tora, qui correspondent aux poils de la barbe et des peyoth. Chacun des poils des peyoth et de la précieuse et sainte barbe est un conduit céleste qui transmet toute la sagesse de la Tora et des mitswoth et à travers lesquelles chaque personne peut atteindre un degré de savoir du Divin.” (Liqouté Halakhoth, Guiloua'h, 3:2)

Puisse D-ieu nous aider à être fiers de notre apparence juive et de ne jamais en avoir honte.

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Karine bath Esther.

Pour dédicacer un Dvar Tora, cliquez ici.

Bookmark and Share

jeudi 16 septembre 2010

Yom Kippour : vaincre l'animal qui est en nous

vaincre l'animal qui est en nous

Nous possédons tous deux aspects : l'humain et l'animal. Le premier aspect fonctionne lorsque nous pensons à Hachem et que nous essayons de suivre Sa volonté. Le deuxième fait surface lorsque nous oublions le premier et que nous laissons nos désirs nous guider.

Humain, animal kacher et animal non kacher

Une âme juive qui prie, qui fait des mitswoth et qui s'efforce de se rapprocher du Créateur est une âme qui vit. Heureux est le corps dans lequel elle réside ! L'homme est âme et son corps n'est qu'une enveloppe qui l'entoure. Une personne qui vit entourée de Sainteté possède réellement le statut d'être humain. C'est pour elle que D-ieu a créé l'univers.

Une personne qui vit à l'extérieur de la Sainteté est un animal. Cela ne signifie pas qu'elle soit un animal non kacher. De fait, elle peut également prier trois fois par jour, mettre ses téfilines chaque matin... Cependant, si cette personne laisse ses désirs et ses instincts lui indiquer la marche à suivre dans sa vie, elle est un animal; un animal kacher. Manger en quelques minutes quatre assiettes de spaghettis ou quatre morceaux de pizza n'est pas digne de l'être humain. Si nous ne pouvons pas nous retenir devant la nourriture, nous perdons ce statut.

Il y a plus grave. La personne qui transgresse la Volonté divine a donné les clés de sa vie à son cœur, sans laisser aucune raison la guider. Non seulement cette personne n'en est plus une, mais elle n'est même pas un animal kacher : ses transgressions lui interdisent ce rang pourtant peu enviable. Ainsi, notre choix de vie oscille entre trois choix : revêtir le statut d'être humain, celui d'un animal kacher (qui respecte la Volonté divine) ou d'un animal non kacher (dont les transgressions sont nombreuses.)

Si nous jeûnons à Yom Kippour, c'est précisément pour mieux maîtriser notre aspect animal. À propos du verset (Genèse 2:15) : « L'Éternel-D-ieu prit l'homme et l'établit dans le jardin d’Éden pour le cultiver et le soigner», le Zohar (1:27) pose la question suivante : « D'où D-ieu prit-il l'homme ?» Et le Zohar de répondre : « De ses désirs.» Hachem fit cela pour placer l'homme dans le jardin d’Éden. Si l'homme suit la Volonté divine, il est le maître de ses désirs. Le Maître du monde agit de la même façon avec chaque personne qui se repent de ses fautes et qui étudie la Tora.

C'est la raison pour laquelle nous nous éloignons et retirons de tous les désirs le jour de Yom Kippour : cela nous permet de maîtriser notre aspect animal. Parmi les plaisirs qui sont interdits à Yom Kippour, deux font partie de ceux qui sont les plus difficiles à dominer : les plaisirs de manger et des relations conjugales. Cependant, grâce à notre maîtrise, nous retrouvons notre statut d'être humain.

Ceci est une vérité fondamentale dans notre relation avec D-ieu : chaque individu doit dominer et diriger son aspect physique, c'est-à-dire son aspect animal. C'est sa raison qui doit l'emporter, plutôt que ses instincts dits « naturels.» À Yom Kippour, c'est à notre statut d'animal que nous devons dire adieu ; en même temps, nous devons redoubler notre volonté d'atteindre le statut d'être humain et de dominer notre corps et ses envies.

