« Cher David-Yits'haq,
J'ai lu le texte 'Une princesse impatiente' publié en première page de « La Pause Café » et plusieurs choses me viennent à l'esprit.
Il est écrit : « Ses prières, ses Psaumes et ses larmes étaient entreposés dans les plus beaux récipients du Temple céleste. Si elle avait pu les voir, elle aurait compris que les anges prenaient un plaisir incommensurable à l'entendre. »
Faut-il comprendre qu'Hachem nous fait souffrir, juste pour qu'on Lui adresse des louanges, qui Le raviront et raviront les anges ?
Je sais qu'il est dit qu'Hachem éprouve ceux qu'Il aime. Mais nous sommes Ses enfants, et Il est notre père. Rabbi Nahman nous demande pendant hitbodédouth de L'appeler « Abba » (« Papa »). Et bien qu'il existe un proverbe français qui dit : « Qui aime bien, châtie bien », quel père ferait souffrir ses enfants pour leur montrer son amour ? Dit-on d'un père qui maltraite ses enfants, qu'il les aime trop ?
Une louange gratuite, parce que nous n'avons rien à demander, que nous sommes joyeux et en remercions Hachem, n'a-t-elle pas plus de valeur qu'une louange dite dans la peine, comme un « dernier recours » ?
Chacun d'entre nous vit, a un moment donné, la perte d'un être cher. Chacun d'entre nous, peut se rendre compte à ce moment-là du miracle de la vie. Et chacun d'entre nous, dans ces moments-là, prie Hachem. Nul besoin de souffrances supplémentaires. Et puis, si Hachem éprouve ceux qu'Il aime, alors une idée qui semble logique, serait de tout faire pour qu'Il ne nous aime plus autant, afin qu'Il cesse de nous éprouver !! Effet pervers dont beaucoup sont les victimes.
Il est dit également dans l'histoire : « Lorsque le prince serait libre, les voies célestes feraient changer d'avis le mauvais mari de la princesse. »
Si les voies célestes peuvent faire changer d'avis le mauvais mari, pourquoi n'ont elles pas fait changer d'avis le mauvais mari, et le bon mari, plus tôt, afin que la princesse soit heureuse plus tôt ? Pour nous, humains, le temps est précieux !! Et Hachem n'a modifié les règles du temps qu'UNE seule fois (si mes souvenirs sont bons). Le temps passé ne se rattrape pas et cela a des conséquences sur tout le reste de notre vie.
Lorsque 2 jeunes de 20 ans se marient et ont des enfants, on peut s'avancer en disant que les grands-parents verront probablement la bar-mitswa des petits enfants et peut-être même de leurs arrière petits enfants. Qu'ils profiteront plus longtemps des leurs petits enfants et que les petits enfants profiteront plus longtemps de leurs grands parents.
Ce même bonheur du mariage, cette même mitswa, accomplie à l'âge de 35 ans ne permettra probablement pas aux grands-parents de voir la bar-mitswa de leurs petits enfants et encore moins de leurs arrière petits enfants. Les 2 générations ne se côtoieront que peu de temps. Également, des femmes de 35 ans et de 20 ans, n'ont pas les mêmes risques d'avoir des enfants trisomiques, etc.
Le temps a une importance PRIMORDIALE dans nos vies. Le temps passé est perdu, définitivement ! Ce n'est pas rien.
L'homme, de part sa condition limitée, ne peut pas se projeter dans un avenir trop lointain. Ainsi il a besoin de résultats : résultats à ses efforts de travail ou autre et réponses à ses prières. Autrement il abandonne et baisse les bras. Et certains baissent tellement les bras qu'il se suicident. Alors qu'il est dit qu'Hachem ne nous donne pas d'épreuve, qu'Il nous sait incapable de surmonter.
Voila quelques unes de mes réflexions, a la suite de cette histoire. »
Anonyme, France.
Merci pour cette lettre. Vos questions sont partagées par un nombre important de personnes . Vous pouvez lire ma réponse dans cet article. David-Yits'haq Trauttman.
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