Que la vie est belle celle des individus qui apprennent à dominer leur aspect animal. Détachés du matériel, ils peuvent goûter aux plaisirs spirituels éternels que leur réservent le Créateur. Puissions-nous tous prier à Yom Kippour pour atteindre ce niveau. Amen !

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haim, Halakhoth Yom HaKippourim, 1:4)

Bookmark and Share

lundi 31 mai 2010

Sommeil spirituel (5)

Le sommeil spirituel (5)

Nous avons parlé précédemment de l'importance de trouver un minimum d'aspects positifs (néqoudoth tovoth) en nous, peu importe ce que nous avons fait précédemment. C'est seulement en agissant de la sorte que nous pouvons nous sauver du sommeil spirituel qui nous plonge dans les bras des forces de la mort.

Ceci correspond au verset (Psaumes 57:9) : « Réveille-toi, ô mon âme ; réveillez-vous, ô luth et harpe : je veux réveiller l'aurore. » Ceci signifie que chaque personne doit se réveiller de son sommeil et de ses chutes spirituels. Grâce à ce réveil, il lui devient possible de trouver des néqoudoth tovoth (des aspects positifs) en elle. Cela correspond à « je veux réveiller l'aurore (Cha'HaR) » ; de fait, la néqouda tova correspond à l'aurore (Cha'HaR) et à (Cantique des Cantiques 1:5) : « Je suis noircie (Ché'HoRa) , ô filles de Jérusalem, gracieuses pourtant. »

Parce que cette néqouda est mélangée avec de nombreux résidus et imperfections dont chaque personne est la cause, il semble à la personne qu'elle est « noircie. » En réalité, la néqouda tova est absorbée par la noirceur et devient invisible, qu'à D-ieu ne plaise. Cependant, lorsque la personne se juge d'une façon favorable, qu'elle se réveille et qu'elle trouve en elle la néqouda tova que nous avons mentionnée précédemment, elle s'exclame : « Je suis noircie... (mais) gracieuse pourtant » ; « ne me regardez (donc) pas avec dédain parce que je suis noirâtre. » (ib. 1:6)

Nous devons nous souvenir de ceci : la néqouda tova qui se trouve en chacun d'entre nous – même parmi les voyous d'Israël – est extrêmement belle et admirable. Trop souvent, la noirceur recouvre cette néqouda tova. Mais si la personne se réveille, elle peut déclarer à voix haute : « Je suis noircie... (mais) gracieuse pourtant » ; « ne me regardez (donc) pas avec dédain parce que je suis noirâtre. »

Le pardon suite à la faute

Ce que nous venons d'expliquer correspond à ce qui est écrit dans le Midrach (Exode 49:2) à propos du même verset : « 'Je suis noircie' après avoir fait le veau d'or, mais je suis 'gracieuse pourtant', parce que j'ai fait le Tabernacle. » C'est-à-dire : même s'il se trouve en moi de nombreux péchés qui m'éloignent d'Hachem, « je suis gracieuse pourtant », grâce au peu de bien que j'ai trouvé en moi.

De fait, immédiatement après l'épisode du veau d'or, Hachem ordonna aux enfants d'Israël de construire le Tabernacle. C'est grâce à ce nouveau commandement que le Créateur put se réconcilier avec le peuple juif. L'intervention de Moché fut également essentielle, lui qui offrit sa personne afin d'obtenir le Pardon divin et qui pria pour le pardon d'Israël. Cela fut possible car Moché était capable de trouver un aspect positif, même parmi les personnes les plus basses du peuple.

C'est cela qui permit à Moché de prier pour eux, même s'ils avaient commis une terrible faute en faisant le veau d'or. Malgré tout, il fut capable de trouver un eux la néqouda tova. C'est à leur propos que Moché s'exclama (Exode 32:11) : « Pourquoi D-ieu, Ton courroux menace-t-il Ton peuple que Tu as tiré du pays d'Égypte ? »

Parce qu'il avait trouvé la néqouda tova en les enfants d'Israël, Moché rejeta entièrement le mauvais qui résidait également en eux. C'est pour cela qu'il put s'adresser à Hachem en ces termes : « Pourquoi D-ieu, Ton courroux menace-t-il Ton peuple ? » L'intention de Moché était la suivante : en prenant en considération le plus petit aspect de bien qui résidait en le peuple d'Israël, il devenait possible de ne prêter aucune importance au mal qu'on pouvait également y trouver.

C'est suite à l'action de Moché que le Créateur se réconcilia avec Son peuple : D-ieu put se réconforter malgré le mal qu'Il trouvait en Ses créatures. Il est intéressant de noter que presque immédiatement après cette réconciliation, Hachem enseigna à Moché l'ordre des prières et les treize attributs de la Compassion divine. De la sorte, D-ieu nous donna un moyen assuré de nous rapprocher de Lui, même après les pires fautes. 

À suivre...

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Hachkama Haboqer, Halakha 1:3)

Share/Bookmark

mardi 15 décembre 2009

Le sommeil spirituel (1)

Le sommeil spirituel

Si nous sommes familiers avec le sommeil physique, nous devons savoir qu'il existe un autre type de sommeil : celui où l'on dort spirituellement. La définition du sommeil spirituel est simple : la personne qui dort est celle qui est éloignée d'Hachem et qui ne le sait pas. Il existe deux types principaux de sommeils spirituels : celui où la personne ne sait pas qu'elle dort et pense qu'elle est proche de D-ieu. Le second type est celui où la personne sait qu'elle dort (qu'elle est éloignée du Créateur), mais cela ne la dérange pas.

Si nous simplifions à l'extrême, il est possible de dire que les personnes qui appartiennent à la première catégorie sont celles qui possèdent déjà les aspects des personnes religieuses, tandis que les personnes du deuxième groupe sont souvent classées parmi les individus non religieux. Ainsi, il est intéressant de constater qu'au-delà des apparences, deux personnes apparemment très différentes l'une de l'autre peuvent toute les deux se trouver dans un sommeil spirituel.

Le réveil spirituel

Évidemment, une personne n'est pas obligée de dormir spirituellement chaque jour de sa vie. Un jour ou l'autre, elle peut s'apercevoir de la distance qui la sépare d'Hachem et décider de changer le cours des choses. Ceci est la définition du réveil spirituel. Heureuse est la personne qui se réveille : la voici vivante réellement !

De fait, dormir spirituellement n'est seulement une occasion manquée de se rapprocher du Maître du monde. Selon la Guémara Mo'ed Qatan 28a, le sommeil physique possède un aspect de la mort. De cette Guémara, nous pouvons déduire qu'une personne qui dort spirituellement ressemble d'une certaine façon à une personne morte. Conséquemment, lorsqu'elle se réveille et qu'elle désire retourner vers D-ieu, elle retrouve vraiment la vie.

Sans qu'on puisse en expliquer la raison, la personne qui est dans un sommeil spirituel commence un jour ou l'autre à se chercher : “Que fais-je de ma vie ? Que fais-je sur terre ?” Elle se demande quels sont les aspects positifs de sa vie ; malgré tout le mal qu'elle a pu faire durant sa vie, elle parvient cependant à trouver certains aspects positifs (néqoudoth tovoth) qui résident encore en elle.

Lorsque elle parvient à trouver en elle des néqoudoth tovoth, elle ressent une très grande joie. Dès l'instant où la joie pénètre en elle, la personne se trouve sur le seuil d'une nouvelle vie. Ainsi se présente la situation : au départ, elle a ressenti un désir indescriptible de changer le cours de sa vie et de se rapprocher de ses Racines saintes. Cependant, ce début de réveil est immédiatement interrompu par la prise de conscience de son éloignement du Divin.

C'est pour cela qu'il est important de chercher en nous les néqoudoth tovoth que nous pouvons trouver car elles nous procureront un élément essentiel pour la poursuite de notre sommeil : la joie. En l'absence de cette joie, il est tout simplement impossible d'emprunter le chemin du rapprochement avec le Créateur. En réalité, le véritable réveil spirituel est celui qui a réussit à dépasser ce stade initial et qui se poursuit grâce à la joie et au bonheur de découvrir qu'en fin de compte, nous ne sommes pas aussi mauvais que nous le pensions.


(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Hachkama Haboqer, Halakha 1:2)

Bookmark and Share

vendredi 24 avril 2009

Apprendre Pirqé Avoth pendant le 'Omer

Extrait du livre “Breslov Pirkei Avos” (à paraître prochainement)

Apprendre Pirqé Avoth pendant les semaines de la Sefirath Ha'Omer – Par Rabbi David Sears

Rabbi Nathan de Breslev a écrit :

Nous avons l'habitude d'apprendre Pirqé Avoth pendant les jours du décompte de la Sefira ; cela représente une préparation pour la fête de Chavou'oth. Il est écrit dans la première Michna que “Moïse reçut la Tora du Sinaï et l'a transmise à Josué” et ainsi de suite de génération en génération.

Ceci nous apprend que le tiqoun de chaque personne – son “Don de la Tora” personnel – dépend des Tsadiqim de chaque génération, qui ont tous reçu la Tora de Moché.

Moché représente le point supérieur de la lettre [hébreu] alef, qui est le paradigme des perceptions les plus élevées de la Sainteté. C'est à ce propos qu'I est écrit dans le Zohar : “Il existe une extension de Moché d'une génération à l'autre…”

Nous pouvons comprendre cela du verset : “Ta justice est comme les montagnes puissantes, Tes arrêts sont comme l’immense abîme : aux hommes et aux bêtes, Tu es secourable, Éternel !” (Psaumes 36:7)

“Ta justice est comme les montagnes puissantes” – Ceci fait allusion au point supérieur du alef, qui est extrêmement exalté.

“Tes arrêts sont comme l’immense abîme” – Ceci fait allusion au point inférieur du alef. De fait, le Tsadiq qui a atteint les hauteurs spirituelles les plus élevées – dont l'intégrité a atteint le niveau appelé “montagnes de D-ieu” – atteint la plénitude et la perfection seulement lorsqu'il peut illuminer les personnes qui se situent à des niveaux inférieurs, symbolisés par le point inférieur du alef.

Cette idée correspond à “Tes arrêts sont comme l’immense abîme.” La compassion du Tsadiq s'étend même à la personne coupable d'un dommage spirituel tellement grave qu'elle mérite d'être projetée dans les abîmes, que D-ieu nous préserve, même si elle se trouve au niveau d'un animal. Ainsi, le Tsadiq peut l'illuminer et la lier au point supérieur, démontrant par là que D-ieu est également présent à cet endroit.

Cette unification crée la lettre alef et complète le paradigme de l'homme. Par conséquent, le verset continue : “aux hommes et aux bêtes, Tu es secourable, Éternel !” (Liqouté Halakhoth, Betziyas HaPas, 5:14)

Rabbi Nathan fait allusion au paradigme de “L'homme assis sur le Trône” dans la vision du Merkava du prophète Ezékiel. L'enseignement de cet extrait du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan est inspiré de la leçon 6 du Liqouté Moharan vol.I) de Rabbi Na'hman de Breslev.

Selon Rabbi Nathan, cette transformation spirituelle est le thème principal de la période de la Séfira (du décompte) du 'Omer. C'est particulièrement durant ces sept semaines – entre Pessa'h (la Pâques juive) et Chavou'oth (la fête du don de la Tora) – que nous devons nous efforcer de raffiner l'aspect animal de notre nature. Ceci correspond à l'offrande du 'Omer [l''omer (l'orge en hébreu) est un aliment donné de préférence aux animaux] : d'animal, nous désirons devenir un véritable être humain. L'étude de Pirqé Avoth nous aide à nous diriger vers cet objectif.
a

Bookmark and Share

LinkWithin

Blog Widget by LinkWithin